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Home Accueil BIRMANIE – POLITIQUE: Ce qui se passe vraiment dans les rues de Rangoun

BIRMANIE – POLITIQUE: Ce qui se passe vraiment dans les rues de Rangoun

Journaliste : François Guibert
La source : Gavroche
Date de publication : 08/02/2021
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Notre collaborateur François Guilbert a contacté de nombreuses sources présentes en Birmanie tout au long de cette semaine de mobilisation contre le coup d’État militaire du 1er février. Il nous livre une chronique au jour le jour de la situation et nous permet de prendre le pouls de la population face aux militaires.

 

L’avenir de la Birmanie se joue maintenant dans la rue

 

Lentement mais sûrement, la contestation civile au coup d’État du 1er février glisse des balcons des immeubles à la rue. Après les premières heures de sidération, nombre de citoyens ose faire savoir leurs points de vues, y compris à visages découverts sur les réseaux sociaux.

 

Depuis 48 heures, les manifestations se font plus nombreuses à Rangoun mais également dans tout le reste du pays. La Ligue nationale pour la démocratie (NLD) semble accompagner ce mouvement plus qu’elle ne le dirige.

 

Désobéissance civile

 

Après les actes de désobéissance civile observés dans les administrations de la capitale, c’est au tour des jeunes et des étudiants de s’exprimer. Ils défilent dans la rue. Ils ne bloquent pas les artères. Ils marchent sur et le long des trottoirs pour porter leurs messages faits de photos et de pancartes manuscrites. Les automobilistes qui les doublent ou les croisent klaxonnent très bruyamment en guise de soutien. Le niveau de protestation sonore atteint des records.

 

Aux carrefours routiers, ils sont par centaines à clamer calmement leurs revendications, à commencer par la libération immédiate de la Conseillère pour l’Etat Aung San Suu Kyi et du président de la République U Win Myint. Ils provoquent des embouteillages mais gèrent aussi, en bonne entente, avec les policiers les flux de véhicules. Si de-ci de-là des agents de police sont visibles, ce n’est pas le cas de l’armée, tout au moins à Rangoun.

 

Forces de l’ordre

 

Les protestataires ne s’en prennent ni physiquement, ni verbalement aux forces de l’ordre. Quand ils passent devant un commissariat barricadé ou des casernements de l’armée, ils poursuivent leur chemin comme de si de rien n’était. Les pick-up des forces de sécurité ne sont pas pris pour cibles, même quand ils ne sont pas gardés. Toutes les images qui circulent sur les réseaux sociaux et de ce qu’il est possible de voir sur le terrain montrent des manifestations bon enfant. Il ne faudrait pas sous-estimer pour autant la détermination des protestataires. A l’inverse, l’appareil de sécurité a bien été autorisé à user des armes à feu s’il est débordé. Le risque d’un bain de sang est donc bien réel.

 

Pas de face à face avec l’armée

 

Pour l’heure, il n’y a pas à proprement parler de face-à-face armée – société civile. L’armée est sise sur les sites stratégiques et les partisans de la Tatmadaw sont chez eux. Néanmoins, chacun sait que tout peut déraper d’un moment à l’autre. Heureusement, ce dimanche, les seuls véhicules d’intervention déployés ont été des canons à eau, pas des équipements à vocation létale. Le régime militaire qui se met en place sait combien il lui sera coûteux sur la scène intérieure et internationale de recourir à la force. Face à certaines formes de mobilisation, il ne sait pas pour autant encore comment réagir. C’est notamment le cas pour mettre un terme aux concerts de casseroles qui se tiennent dorénavant chaque soir à 20h00. L’Etat manque d’outil juridique pour faire taire ces tapages nocturnes. Quand des policiers de quartier ont cherché à interpeller des « concertistes », ils ont été confrontés à la colère des riverains, les obligeant le plus souvent à relâcher les contrevenants. Les putschistes doivent prendre conscience qu’ils ont face à eux des opposants qui vont bien au-delà des partisans les plus déterminés de la NLD.

 

Colère des fonctionnaires

 

La colère gronde jusque dans les rangs des fonctionnaires. L’un des centres urbains les plus agités du pays est la capitale. Une première dans l’histoire de la Birmanie ! Il est vrai que les manifestations en cours sont bien différentes de celles du passé. Autrefois, les Révolutionnaires demandaient plus de liberté à des juntes installées de longue date. Aujourd’hui, on ne demande pas l’organisation d’élection. On exige simplement que soit respecté le choix exprimé souverainement par le peuple lors des élections générales du dimanche 8 novembre 2020. Certes dans les cortèges, on voit flotter fréquemment l’emblème de la NLD ; la couleur rouge est à la mode mais elle n’est pas archi-dominante.

 

Discours légaliste

 

C’est pourquoi, le chef de l’armée développe autant qu’il le peut un discours « légaliste », pour ne pas dire « constitutionnaliste » pour expliquer son coup de force. Il cherche à « rassurer », la communauté internationale (cf. briefing à la communauté diplomatique des ministres des Affaires étrangères et de la Coopération internationale), le milieu des affaires (cf. réception d’une vingtaine d’hommes d’affaires de la Chambre de commerce et d’industrie par le général Min Aung Hlaing) et les autorités religieuses (ex. réouverture des pagodes fermées depuis le 20 mars 2020 pour cause de COVID-19 à partir du lundi 8 février), sans parler des partis ethniques (cf. message pour le 74ème anniversaire du jour de l’Etat Shan, nomination d’un ex-guérilléro karen au principal organe exécutif du pays). Pas sûr que la somme de ces gestes fasse une politique et légitime durablement les nouvelles institutions !

 

Non seulement, il ne fait aucun doute que depuis une semaine le nouveau pouvoir est bien l’émanation d’un coup d’Etat mais son action ne s’inscrit pas dans les institutions prévues par la Constitution « militaire » de 2008. Dans le texte de la loi fondamentale, il n’est fait nulle part mention d’un quelconque Conseil pour l’administration de l’Etat (SAC). C’est pourtant au travers de ce nouvel organisme que les décisions sont prises au niveau central puis exécutées dans les 14 Etats et régions. S’il est probablement inapproprié de dire qu’une junte s’est installée à Nay Pyi Taw, force aussi est de constater que la plupart des civils cooptés à des responsabilités gouvernementales ont été des compagnons de route des régimes militaires, notamment celui du général Thein Sein (2011 – 2016). Il y a toutefois quelques notables exceptions.

 

C’est ainsi le cas des présidents du Nouveau Parti de la Démocratie Nationale (Thein Nyunt) et de la Force démocratique nationale (Khin Maung Swe) qui ont travaillé avec la NLD jusque dans les années 2010 ou encore de Padoh Mahn Nyein Maung qui était membre du Comité central exécutif de l’Union National karen (KNU) jusqu’en juillet 2020. Si ces trois personnalités connues nationalement ont rejoint le SAC le 2 février, la nomination le 4 février à la tête du ministère de la Protection sociale, des Secours et de la Réinstallation de Mme Thet Thet Khine, la présidente du Parti des pionniers du peuple (PPP) défraye, elle aussi, la chronique. Ces quelques débauchages ne font guère illusion sur l’ouverture partisane et ethnique des nouveaux dirigeants car les postes clés sont bien aux mains de militaires.

 

Élections du 8 novembre

 

La politique d’ «ouverture » fait en outre un pied de nez aux résultats des élections générales du 8 novembre puisqu’aucun des entrants civils n’a réussi à conquérir un siège dans l’une des assemblées. Dans ce contexte, la NLD n’entend pas renoncer à la légitimité qu’elle a été capable de gagner dans les urnes il y a un peu plus de 80 jours. C’est pourquoi vendredi 5 février, ses élus ont constitué lors d’une vidéo-conférence le Comité représentant du Pyidaungsu Hluuttaw (CRPH). Dans les rues, les leaders les plus vocaux ne sont pas nécessairement ces parlementaires. On y retrouve des héros de 1988. C’est notamment le cas de Min Ko Naing (58 ans) qui a échappé à la police venue l’arrêter et qui ait réapparu dimanche devant les manifestants assemblés à proximité de la pagode Sulé de Rangoun.

 

Les opposants au général putschiste se font de plus en plus visibles. Si leurs rassemblements sont les plus spectaculaires depuis 2007, ils s’inscrivent dans la dramaturgie de 1988. Ils en entonnent même nombre des chansons phares, celles de leurs parents et de leurs grands-parents. Avant qu’il ne soit trop tard, il reste à savoir si une médiation est susceptible d’éviter le pire. C’est ce à quoi s’emploient la présidence en exercice de l’ASEAN (Brunei) ou encore l’Envoyée spéciale du Secrétaire général des Nations, Mme Christine Schraner Burgener qui a pu s’entretenir avec le numéro 2 de l’armée, le général Soe Win. Le temps presse car le 15 février s’achèvera la rétention d’Aung San Suu Kyi et du président U Win Myint, la justice aura alors à se prononcer sur les incriminations pénales dont ils sont l’objet, l’une pour l’importation non déclarée de quelques talkiewalkies, l’autre pour avoir accueilli quelques militants en campagne en période de COVID-19. Une échéance critique qui alimente toutes les conversations, les échanges de messages quand les réseaux de télécommunication ne sont pas coupés et bien des rumeurs.

 

François Guilbert

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