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ASIE – GÉOPOLITIQUE : L’UNESCO et la protection du patrimoine culturel en Asie

Journaliste : Ioan Voicu Date de publication : 05/01/2026
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Unesco Samarkand

 

Par Ioan Voicu, ancien Ambassadeur de Roumanie en Thaïlande

 

L’UNESCO a été créée le 16 novembre 1945 à Londres, lorsque les représentants de 44 pays ont signé sa Constitution, et est officiellement entrée en vigueur le 4 novembre 1946 après 20 ratifications. Depuis, le 16 novembre est célébré comme la Journée de l’UNESCO.

 

La 43ᵉ session de la Conférence générale de l’UNESCO (novembre 2025) s’est tenue à Samarcande, en Ouzbékistan, première session hors du siège parisien depuis plus de quarante ans, symbolisant une inclusion régionale accrue et la réaffirmation mondiale de l’humanisme.

 

Durant la période 2023-2025, l’UNESCO a été présidée par l’ambassadrice roumaine Simona-Mirela Miculescu, élue par 194 États membres. Ce mandat représentait un événement unique pour la Roumanie au XXIᵉ siècle.

 

L’organisation traverse un tournant décisif, avec des réalisations transformatrices dans un contexte de tensions géopolitiques, de mutations technologiques rapides et de vulnérabilités planétaires persistantes. Cette chronique se concentrera sur les contributions de l’UNESCO à la protection du patrimoine culturel en Asie.

 

Résultats et perspectives

 

Le patrimoine culturel asiatique, des temples d’Angkor aux traditions vivantes des villages, constitue l’un des héritages les plus riches de l’humanité. Depuis plus de sept décennies, l’UNESCO aide les pays asiatiques à préserver ce patrimoine tout en gérant des mutations sociales, économiques et environnementales rapides.

 

Sa contribution majeure réside dans les conventions internationales qu’elle a élaborées, établissant des normes mondiales pour la sauvegarde du patrimoine culturel. La Convention du patrimoine mondial de 1972 a permis de reconnaître de nombreux sites en Asie, tandis que la Convention de 2003 sur le patrimoine culturel immatériel valorise les traditions orales, rituels, artisanat et spectacles locaux. Ces conventions ont renforcé les lois, institutions et compétences des professionnels asiatiques.

 

La protection des sites emblématiques illustre le rôle essentiel de l’UNESCO : Angkor (Cambodge), Borobudur (Indonésie), la Grande Muraille (Chine), Ayutthaya (Thaïlande) et la vallée de Katmandou (Népal). L’organisation fournit assistance technique, suivi et coordination internationale face aux menaces du tourisme de masse, de l’expansion urbaine ou du changement climatique. La campagne internationale pour la sauvegarde d’Angkor montre l’efficacité de la coopération mondiale même après des conflits prolongés.

 

L’UNESCO joue aussi un rôle clé dans la protection du patrimoine immatériel, en impliquant les communautés locales pour transmettre traditions et savoir-faire aux générations futures. Le Japon, la Chine, la Corée, l’Inde, l’Indonésie et le Vietnam figurent parmi les acteurs les plus actifs.

 

En situation de crise, l’UNESCO documente les dommages, coordonne la reconstruction et restaure les institutions culturelles, comme au Cambodge, en Afghanistan et au Népal. La protection du patrimoine devient un outil de consolidation de la paix et de redressement social.

 

Le patrimoine culturel contribue également au développement durable : promotion d’un tourisme responsable, soutien aux moyens de subsistance locaux et renforcement de la résilience face aux changements climatiques. Il devient ainsi une ressource vivante pour un avenir inclusif et durable.

 

L’Asie est à la fois bénéficiaire et acteur clé de la vision de l’UNESCO, démontrant que la protection culturelle renforce identité, dialogue et coopération. Les recherches futures devront se concentrer sur des régions spécifiques ou fournir des exemples concrets, tout en maintenant l’équilibre académique.

 

Les principaux États membres asiatiques – Chine, Japon, Inde, Corée, Indonésie, Thaïlande, Ouzbékistan et certains pays d’Asie centrale – ont promu les priorités de l’UNESCO en matière de patrimoine, éducation, science et coopération régionale. L’Asie est également active dans l’éducation au développement durable, la conservation résiliente au changement climatique et la transformation numérique de l’apprentissage.

 

Conclusion

 

La diplomatie asiatique a favorisé le consensus au sein de l’UNESCO, permettant l’adoption d’instruments juridiques internationaux essentiels pour la protection du patrimoine culturel en Asie. La communauté internationale est encouragée à poursuivre les efforts pour concrétiser la vision de l’UNESCO : une paix durable fondée sur la solidarité intellectuelle et morale de l’humanité, et non uniquement sur des accords politiques ou économiques.

 

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