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THAÏLANDE – FRANCE : La liste « AFI Thaïlande avec Jean-Michel Perroy » dénonce une défaillance du vote électronique

Date de publication : 23/05/2026
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À l’occasion des élections des Conseillers des Français de l’étranger, la liste « AFI Thaïlande avec Jean-Michel Perroy » alerte sur le fonctionnement du vote électronique en Thaïlande et en Birmanie. De nombreux électeurs selon la liste affirment ne jamais avoir reçu les SMS indispensables à leur connexion au portail de vote, les empêchant concrètement de participer au scrutin. Nous reproduisons ici leur communiqué.

 

La démocratie française suspendue à un code SMS

 

Depuis le vendredi 22 mai 2026 à 17h00, heure de Bangkok, correspondant à 12h00 heure de Paris, le scrutin pour l’élection des Conseillers des Français de l’Étranger est officiellement ouvert pour les Français établis hors de France. Pour une immense partie des électeurs résidant en Thaïlande, ce vote repose essentiellement sur la procédure de vote par internet ouverte jusqu’au 27 mai à 17h00 heure de Bangkok, le vote à l’urne n’étant organisé que le dimanche 31 mai dans un nombre limité de lieux : l’Ambassade de France à Bangkok ainsi qu’auprès de quelques bureaux de vote, notamment à Khon Kaen, Chiang Mai, Koh Samui, Pattaya, ou encore Phuket.

 

Or, dès les premières heures de l’ouverture du scrutin électronique, un problème massif est apparu concernant la réception des éléments indispensables à la connexion au portail de vote.

 

Théoriquement, chaque électeur devait avoir reçu, entre le 12 et le 13 mai, deux éléments distincts : un identifiant transmis par e-mail et un mot de passe envoyé par SMS sur le numéro de téléphone enregistré auprès de l’administration consulaire.

 

Dans les faits, de très nombreux électeurs déclarent n’avoir reçu qu’une partie de ces informations. La quasi-totalité indiquent avoir reçu l’e-mail contenant leur identifiant mais jamais le SMS contenant leur mot de passe. D’autres affirment n’avoir reçu ni l’un ni l’autre. Quelques cas isolés peuvent naturellement correspondre à des suppressions involontaires ou à des erreurs personnelles, ce qui peut arriver dans tout scrutin électronique. Mais lorsque les témoignages se multiplient dans des proportions importantes et présentent tous les mêmes symptômes techniques, il ne s’agit plus d’incidents individuels mais d’un dysfonctionnement d’ensemble.

 

Afin de répondre à ces difficultés, le Ministère a prévu plusieurs procédures de récupération. La première devait permettre à un électeur disposant déjà de son identifiant d’obtenir un nouveau mot de passe par SMS. La seconde devait permettre à un électeur ayant perdu ou non reçu son identifiant de le récupérer grâce… à son mot de passe initial.

 

C’est précisément là qu’est apparue une situation particulièrement absurde aux yeux de nombreux électeurs. En effet, puisque le problème principal concernait justement la non-réception des SMS contenant les mots de passe, un très grand nombre de personnes se sont retrouvées dans l’impossibilité totale de récupérer leur identifiant. Le système de secours exigeait l’élément même dont elles étaient privées. Pour beaucoup, cette procédure donnait l’impression d’un serpent se mordant la queue : impossible d’obtenir le mot de passe sans identifiant, impossible de récupérer l’identifiant sans mot de passe.

 

Durant les deux ou trois premières heures suivant l’ouverture du scrutin, certains électeurs ayant reçu et/ou conservé leur identifiant sont néanmoins parvenus à recevoir un nouveau mot de passe via la procédure de renvoi par SMS. Puis, brutalement, ces SMS de récupération ont eux aussi cessé d’arriver chez un grand nombre de demandeurs. Cette évolution a fortement alimenté le sentiment d’un dysfonctionnement plus large touchant le système d’envoi des SMS lui-même.

 

Face à cette situation, l’AFI THAÏLANDE, en la personne de Jean-Michel PERROY, immédiatement informé au fil de l’eau par le vaste réseau de bénévoles et de référents dont dispose l’association à travers tout le pays, a entrepris de contacter sans relâche les autorités consulaires françaises à Bangkok afin d’obtenir des réponses concrètes et des solutions rapides. À chaque remontée de terrain signalant des électeurs bloqués, des identifiants manquants ou des SMS jamais reçus, les informations ont été transmises et les services concernés interrogés sur la conduite à tenir ainsi que sur les dispositions réellement mises en œuvre par le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour résoudre cette situation.

 

La Consule Générale a alors communiqué un lien vers la plateforme d’assistance officielle du vote électronique, censée permettre la résolution des difficultés rencontrées. Mais les réponses obtenues ont été inadaptées à la réalité du problème. En effet, certains utilisateurs se sont vu demander leur mot de passe initial afin de récupérer leur identifiant, alors même que l’absence de réception de ce mot de passe constituait précisément le cœur du dysfonctionnement signalé.

 

À cela s’est ajoutée une autre difficulté. Lorsque les problèmes de réception des SMS de récupération ont été signalés aux autorités consulaires, la responsabilité du dysfonctionnement a semblé être renvoyée vers « Paris », vers les prestataires techniques ou encore vers les opérateurs téléphoniques thaïlandais. Certains électeurs ont également entendu évoquer l’idée qu’aucune intervention technique majeure ne pourrait être réalisée rapidement en raison du week-end et du lundi de Pentecôte en France.

 

Cette explication peine cependant à convaincre de nombreux électeurs confrontés à l’impossibilité concrète de voter. Beaucoup soulignent qu’un scrutin national organisé à l’échelle mondiale, reposant largement sur le numérique, aurait dû bénéficier d’une surveillance technique permanente et d’équipes d’intervention mobilisables à tout moment, particulièrement durant les premières heures d’ouverture du vote. D’anciens professionnels de l’informatique ou de la gestion de crise rappellent qu’il est systématique, lors d’événements critiques de grande ampleur, de prévoir des cellules de veille opérationnelle fonctionnant 24 heures sur 24 afin de réagir immédiatement au moindre incident majeur.

 

Dans ce contexte, les arguments avancés pour expliquer les dysfonctionnements apparaissent insuffisants ou contradictoires. L’idée selon laquelle la responsabilité incomberait principalement aux opérateurs thaïlandais est notamment contestée par le fait que les e-mails contenant les identifiants semblent, eux, être parvenus normalement à une grande majorité de destinataires. Ils sont très nombreux, ceux qui ont pu tester leur réseau en expédiant des dizaines de SMS, bien partis et parfaitement arrivés. Ce constat tend à orienter les soupçons vers la chaîne de gestion des SMS en amont plutôt que vers un problème généralisé des réseaux thaïlandais.

 

Au-delà de la seule panne technique, c’est surtout la gestion de crise qui cristallise désormais les critiques.

 

Car si aucun système informatique n’est totalement à l’abri d’un incident, beaucoup considèrent que l’absence de solution de secours réellement opérationnelle, les procédures circulaires, les réponses contradictoires, le renvoi des responsabilités entre différents acteurs et le manque apparent de prise en charge rapide constituent une défaillance grave dans l’organisation du scrutin.

 

Pour les Français vivant loin des grands centres urbains thaïlandais, cette situation revêt une dimension particulièrement préoccupante. Nombreux sont ceux qui ne peuvent matériellement pas se rendre à Bangkok ou dans les rares bureaux de vote ouverts le 31 mai. Entre les distances considérables, le coût des transports, l’âge de certains électeurs, les contraintes professionnelles ou les difficultés de santé, le vote par internet représentait pour eux non pas un simple confort mais la condition réelle de l’exercice de leur droit de vote.

 

C’est pourquoi beaucoup considèrent aujourd’hui que cette situation dépasse largement le simple incident technique. Elle touche directement à l’effectivité d’une liberté fondamentale : celle de pouvoir participer à une élection démocratique dans des conditions normales et accessibles. En France, les bureaux de vote sont généralement distants de quelques centaines de mètres des électeurs les plus éloignés.

 

Les critiques formulées par les électeurs ne portent pas nécessairement sur une volonté délibérée d’empêcher le vote. Beaucoup privilégient plutôt l’hypothèse d’une profonde défaillance organisationnelle mêlant sous-dimensionnement technique, procédures mal conçues, absence d’anticipation réaliste, cloisonnement administratif et gestion de crise insuffisante.

 

Car lorsque des mécanismes essentiels accumulent des erreurs pourtant prévisibles, sans correction rapide ni solution humaine efficace, le terme d’« incompétence organisationnelle » cesse d’être une simple réaction émotionnelle pour devenir, aux yeux de nombreux électeurs, une conclusion fondée sur les faits observables.

 

L’AFI THAÏLANDE continuera, pour sa part, à relayer les difficultés rencontrées par les électeurs, à rechercher toutes les solutions encore possibles et à interpeller les autorités concernées tant que la période de vote électronique restera ouverte.

 

Mais notre association n’entend pas non plus laisser cette situation disparaître dans les limbes administratives sans que les responsabilités soient clairement identifiées si ce qui devait rester un dysfonctionnement grave venait, à terme, à se transformer en un échec majeur de l’expression démocratique française à l’étranger.

 

Car au-delà des procédures, des plateformes techniques et des renvois de responsabilités, c’est bien la confiance des citoyens dans le fonctionnement démocratique de leur pays qui se trouve aujourd’hui profondément ébranlée.

 

En Thaïlande aussi, nous sommes des français à part entière et non des français entièrement à part !

 

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