
La France maintient la pression sur la junte birmane. Dans une lettre rendue publique le 9 juillet par Christian Lechervy, envoyé spécial de la France pour la Birmanie, Emmanuel Macron réaffirme son appel à la libération immédiate et sans condition d’Aung San Suu Kyi. Le président français révèle également avoir évoqué son sort avec le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul lors de sa visite à Paris, le 25 mai dernier.
Adressée à Kim Aris, fils d’Aung San Suu Kyi, cette lettre confirme que la position de Paris « reste inchangée » malgré les annonces récentes des autorités birmanes concernant l’ancien président Win Myint et un assouplissement des conditions de détention de l’ancienne dirigeante.
La France continue d’exiger la libération d’Aung San Suu Kyi ainsi que de tous les prisonniers politiques arrêtés depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021. Emmanuel Macron insiste également sur le respect de leurs droits fondamentaux, notamment l’accès aux soins, à leurs avocats et à leurs familles.
La Thaïlande au cœur des échanges
L’un des principaux enseignements de cette lettre est la référence explicite à la Thaïlande. Emmanuel Macron indique avoir abordé la situation d’Aung San Suu Kyi avec Anutin Charnvirakul lors de leur rencontre à Paris.
Cette mention souligne le rôle central de Bangkok dans la gestion de la crise birmane. Voisine de la Birmanie et membre influent de l’ASEAN, la Thaïlande demeure un interlocuteur incontournable pour toute initiative diplomatique visant à favoriser une sortie de crise.
Le président français rappelle également son soutien aux efforts de l’ASEAN, notamment à la proposition de permettre une rencontre entre l’envoyé spécial de l’organisation régionale et Aung San Suu Kyi.
Une crise qui dépasse la Birmanie
Emmanuel Macron confirme enfin le soutien de la France au renouvellement des sanctions européennes contre les responsables de la junte et assure que Paris restera mobilisé aux côtés de ses partenaires internationaux.
Âgée de 81 ans, Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix en 1991, est détenue depuis le coup d’État militaire de février 2021. Plus de quatre ans après le putsch, la crise birmane continue d’affecter l’ensemble de l’Asie du Sud-Est, notamment la Thaïlande, confrontée aux enjeux sécuritaires, humanitaires et migratoires liés au conflit.
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