
Le gouvernement thaïlandais a affirmé sa disposition à engager des négociations avec le Cambodge au sujet des différends frontaliers en cours, tout en mettant en garde contre ce qu’il considère comme des pressions excessives de la part de Phnom Penh.
Le ministre des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, a indiqué que la Thaïlande restait ouverte au dialogue et « n’avait pas peur » des négociations. Il a toutefois souligné que celles-ci devaient être organisées sur la base d’un accord mutuel, et non imposées unilatéralement par le Cambodge.
Le chef de la diplomatie thaïlandaise a critiqué les tentatives visant à fixer une date précise pour les discussions, estimant qu’il s’agissait d’une forme de pression. Il a appelé les autorités cambodgiennes à mieux coordonner leurs démarches et à respecter les processus internes de la Thaïlande. Selon lui, Bangkok a toujours maintenu qu’un nouveau gouvernement devait être pleinement en place, avec une équipe de négociation dûment constituée, avant toute reprise formelle des pourparlers.
Sihasak Phuangketkeow s’est également interrogé sur les intentions réelles du Cambodge, suggérant que cette volonté d’accélérer les discussions pourrait ne concerner que des aspects préliminaires plutôt que des négociations de fond dans le cadre de la Commission conjointe des frontières (Joint Boundary Commission, JBC).
Il a par ailleurs précisé que l’approche thaïlandaise nécessitait une coordination entre plusieurs agences, notamment les instances sécuritaires et militaires, afin de garantir une position nationale cohérente. Si des préparatifs sont déjà en cours sur le plan de la sécurité aux frontières, il a insisté sur le fait que les négociations ne relevaient pas uniquement du ministère des Affaires étrangères.
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