
Le procès en appel de l’opposant cambodgien Kem Sokha a franchi une étape clé le 9 avril à Phnom Penh, avec des réquisitions plus sévères du parquet à l’approche de la fin des audiences.
Lors de l’audience, le ministère public a demandé un alourdissement de la peine, réclamant la fin de l’assignation à résidence de l’ancien dirigeant du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) et son placement en détention. Il a également requis la privation de ses droits politiques.
La partie représentant l’État a par ailleurs demandé le rejet de son appel et le versement de dommages et intérêts.
Face à ces demandes, la défense conteste la légalité de l’arrestation de Kem Sokha en 2017, estimant qu’elle ne reposait pas sur un flagrant délit et viole son immunité parlementaire. Elle met aussi en cause des preuves jugées manipulées.
Les audiences, suivies par plusieurs diplomates étrangers et des ONG, illustrent la dimension sensible de ce dossier, que nombre d’observateurs considèrent comme politique.
Arrêté en 2017, Kem Sokha est accusé de complot avec une puissance étrangère, une accusation qu’il conteste depuis l’origine.
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