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CHINE – FRANCE : L’avenir de la Chine disséqué par l’Ambassadeur Yves Carmona

Journaliste : Yves Carmona
La source : Gavroche
Date de publication : 18/10/2021
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Cité interdite Chine

 

Notre collaborateur et chroniqueur Yves Carmona, ancien Ambassadeur de France au Laos et au Népal, vient de participer à une conférence à La Rochelle sur l’avenir de la Chine. Nous publions ici le texte de son intervention et de ses remarques. « Où va la Chine ? »: À cette question, personne ne peut rester insensible…

 

Une analyse de Yves Carmona, ancien Ambassadeur de France au Laos et au Népal

 

Sans y avoir personnellement séjourné longtemps, je crois légitime de poser la question car la Chine est partout. Elle était même dans l’intervention du 9 octobre de l’ancien premier ministre Édouard Philippe. Il a ainsi évoqué 4 vertiges :

 

1 – le vertige démographique.
2 – le vertige environnemental
3 – le vertige géopolitique avec la Chine, le risque de périphérisation européenne et la remise en cause de la liberté, du multilatéralisme
4 – le vertige technologique, Covid y compris

 

Le reste, c’est de la politique intérieure, je n’en parlerai donc pas.

 

C’est que la Chine recouvre plusieurs temporalités et spatialités et c’est cette diversité qu’il faut avoir à l’esprit, comme il faudrait l’avoir pour tout pays.

 

a) Temporalités : la Chine millénaire n’est pas celle d’aujourd’hui ni ce qu’elle sera en 2050.

 

b) Spatialité : de quelle Chine parle-t-on, celle de Pékin ou celle du Sinkiang où vivent des Ouïghours, celle du Tibet où le processus de sinisation n’a pas encore éliminé les cultures autochtones, celle de Taïwan où les autochtones refusent l’assimilation, celle de Hong Kong où il n’existait rien avant la colonisation britannique mais où les Chinois venus de PRC sont de plus en plus nombreux et revendiquent une identité propre ? Or ils ne savent, et nous avec eux, s’ils sont de Hong Kong ou de Pékin. S’ils sont de Shanghai, entre autres, on y parle une langue différente. Certains vont jusqu’à penser que la Chine est trop grande et que, comme à l’époque des royaumes combattants au Vème siècle, elle va se fractionner.

 

« La Chine » ou plutôt le pouvoir de Pékin affronte déjà deux défis et ne va pas tarder à en connaître deux de plus.

 

Commençons par l’existant.

 

I LES NOUVELLES ROUTES DE LA SOIE, UNE POLITIQUE OPPORTUNISTE A DOMINANTE COMMERCIALE.

 

Les Nouvelles Routes de la Soie (BRI), lancées en 2013 constituent-elles une stratégie ? Les avis sont controversés. Les plus inquiets sont les États-Unis, certains de leurs alliés et médias occidentaux. Ceux qui, au contraire, voient dans les Nouvelles routes de la soie l’occasion d’attirer vers eux des investissements sont des membres de l’Union européenne (UE) ou candidats à en faire partie : sont
membres les trois Baltes, les pays de l’Est, le Luxembourg et l’Autriche, Chypre, l’Italie, le Portugal, Malte, la Grèce, la Slovénie, la Croatie, sont candidats la Bosnie-Herzégovine, l’Albanie, la Macédoine et la Serbie.

 

La France intervient au cas par cas.

 

Ce qui me paraît avéré, c’est que Pékin a, comme les pays qu’elle séduit, une stratégie opportuniste, c’est-à-dire fondée non sur un plan immuable dont l’Union soviétique a déjà montré qu’il ne fonctionnait pas, avant d‘éclater, mais sur les occasions qui se présentent et qui réussissent ou échouent.

 

1/ L’essentiel c’est que La BRI avance. Elle a commencé par avoir un but principalement économique et commercial. 750 milliards de $ jusqu’en 2020 lui ont été assignés. Les projets échouent parfois, ainsi la Malaisie a abandonné la même année le projet de train à grande vitesse qui devait être financé par de l’argent chinois. Ils se transforment aussi : au Sri Lanka, il a fallu payer du port de Hambatota l’endettement que le projet avait suscité.

 

En tout cas, ce que ne veulent pas les gouvernements asiatiques, c’est avoir à choisir. Ils sont prêts à utiliser la BRI, en particulier en matière d’infrastructure, et ne veulent pas y renoncer pour des considérations qu’ils jugent politiques.

 

En réalité, les BRI sont loin d’avoir tenu leurs promesses économiques. Elles portent sur 739 Mds $ d’investissement annuel promis aux états de l’ASEAN, mais 9 Mds $ ont été réalisés sur 144Mds$ d’investissement étranger (FDI) dans ASEAN5 (les 5 pays les plus prospères ou les plus gros d’Asie du Sud-Est : Singapour, Malaisie, Brunei, Thaïlande et Indonésie). Au cours des 5 dernières années, l’Indonésie a reçu 4 Mds $ sur 17, la Malaisie 1,5Mds sur 10, la Thaïlande zéro. Il n’y a pas d’influence renforcée de Pékin et les difficultés rencontrées par une Chine s’orientant davantage vers son marché intérieur suscitent de la frustration. Certes, les risques de sécurité pour les pays concernés demeurent mais ASEAN5 ne s’est pas rapprochée de la Chine.

 

2/ En revanche, quand il s’agit d’avantages politiques, la Chine est partante. Elle vient de demander à participer à l’Accord Transatlantique Commercial (TPP) dont le caractère apparemment économique trahit une volonté politique de puissance.

 

Elle doit d’ailleurs obtenir l’accord de l’Australie, la Corée du Sud et le Japon avec lesquels les relations sont délicates. Cet accord a été dénoncé par le Président Trump dès le premier jour de sa présidence. Rebaptisé Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP), il reste suspendu à l’accord des Républicains.

 

Entrer dans cet accord satisferait deux objectifs : enfoncer un coin entre les Occidentaux et rééquilibrer la part public-privé dans un pays où ce dernier assure 60% du PIB, 70% de l’innovation, 80% de l’emploi en ville et 90% de l’exportation.

 

Aujourd’hui, le pouvoir chinois compte sur cet accord pour mettre de l’ordre dans un « capitalisme d’État » qui est allé trop loin. L’entrée à l’OMC en 2001 devait jouer un rôle réformateur mais cela n’a pas suffi.

 

Aujourd’hui, les États-Unis et l’Australie pourraient être tentés de participer à cet accord pour imposer à la Chine une nécessaire modernisation.

 

Quant à l’Afghanistan, la prise de pouvoir par les talibans présente autant de chances que de risques. Pékin veut surtout protéger ses investissements dans le pays et compte un peu sur  la Corée du Sud pour ne pas être trop visible.

 

Elle redoute en effet les répercussions négatives de la victoire des talibans sur la sécurité régionale. Il est donc peu probable qu’à ce stade, elle s’engage.

 

3/ Parmi les instruments dont dispose Pékin figure naturellement la diplomatie et au sein de celle-ci, c’est l’International Liaison Department (ILD), organe du PCC qui joue le premier rôle même si c’est avec moins de visibilité que le MAE de la RPC. L’ILD est présent dans 160 pays et s’appuie sur d’anciens leaders comme les PM australien Kevin Rudd et récemment égyptien Essam Sharaf. Xi Jinping lui-même a prononcé le discours d’ouverture du Congrès de l’ILD en juillet dernier.

 

S’agit-il de diplomatie ou de politique intérieure ? Les deux sans doute. Xi Jinping n’a pas quitté son pays depuis 2 ans pendant que son plus haut diplomate, Yang Jiechi et le National Security Adviser américain, Jake Sullivan, se voyaient pendant 6 heures : ils avaient beaucoup à se dire. Ce dernier a demandé à son interlocuteur chinois de “cesser les provocations » à l’égard de Taïwan. Côté chinois, au contraire, on indique que « si l’île refuse la souveraineté de la Chine, celle-ci pourrait user de la force. ». La Chine a suspendu les contacts officiels depuis que Mme Tsai Ing-wen du parti PDP, indépendantiste, a refusé de reprendre les vues des leaders de Pékin selon lesquels il n’y a qu’une Chine.

 

On peut faire de tout cela plusieurs lectures, la mienne est que sur fond de la relation la plus importante aujourd’hui, les sujets potentiels de conflit sont nombreux – territorial et militaire, commercial, DDH, etc mais que le fait de se parler permet d’écarter pour le moment le risque de conflit.

 

II LA PRC NE VA PAS TARDER A AFFRONTER D’AUTRES DÉFIS

 

1/ Comme d’autres pays, elle est le théâtre d’un écart grandissant entre les riches et les pauvres.

 

a) En d’autres temps, on aurait appelé cela la lutte des classes mais Pékin a rejeté le marxisme. Deng Xiao Ping disait déjà en 1962 « Peu importe qu’un chat soit noir ou gris, s’il attrape la souris, c’est un bon chat ». Il appliquait ses idées, favorables à l’efficacité économique peu de temps après la mort de Mao fin 1976. Le résultat a été une forte hausse des inégalités 1 initialement puis une stabilisation voire une légère baisse par la suite. Reste un coefficient élevé (autour de 40 selon la Banque mondiale) qui en fait un des pays où l’inégalité est forte.

 

The Economist, entre autres, met l’accent sur la situation d’Evergrande (2), 300 Mds$ de dettes dont 80% à CT, dont on espère qu’elle est trop grosse pour faire faillite  (« too big to fail »). 2 Il y a d’autres quasi-banques dont l’équilibre est opaque. Des manifestations de propriétaires spoliés ou qui risquent de l’être ont éclaté à Shenzhen, pourtant une des régions les plus prospères du pays. Xi Jinping choisit la réforme, mais laquelle ? Il privilégie la reprise de contrôle des organes d’État. Est-ce cela qui va permettre la nécessaire libéralisation de l’économie ? L’hebdomadaire répond par la négative et je suis de son avis.

 

b/ Cet écart n’est pas un problème pour l’armée, principalement navale qui se renforce à une vitesse rare : selon l’historien franco-américain Alexandre Sheldon-Duplaix, « il suffit de se figurer qu’en seulement trois ans, entre 2015 et 2018, ils ont mis à l’eau un tonnage équivalent à celui de toute la flotte de guerre française ou britannique ! ». La Chine a été l’objet d’un retard technologique sur les États-Unis, mais ce retard est comblé. Les États-Unis sont encore dominants sur les porte-avions, mais d’autres armes existent, notamment les missiles de croisière, auxquels pourraient répondre les drones. Un article récent en présentait un prototype, destiné à des opérations humanitaires, mais la militarisation de cet appareil redoutable est loin d’être insurmontable et pourrait donc intervenir à bref délai.

 

La cible numéro 1 de la PRC est Taïwan, suivie de près par la mer de Chine du Sud où toute une série de disputes l’oppose aux États de la région (Vietnam, Malaisie, Philippines) en plus du Nord-Ouest où l’attitude japonaise est ambigüe : l’archipel doit-il protéger Taïwan au risque d’être aspiré dans une guerre avec la Chine continentale ?

 

c/ Pékin a le temps : Taïwan doit lui revenir au plus tard en 2049 et pour le moment, on peut espérer qu’elle se contente de montrer ses muscles. L’île rebelle s’est vu en mai accuser par des médias et hommes politiques chinois d’incompétence dans sa politique vaccinale.

 

Les alliés de Taïwan ont alors envoyé des doses de vaccin permettant à Taipei de franchir cette échéance délicate. En réalité, le nombre de victimes du fléau était tombé très bas et l’est resté, mais l’île avait déjà entrepris, pour préserver son indépendance, de produire son propre vaccin (était-ce vraiment la peine ?)

 

D’autres régions de la Chine sont l’objet de cette politique du territoire, soit qu’elles aient déjà été conquises comme le Sinkiang et le Tibet, soient qu’elles aient vocation à réintégrer la Chine comme Hong Kong.

 

2/ Reste que la Chine, comme dans tous les domaines, est une puissance mondiale et fait évoluer sa stratégie en fonction de cet objectif.

 

a) La Covid montre déjà combien la politique des vaccins gouverne les décisions prises par les capitales, qu’elles soient chinoise ou américaine. La Chine en a fait un instrument politique.

 

b) La Chine est mondiale dans toutes les catégories du jeu comme on dit en sport et les JO qui viennent de se tenir l’ont montré : elle y a gagné assez de médailles pour y figurer en 2ème position.

 

c) Parmi les outils dont elle dispose, le plus dangereux est militaire et fait de Taiwan comme l’a écrit « the Economist » le 1er mai dernier l’endroit le plus dangereux du monde. On ne peut qu’espérer que la guerre n’éclate pas également en mer de Chine du Sud où les facteurs de conflit sont nombreux. C’est d’ailleurs la multiplicité des théâtres qui constitue la meilleure garantie, l’Empire du Milieu n’étant pas encore capable de faire la guerre sur plusieurs fronts à la fois. Il reste que la Chine est une puissance montante voire la puissance numéro 1.

 

d) Enfin, Pékin veille sur l’étranger où les crises ne doivent pas l’affecter sauf si elle y voit l’occasion d’affirmer son pouvoir. On l’a vue ainsi proposer de s’entremettre dans le conflit Israël-Palestine et regarder d’un œil soupçonneux la crise birmane. Il est trop tôt pour parler d’Afghanistan mais le contrat australien en est une nouvelle occasion.

 

Conclusion : le choix de l’armée donc de la répression ne peut fonctionner que si la prospérité vient en contrepartie, ce qui n’est pas du tout assuré comme l’ont montré les manifestations à Shenzhen.

 

Des défis d’avenir commencent à peine à se faire sentir. La diminution de la population est de ceux-là. La Chine est encore selon l’ONU le pays le plus peuplé du
Monde (1Md 444 millions en 2019) mais elle va rapidement laisser la place à l’Inde (1,393 millions, ibidem).

 

« Depuis 1935 au moins, l’habitude a été prise de présenter le peuplement du pays en différenciant deux parties. Cette année-là, le géographe Huanyong Hu trace une diagonale séparant la Chine en deux en distinguant la partie Sud-Est et la partie Nord-Ouest. À cette époque, la première, la Chine du « plein », où dominent les plaines et les bassins des fleuves principaux issus des montagnes occidentales, concentre 96 % de la population totale sur 36 % de la superficie tandis que la Chine du « vide », dans le Nord-Ouest, où dominent montagnes et plateaux, ne compte que 4 % de la population sur 64 % de la superficie totale du pays. Quatre-vingts ans plus tard, cette dualité persiste avec un changement marginal dans les proportions : le Sud-Est compte 94 % de la population contre 6 % dans le Nord-Ouest.»

 

« Cet exode rural se traduit par l’apparition de ce qu’il est convenu d’appeler une « population flottante », c’est-à-dire de personnes qui, selon leur livret de résidence, devraient habiter à la campagne mais qui, en réalité, vivent en ville. D’après le recensement de 2010, cette population flottante peut être estimée à 300 millions, soit près d’un Chinois sur cinq. »

 

3/ Enfin, la pollution est un enjeu à la fois interne et mondial. Elle constitue déjà dans les grandes villes un redoutable défi et suscite le mécontentement des citoyens. Dans la dictature que reste la PRC, des dizaines de milliers de manifestations lui sont attribuées, 75 000 officiellement et beaucoup plus officieusement, accompagnées de l’émergence du concept de « bien commun »(4).

 

Pas sans résultat : Pékin n’est plus que 4 fois au-dessus des normes de l’OMS alors qu’elle leur était 23 fois supérieure en 2013, mais qu’en est-il dans d’autres grandes villes ?

 

L’enjeu externe est tout aussi décisif : l’accord de Paris conclu le 12 décembre 2015 sur les changements climatiques n’existerait pas si la PRC ne l’avait pas voulu. C’est elle qui l’a négocié avec Washington. Le 31 mars 2015 : les États-Unis, deuxième émetteur mondial envisagent conformément à l’annonce faite conjointement avec la Chine en novembre 2014 (cette dernière étant en 2013 la source de 28 % des émissions mondiales de CO 2 , suivie par les États-Unis, 14 %, et l’Europe, 10 % ), de réduire leurs rejets de gaz à effet de serre de 26 à 28 % d’ici à 2025 (par rapport à 2005).

 

Conclusion et commentaires

 

1/ Rien ne se fera sans la Chine et la France, malgré les rodomontades de ses dirigeants politiques, ne pèse pas. Pékin ne se reconnaît qu’un rival, les États-Unis en attendant que l’UE, bien qu’affaiblie par le Brexit, devienne elle aussi une puissance crédible. La mode actuelle consiste à prétendre que l’Asie-Pacifique pourrait constituer une alternative mais il est difficile d’y croire.

 

2/ La Covax en est un exemple flagrant. Regardons les chiffres de près. 3.5 Mds $ promis par le gouvernement américain, cela peut paraître significatif mais si on met ce montant à côté des sommes dépensées par les États-Unis, au moins 1 000 Mds $ depuis 2001, pour mener en Afghanistan (3) une guerre inutile de plus, c’est peu de choses. La Chine, elle, veille à ce que l’Occident ne gagne pas militairement, elle gagnera à terme des positions commerciales.

 

3/ Des ouvrages l’ont montré, d’Alain Peyrefitte avec « Quand la Chine s’éveillera » à un grand ambassadeur, Claude Martin avec « La diplomatie n’est pas un dîner de gala » paru en 2018 : la Chine doit être regardée pour ce qu’elle est, en parlant sa langue, en connaissant ses hommes et femmes, ses peuples, bref dans sa diversité, sinon on n’y comprend rien, elle est déjà assez complexe !

 

NOTES

1/ Mesurée par le coefficient de Gini

 

2/ https://investir.lesechos.fr/marches/actualites/chine-manifestation-d-investisseurs-au-siege-d-evergrande-1979803.php

 

Étude de Chloé Froissart, directrice du centre franco-chinois de l’Université
Tsignhua, en 2016.

 

(3) Ce sont les États-Unis, au sein de la coalition, qui ont payé le prix humain le plus fort en Afghanistan avec 1 909 militaires tués à l’ennemi et 20 717 blessés au 20 février, selon les chiffres du Pentagone. Parmi les autres pays membres de la coalition, c’est le Royaume-Uni qui a subi le plus de pertes, avec 454 morts, suivi du Canada (157) et de la France (90 morts), selon les chiffres du site icasualties.org, qui compile les morts et les blessés des guerres en Irak/Syrie et en Afghanistan. Le gouvernement afghan a cessé de publier les pertes dans les rangs de l’armée afghane, qui sont très élevées. L’ONU évalue entre 32 000 et 60 000 le nombre de civils afghans tués dans ce conflit.

 

Le coût financier : au 30 septembre 2019, le Pentagone évaluait officiellement le coût des opérations militaires en Afghanistan à 776 milliards de dollars depuis 2001, dont 197,3 milliards destinés à la reconstruction du pays et de ses institutions.

 

Mais selon une étude de la Brown University publiée fin 2019, le coût des guerres américaines est bien supérieur au budget du seul Pentagone : l’aide accordée par le département d’État n’est pas comptabilisée, pas plus que les opérations des services de renseignement ou encore les coûts médicaux des milliers d’anciens combattants blessés dans ce conflit. En tenant compte de tous ces facteurs, les chercheurs de Brown évaluent à 6 400 milliards le coût total des guerres anti-jihadistes menées par les États-Unis en Irak, en Syrie, en Afghanistan et ailleurs depuis 2001.

 

(4) il en va en matière de vaccins comme des décisions prises par Washington en d’autres domaines : l’intérêt américain est prioritaire.

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