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CAMBODGE – FRANCE : Phnom Penh demande à Paris des preuves pour étayer son dossier frontalier

Date de publication : 06/02/2026
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Hun Manet et Emmanuel Macron à Nice

 

Le Premier ministre Hun Manet a demandé à la France de fournir des documents historiques afin d’aider à résoudre un différend frontalier de longue date avec la Thaïlande, qui a débouché à deux reprises sur un conflit armé l’année dernière.

 

Le Premier ministre cambodgien Hun Manet a adressé une lettre au président français Emmanuel Macron afin de solliciter l’accès à l’ensemble des documents historiques et techniques dont la France pourrait disposer concernant la frontière entre le Cambodge et la Thaïlande. Il a également salué l’expertise et le rôle consultatif de la France sur ce dossier, a indiqué le ministère cambodgien des Affaires étrangères dans un communiqué publié le 4 février.

 

La frontière, longue de 817 kilomètres, a été tracée pour la première fois par la France en 1907, à l’époque où le Cambodge faisait partie de l’Indochine française. Elle reposait alors sur la ligne de partage des eaux naturelles séparant le Cambodge de la Thaïlande.

 

Plusieurs zones restent toutefois contestées, notamment autour de sites historiques majeurs, dont le temple hindou du XIe siècle de Preah Vihear, appelé Khao Phra Viharn en Thaïlande.

 

Le Cambodge a également salué « l’engagement constructif » de la France dans les efforts visant à résoudre ce différend de longue date, a indiqué le Premier ministre dans un communiqué. Hun Manet a précisé que le président Emmanuel Macron avait déjà exprimé, lors de précédentes rencontres, sa volonté de contribuer à une solution.

 

Les combats entre les deux voisins ont éclaté en juillet dernier après plusieurs semaines de tensions déclenchées par la mort d’un soldat cambodgien lors d’une escarmouche fin mai.

 

Après cinq jours d’affrontements ayant fait 43 morts, les belligérants ont conclu un cessez-le-feu fragile, négocié en Malaisie avec l’appui diplomatique du président américain Donald Trump et du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, également président en exercice de l’Asean.

 

Les combats ont repris en décembre et se sont poursuivis pendant plus de trois semaines, chaque camp accusant l’autre d’avoir violé le cessez-le-feu. Au moins 101 personnes ont trouvé la mort et plus d’un demi-million d’habitants ont été déplacés de part et d’autre avant qu’une nouvelle trêve ne soit proclamée le 27 décembre.

 

Le cessez-le-feu est resté globalement respecté depuis, malgré quelques violations mineures, mais les tentatives de pourparlers bilatéraux visant à régler les différends frontaliers n’ont pas abouti.

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