
La crise des bagages à l’aéroport de Suvarnabhumi ne se limite plus à des retards de livraison. Après plusieurs jours de perturbations provoquées par les inondations et le manque de personnel au sol, Thai Airways fait désormais face à une pression croissante du gouvernement et des autorités de l’aviation.
Les difficultés ont commencé le 26 septembre, lorsque les inondations ont empêché une partie des agents de Thai Airways de rejoindre l’aéroport. Le traitement des bagages et du fret a rapidement été ralenti, tandis que des problèmes affectant certains équipements ont aggravé la situation. Plusieurs passagers ont attendu plusieurs heures avant de récupérer leurs valises.
Au 28 septembre, Thai Airways faisait état de 34 vols retardés. La compagnie indiquait également que les bagages issus de 52 vols opérés les 26 et 27 septembre étaient encore en cours d’acheminement vers leurs propriétaires.
Des renforts pour résorber les retards
Le 29 septembre, l’Autorité de l’aviation civile de Thaïlande (CAAT) a annoncé suivre la situation de près. Thai Airways a renforcé ses équipes avec l’appui de personnels des services de sécurité, tandis que Thailand Post participe à l’acheminement des bagages retardés.
La CAAT affirme que le traitement s’accélère, mais reconnaît qu’un stock important de bagages accumulés doit encore être résorbé. La compagnie a également adapté temporairement son programme de vols afin de réduire l’effet domino des retards et de revenir progressivement à la normale dans le courant de la semaine.
Le gouvernement hausse le ton
La crise a désormais quitté le seul terrain logistique. Le ministre du Tourisme et des Sports, Surasak Phancharoenworakul, a publiquement critiqué la gestion de Thai Airways et demandé une réaction au niveau de la direction. Il a estimé que les responsables qui ne seraient pas disposés à résoudre rapidement la situation devraient envisager de quitter leurs fonctions.
Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse les désagréments subis par les passagers : ces perturbations affectent également l’image de la Thaïlande à un moment où le pays cherche à préserver la fluidité de son principal hub aérien international.
Suvarnabhumi reste ouvert
L’aéroport de Suvarnabhumi continue cependant de fonctionner. Les difficultés se concentrent principalement sur certaines opérations au sol assurées par Thai Airways. La CAAT rappelle enfin que la compagnie doit informer clairement les passagers de l’état de leur vol et appliquer les règles prévues en cas de retard ou d’annulation, notamment en matière d’assistance, de réacheminement ou de remboursement selon les situations.
La crise semble donc progressivement se résorber, mais elle a désormais dépassé le cadre opérationnel pour devenir une question de gestion et de responsabilité au sommet de Thai Airways.
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