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Home Accueil BIRMANIE – POLITIQUE : Pourquoi la junte militaire birmane recule face aux rebelles ?

BIRMANIE – POLITIQUE : Pourquoi la junte militaire birmane recule face aux rebelles ?

Date de publication : 20/11/2023
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Myanmar National Democratic Alliance Army

 

Une analyse de François Guilbert

 

Depuis le lancement de l’opération dite « 1027 » par les oppositions ethniques et démocratiques, l’armée du général Min Aung Hlaing accumule sur les champs de batailles les échecs militaires. En moins de trois semaines, près de deux cents points d’appuis et de casernement ont été conquis. Si quelques postes de police figurent parmi les prises, ce sont d’abord des positions militaires qui sont assiégées. Dans une guerre civile souvent présentée comme asymétrique, les plus « faibles » n’hésitent pas à engager le fer et à poursuivre leurs actions dans le temps. L’offensive en cours est d’ailleurs d’une ampleur inédite depuis le renversement du gouvernement d’Aung San Suu Kyi.

 

Les affrontements tenus depuis le 27 octobre ont constitué près de 30 % de tous ceux décomptés depuis un peu plus de mille jours. Dans le nord de la région de Sagaing, la situation est devenue si mauvaise pour les hommes sous les ordres du Conseil de l’administration de l’État (SAC) que Nay Pyi Taw a décidé de replier les soldats tenant les positions les plus isolées et les plus vulnérables. Mais en dégarnissant cette ligne de front, la junte a perdu le contrôle de plusieurs villes dont un chef-lieu de district et des voies de communication vers l’Inde – une première depuis le putsch du 1er février 2021 -, sans pour autant connaître des succès militaires ailleurs.

 

La junte a perdu la maîtrise de la frontière chinoise

 

Même en faisant glisser plus à l’est des bataillons pour freiner voire arrêter l’avancée des soldats de l’Alliance de la Fraternité, le généralissime n’a pu éviter la perte de contrôle de toute la région frontalière avec la République populaire de Chine (RPC). Sous les coups de boutoir des combattants de l’Armée de libération nationale Ta’ang (TNLA), de l’Alliance démocratique nationale du Myanmar (MNDAA), de l’Armée d’Arakan, appuyés par l’Armée de l’indépendance kachin (KIA) et les Forces de défense populaire (PDF), les insurgés poussent chaque jour un peu plus vers le sud, tout en consolidant leurs positions le long des axes conduisant à la Chine. Une situation non sans conséquences durables pour la République Populaire Chinoise. Nay Pyi Taw le sait. C’est pourquoi, elle cherche à faire porter la responsabilité de la situation présente à d’autres qu’elle-même. Ainsi, Daw Aung San Suu Kyi est accusé de ne pas avoir fait le nécessaire dans la lutte contre les stupéfiants. La junte, elle, aurait été de surcroît « trompée » dans sa volonté de réconciliation nationale par des acteurs financés par des activités criminelles et ayant pour objectif politique de porter atteinte à l’amitié sino-birmane. Un discours qui a bien peu de chance de convaincre qui que ce soit, en Birmanie et/ou dans les pays limitrophes. Une dénonciation aussi inutile qu’infondée mais qui souligne combien la situation est préoccupante aux confins de la Chine.

 

A la vérité, de l’autre côté de la province du Yunnan, les groupes ethniques armés hostiles à Nay Pyi Taw s’installent là où Pékin a investi (p.m. la moitié des investissements chinois en Birmanie ont pris place dans le nord de l’État Shan), a positionné ses pôles d’échanges transfrontaliers (ex. prise de contrôle de 2 des 3 zones de coopération économique transfrontalière (CBEZ) du Corridor économique Chine – Birmanie (CMEC)) et a bâti ou a envisagé de construire ses infrastructures de transport conduisant à l’océan Indien. Au total, c’est une bonne dizaine des projets concoctés dans le cadre des Routes de la Soie qui entrent dans une période d’incertitude quant à leur avenir, étant dorénavant sous l’autorité de la résistance. Prudente, l’opposition s’est néanmoins bien gardée de s’en prendre directement aux intérêts de la Chine et à ses infrastructures emblématiques (ex. oléoduc et gazoduc) Cependant, d’une manière ou d’une autre, Pékin va devoir composer avec elle et ses différentes branches.

 

En attendant, le commerce transfrontalier est très fortement réduit, au point de poser quelques problèmes d’approvisionnement et d’accélérer la hausse générale des prix. En une dizaine de jours, le riz de qualité de base a vu ses tarifs multipliés par deux voire par trois. Une inflation que l’on observe par ailleurs sur d’autres théâtres de la crise birmane. Dans l’État Rakhine, le phénomène a pris une telle ampleur que la direction de l’Arakan Army a mis en garde publiquement ceux qui seraient tenter de spéculer sur les prix des biens de première nécessité. Là comme dans le reste du pays, il s’agit de contrer le récit de la junte qui voit dans les affrontements présents des actions suscitées de l’étranger et par des groupements criminels. Sans le dire explicitement, les accusations d’ingérence étrangère exprimées par Nay Pyi Taw  visent, au premier chef, la Chine du président Xi Jinping.

 

La Chine concourt à redessiner les théâtres politico-militaires shan

 

En déclenchant une lutte contre les centres d’escroqueries en ligne (Kyar Phyant) sis dans l’État Shan, Pékin est en train de concourir à une reconfiguration politico-militaire de l’espace septentrional de la Birmanie. Mais toute chose égale par ailleurs, la République populaire n’a pas les moyens d’arrêter la dynamique guerrière lancée, fut-elle accentuée par elle-même ces derniers temps. Elle s’attend d’ailleurs à un long moment d’affrontement et en tire les conclusions en demandant désormais à ses ressortissants de ne pas se rendre en Birmanie. Elle observe les développements guerriers et cherche politiquement à en tirer immédiatement parti (cf. démantèlements de plusieurs établissements d’escroquerie en ligne, transfèrement de criminels recherchés, éviction de leaders politico-administratifs en cheville avec les groupes criminels,…).

 

Au-delà des effets d’aubaine, la Chine exprime ses attentes pour demain. Elle entend bien cette fois-ci être comprise par tous ceux qui ne se sont pas montrés jusqu’ici assez attentifs à ses messages d’avertissement passés. Des mises en garde qui concernent autant le SAC que certains acteurs provinciaux. Parmi ces dernières figurent pourtant des groupes ethniques armés, jugés, depuis des lustres, à la main des communistes chinois. Une épreuve de force c’est ainsi engagée avec les Was. Si ceux de la région de Mong La ne semblent pas concernés, il n’en est pas de même avec les dirigeants ayant émergé, à la mi-2022, du côté de l’Armée unie de l’État Wa (UWSA) et de son aile politique, le Parti uni de l’État Wa (UWSP). Indubitablement la confiance passée avec la République Populaire Chinoise s’est rompue. Les relations sont devenues plus difficiles avec les nouveaux leaders quadra et quinquagénaires qu’avec la génération plus âgée qui a passé la main. A ce stade, Pékin ne veut ou ne peut reconfigurer la gouvernance wa mais il s’agit de la réaligner avec les intérêts de son protecteur historique.

 

A contrario, du côté du Kokang, l’opportunité d’un réordonnancement se présente. Nay Pyi Taw a décidé d’aller dans le même sens. Ainsi, le plus haut responsable de région autoadministrée du Kokang a un nouveau chef exécutif en la personne du Brigadier-général Tun Tun Myint, le numéro 2 du commandement régional de l’armée à Laukkai. Pas sûr que ce choix bouleverse le champ de bataille, même si cet officier est originaire de la région (Kunkong). Il remplace, poste pour poste, un affidé à la junte, mis en place d’ailleurs à son arrivée au pouvoir. L’homme évincé, U Myint Swe (alias Li Zhanfu) était issu des rangs du parti historiquement relais de l’armée (USDP). Il en était même un des élus de 2020 à la chambre basse nationale (Pyithu Hluttaw). Sa proximité avec les plus hauts dirigeants de la junte lui a valu, par exemple, d’être un invité spécial à la réunion du Conseil national de défense et de sécurité (NDSC) convoqué la semaine dernière par le général (cr) Myint Swe qui fait fonction de président de la République de l’Union du Myanmar.

 

La Tatmadaw en échec

 

Si la nomination du général Tun Tun Myint peut être considérée comme un signal d’une approche plus proactive de la junte dans la lutte contre les différentes formes de cybercriminalité, elle ne pèse en rien sur le cours de la guerre civile. Ce n’est pas un changement de tactique de combat. Cela serait pourtant certainement nécessaire. Sur le terrain, les pertes dans les rangs de la Tatmadaw s’accentuent, y compris parmi les officiers. L’AA aurait ainsi réussi à tuer le chef de la 99ème division d’infanterie légère, le Brigadier-général Aung Kyaw Lwin. Un coup rude pour la junte, au point que le général Min Aung Hlaing a dû en urgence réunir les chefs du commandement militaire.

 

Les modes d’action usuels de contre-insurrection de la Tatmadaw ne suffisent plus à contenir les avancées de l’insurrection. La Tatmadaw manque de renseignement, de soutien logistique et populaire, de détermination même à se battre, notamment parmi les soldats les plus âgés (cf. les redditions de la 129ème division d’infanterie légère et des postes frontaliers de l’État Chin avec les membres des familles, plus de 400 personnels auraient fait défection depuis le 27 octobre). Les recrutements dans le bassin de la Dry Zone se sont considérablement taris. Sur le plan opérationnel, le porte-parole de la junte reconnaît désormais que la Tatmadaw est dépassée par les centaines de drones bombardiers auxquels elle doit faire face ces derniers temps. Sur le plan politique, ses soutiens sont bien minces. Les manifestations pro-junte lancées depuis le 11 novembre pour dénoncer les actions venues de l’État Shan rencontrent bien peu d’échos, même s’il en a été dénombré à Magway, Mandalay, Myitkyina, Pathein et Rangoun. Les efforts consentis dans les milieux lisu à l’initiative du Parti du développement national lisu (LNDP) pour lever une nouvelle milice pro-junte contre les combattants kachins ne sauraient suffire et masquer, plus généralement, l’incapacité à agir des inféodés qui auraient dû contenir l’offensive 1027, à l’instar des Forces des gardes-frontières du Kokang et de l’Armée de l’État Shan – Sud (SSA-S).

 

Le rappel des réservistes ou la demande faite à tous les fonctionnaires et ex-militaires de la capitale de constituer des unités de réponse aux situations d’urgence sonnent même comme si Nay Pyi Taw devait se préparer à un assaut imminent. Conquérir la plaine ne sera toutefois pas chose aisée pour ceux qui se battent aujourd’hui essentiellement en moyenne montage ou dans la jungle. En attendant, la Tatmadaw doit économiser ses forces alors qu’il lui faudrait en engager de nouvelles. A défaut, le champ géographique de la loi martiale s’étend. Il a été décidé quatre jours à peine après la réunion du NDSC du 8 novembre d’y ajouter huit townships du nord de l’État Shan (Hseni, Konkyan, Kutkai, Kunlong, Lashio, Laukkai, Muse, Namkham). De nouvelles zones de non-droit où il est à craindre que de nombreuses nouvelles violations des droits humains s’exercent. Néanmoins, les oppositions composent avec les pratiques brutales et les usages disproportionnés de la force de leurs adversaires.

 

Les coupures d’internet sont devenues des embarras marginaux. La poursuite des bombardements aériens et les pilonnages d’artillerie ne changent pas plus les affaires. La Tatmadaw est sur le reculoir ! Ses réactions et ses actions de terreur n’ont guère d’autres effets que d’entretenir une image d’un affaiblissement tendanciel. La bataille de l’image est perdue. Aux massacres de civils par la junte, les oppositions « répondent » par des images de blessés de la Tatmadaw secourus par leurs adversaires et des dizaines de prisonniers rendus à leurs familles, sain et sauf, après s’être rendus à la résistance, comme si à la cruauté et aux meurtres inutiles des uns correspondaient la mansuétude et l’esprit de réconciliation nationale des autres. Le bilan victimaire ne s’en alourdit pas moins tous les jours, sans compter que les combats engagés depuis le 27 octobre ont entrainé le déplacement intérieur de plus de 200 000 personnes. Un drame qui pourrait s’amplifier encore tant les batailles en cours à Laukkai dans l’État Shan et à Loikaw dans l’État Kayah apparaissent comme décisives pour l’avenir des parties au conflit.

 

François Guilbert

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Merci pour cet éclairage remarquable. Excellente analyse ; de haut niveau. Parfaitement documentée, objective, nuancée, claire et structurée. Tous les aspects de la question sont présentés : militaire, politique, économique, humain, domestique et international. Avec une hauteur de vue qui n’a d’égale que la compétence, et révèle un vrai travail. D’information, de réflexion, de synthèse. On en redemande.
    La Birmanie est l’un des terrains où se révèle la grande complexité des relations internationales. Comme le montre l’analyse de François GUIBERT, n’y voir que l’un des affrontements entre démocratie et dictature militaire, ne suffit pas. Dimension ethnique, rivalités d’intérêt, diversité et contradiction entre objectifs politiques, rôle des États… L’implication chinoise, qui permet à la guérilla de disposer d’une base arrière, et explique en partie le succès actuel des oppositions, constitue une donnée nouvelle dans le conflit, dont l’analyse de François GUIBERT montre toute la complexité. Les zones grises de la géopolitique. Remarquable !

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