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THAÏLANDE – CHRONIQUE : Interminables nuits siamoises

Date de publication : 05/12/2023
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Bangkok bar

 

Une chronique de Patrick Chesneau

 

Le couperet est tombé. Cette fois en faveur des noceurs invétérés. Le gouvernement thaïlandais accorde son feu vert et c’est définitif. Les bars, gogo-bars et clubs propices au délirium le plus débridé fermeront à 4 heures du matin. Au lieu de 2 heures. Incidemment qu’en est-il pour les massages et salons à papouilles menant au légendaire happy ending ? Et des karaokés où l’on se déshabille pour mieux éructer au fur et à mesure que les magnums de breuvage alcoolisé s’amenuisent ? A ce stade du suspense volontairement entretenu, on se perd en conjectures. Précision à réitérer : cet encouragement au vice n’aura de vertu que dans certaines zones touristiques. Les principales qui sont en même temps les plus attractives pour les visiteurs égrillards venus de tous les fuseaux horaires de la planète : Bangkok, Chiang Mai, Pattaya, Phuket. Mais pas Chaweng sur l’ile paradisiaque de Koh Samui et pas Hua Hin sur le golfe du Siam.

 

Ces deux stations balnéaires surfréquentées restent assignées à un dodo éloigné des heures indues. Quant au reste du Royaume, il n’est pas concerné. En Isaan, on pourra continuer de se coucher comme les poules. Et les chawnaa (paysans) seront levés et en route pour leurs rizières sur leurs e-ten (prononcer i tène… engins agricoles mécanisés) pétaradants à la minute même où les bar girls des lieux de perdition se retrouveront par grappes vociférantes sur le trottoir de leurs quadrilatères de vie nocturne. A 4 heures tapantes, heure d’ouverture maximale autorisée des établissements patibulaires mais presque. Les touristes en goguette ont désormais deux heures de plus pour se torcher. On les verra, groggy aux trois quarts, tituber sur les trottoirs crevassés, confondant lampadaires et naïades aguicheuses.

 

Qu’est-ce qui est le mieux pour se raccrocher quand on ne tient plus debout ?

 

Qu’on se le dise… Bière à volonté. Whisky à gogo. Daïquiri en rasades généreuses. Au goulot jusqu’à 4 heures, c’est tout d’un coup à portée de gosier. A condition que le métabolisme tienne le coup après une descente de canettes un peu trop vertigineuse, l’alcool aide les âmes errantes à jouer aux pots de colle énamourés. Les corps s’enlacent sans se lasser. Les épidermes en fusion ne se séparent plus aussi longtemps que les liquidités coulent à flot : dollar, euro, livre sterling, rouble, roupie, riyal, yuan ou yen… toutes devises à fort pouvoir d’achat acceptées. Les fées qui peuplent les estaminets de Soi CowBoy, Soi Buakhao ou Patong en feront leurs choux gras. Ou leur som tam sea food & salmon (salade de papaye verte avec fruits de mer et saumon sous cellophane). Leurs clients en quête de spasmes telluriques tutoieront, tout au plus, la crête d’un très chimérique nirvana. Inatteignable vu leur état déconfit. Et elles, pourront aller s’incliner devant les divinités du consumérisme chic : Chanel, Louis Vuitton, Apple et son I phone dernier cri ou Lancôme et Shiseido. L’offre et la demande. Principe basique de fonctionnement des plaisirs noctambules. Sans plus tarder, les nuits siamoises et tout le tintouin du fast sex vont déchirer grave !

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Comme celui qui présent sa fin proche, la ville manifeste un sursaut vital. Celui qui précède l’anéantissement. Bangkok est née de l’eau, une rencontre entre un fleuve et la mer. D’abord tournée vers l’eau, elle l’abandonna pour de répandre le long des routes, des voies, des avenues, des autoroutes terrestres puis aériennes. Puis la ville se fit de plus en plus aérienne oubliant son passé qui se rappelle partout à elle et parfois se venge : les klongs, les canaux, les inondations… Une crainte vague et funeste que l’extension des trépidations nocturnes semblent vouloir conjurer. Encore une minute Monsieur le bourreau. La surpopulation et l’hubris architecturale épuisent les nappes aquifères et les sols qui ne peuvent plus supporter le poids des constructions. La recherche en plus grande profondeur des nappes aggrave la situation. La ville s’enfonce inexorablement provoquant des inondations de plus en plus fréquentes et de plus en plus étendues. La hausse du niveau des eaux du golfe de Thaïlande s’engouffre dans un sol affaissé et menace le littoral et ses mangroves et le cœur de la cité. Des perspectives et prévisions plus ou moins apocalyptiques envisagent la submersion de Bangkok pour la fin du XXI ème siècle. Le temple du Golden Mount, cet autre mont Meru, rutilant dans la nuit, nous indiquera l’ultime et provisoire refuge. En attendant étourdissons nous, abolissons la distinction des jours et des nuits et tentons, dans une ultime “pâmoison” de conjurer le destin. Dansons sur le volcan …

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