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THAÏLANDE: La fabuleuse histoire suisse du refuge pour chiens Ban Oboun

Journaliste : Redaction
La source : Gavroche
Date de publication : 27/05/2019
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Il est 4h00 du matin. Encore au fond de son lit, Michèle Bise entend les premiers hurlements partis du box le plus éloigné de l’enclos principal, à plus de 50 mètres, auxquels se rallie les uns après les autres chaque chien de la meute du refuge Ban Oboun. Au fil des secondes le hurlement devient plus fort et s’amplifie dans la nuit. C’est le signal …. La meute est réveillée. Elle émerge d’une nuit encore fraîche avant d’affronter la chaleur d’une journée d’été où les températures peuvent atteindre parfois 40 degrés. Retrouvez la formidable aventure des volontaires de ce refuge pour chiens pas comme les autres…

 

Nous avons le plaisir de publier ci-dessous un texte de Michèle Bise, suissesse, fondatrice et coordinatrice du refuge pour chiens de Ban Oboun dans une province éloignée des circuits touristiques… Uthai Thani.

 

Par Michèle Bise

 

J’entends ma collaboratrice Pee Lee se lever, toujours la première, comme à son habitude, pour allumer les lumières et mettre en route la machine humaine, celle qui va prendre soin, durant les premières heures du matin, de la meute – un total de 109 chiens, tous membres de la grande famille de Ban Oboun, un refuge qui existe maintenant depuis 11 ans.

 

Pee Lee s’est levée, c’est le deuxième signal qui me dit qu’il faut que moi-même, je songe à me mettre en action.

 

Encore quelques minutes et j’entends un bruit sourd, comme une lourde masse qui tombe et atterrit dans un récipient.

 

Pee Lee vient de faire basculer la grosse marmite à riz de plus de 15 kilos dans la grande bassine noire, normalement utilisée par les ouvriers de chantier pour mélanger le béton, mais qui nous sert ici de grande gamelle.

 

Les chiens nous disent bonjour

 

Je me lève.

 

À peine ai-je franchi la porte moustiquaire de la chambre que Koumang (une petite chienne croisée chihuahua et jack russell, abandonnée des mois durant dans une clinique vétérinaire de Bangkok par son propriétaire et récupérée il y a plus de 6 ans) aboie à tue-tête sans discontinuer.

 

C’est sa façon à elle de me dire bonjour et d’exprimer tous les matins sa joie de me voir à nouveau, car elle n’attend qu’une seule chose…

 

Que je lui ouvre la porte principale de la maison pour la laisser gambader avec son copain Radio (un mâle de 4 ans trouvé dans les poubelles de la ville d’Uthai Thani à l’âge d’un mois) à l’extérieur du refuge.

 

Équipée de mes bottes, je rejoins Pee Lee à l’arrière dans la cuisine.

 

En passant, je jette un coup d’œil aux boxes situés autour de celle-ci pour voir si tout le monde va bien, notamment les plus vieux de nos pensionnaires, Tae qui fait souvent des crises d’épilepsie et Khao Tok, qui a subi une lourde opération récemment et a du mal à s’en remettre.

 

La pâtée du matin

 

Pee Lee prépare la pâtée du matin, unique repas de la journée, qui doit être copieux et appétissant.

 

Au riz, nous rajoutons des croquettes et une sorte de bouillon de foie de volaille que nous achetons frais à un fournisseur local.

 

Parfois, nous y ajoutons de la viande de porc hachée.

 

Certains pensent que c’est du luxe…

 

Ce ne sont que des chiens…

 

Ils ne comprennent tout simplement pas…

 

Quand nous avons construit le refuge en 2008 dans cette contrée inconnue de Thaïlande, moi-même Suissesse et alors expatriée, ainsi que Sombut, ma mère adoptive thaïe, nous avions un objectif précis : donner un foyer chaleureux et permanent à des chiens errants, principalement issus de notre quartier à Bangkok, recueillir et soigner des chiens malades et blessés trouvés dans les rues, le long des routes, ainsi que leur prodiguer soins et affection, droits fondamentaux que tout chien est en droit d’avoir.

 

Des chiens, mais pas tous les chiens bien sûr.

 

Nous avons défini dès le départ une capacité maximale de 150, la limite à ne pas dépasser pour pouvoir assurer une qualité dans les soins, éviter le problème endémique de la plupart des autres refuges gouvernementaux (4000 chiens) ou gérés par des particuliers (500 à 800 chiens) et ONG sur place qui est la surpopulation.

 

Une capacité maximale pour préserver certains standards minimums requis afin d’assurer le bien-être de chaque chien (manger et boire selon ses besoins, disposer d’un environnement et d’espace ainsi que de temps de promenade suffisant et recevoir des soins et traitements appropriés).

 

Nous voulions aussi éviter les combats qui peuvent très vite dégénérer, et donc séparer les chiens en fonction de leur âge, de leur handicap, de leur caractère et de leurs affinités.

 

640 000 chiens errants à Bangkok

 

Le nombre de chiens errants estimé rien que dans la ville de Bangkok est de 640 000.

 

Un chiffre hallucinant qui fait concurrence à une population totale de 10 millions d’habitants.

 

Des chiens errants, il y en a partout en Thaïlande dans toutes les provinces, les villes et les villages, sur les plages touristiques.

 

Ils sont tolérés, mais le plus souvent pourchassés ou éliminés (par empoisonnement), car ils nuisent à l’image du pays.

 

Le problème n’est pas nouveau.

 

Il demande pour le résoudre une planification sur le long terme (10 ans au minimum), une campagne de stérilisation systématique des chiens ayant un propriétaire, mais également des chiens errants (selon le principe de capture – neuter and release).

 

La volonté mais aussi la clairvoyance politique fait défaut.

 

Certains membres du Parlement de Bangkok préconisent encore qu’il faut construire des refuges et attraper tous les chiens errants du pays afin de les y parquer ; une façon subtile d’éviter de les euthanasier tout en les vouant à une mort lente, certaine et abominable.

 

Précieux soutiens helvétiques

 

De notre côté et à notre échelle, le refuge a pu voir le jour grâce en partie au précieux soutien d’amis suisses en mars 2008 avec l’arrivée des 29 premiers chiens.

 

Depuis, le refuge n’a cessé de grandir et d’évoluer.

 

Ban Oboun, qui signifie « foyer chaleureux », a eu la chance de recevoir le soutien de la Fondation Brigitte Bardot notamment, depuis le début de son existence.

 

Grâce à elle, de nouvelles infrastructures ont été construites pour allouer plus d’espace encore aux pensionnaires.

 

Un mur d’enceinte a été complété pour en faire un sanctuaire, unique modèle et exemple d’un tel refuge actuellement dans ce pays.

 

Ce qui n’était au départ qu’un projet est devenu une Fondation, légalement enregistrée en accord avec le droit thaï, et une association a été créée en Suisse en 2013 pour nous soutenir et rechercher des fonds (l’Association des amis suisses du refuge Ban ObOun ; www.banoboun.org).

 

Le refuge est également parrainé par le célèbre moine et photographe français, Matthieu Ricard, ainsi que par l’extraordinaire exploratrice, auteure et conférencière suisse, Sarah Marquis.

 

Actuellement encore, les dépenses mensuelles sont financées principalement par moi-même avec le soutien d’un réseau de parrainage des chiens de la meute (20.- par mois ou 200.- par année) et grâce quelques actions de levée de fonds organisées par l’association qui me soutient en Suisse et à laquelle je fais partie intégrante.

 

Grâce à celle-ci, nous avons financé l’année dernière la construction d’une maison des bénévoles afin de lancer, depuis le début de 2019, un programme de volontariat destiné à tous les jeunes ou seniors passionnés, motivés et désireux d’apporter leur énergie positive ainsi que leur compassion à la meute de Ban Oboun (plus d’informations ici).

 

Le but étant d’arriver rapidement à avoir des volontaires à l’année qui nous apportent leur soutien.

 

Ils deviennent ensuite de parfaits ambassadeurs de notre cause à travers le monde.

 

Beaucoup de chemin reste à faire

 

Il reste cependant encore beaucoup de chemin à faire et d’énergie à dépenser pour nous faire connaître et rallier à notre cause de nouveaux adhérents ainsi que de nouvelles forces vives.

 

Nous avons impérativement besoin de trouver de nouveaux parrains et marraines, des gens prêts à nous aider financièrement chaque mois, des sponsors pour l’achat des médicaments que nous donnons au quotidien et qui sont essentiels à la bonne santé de la meute, dont l’âge moyen est actuellement de 8-9 ans ; les dons en nature, croquettes et riz, snacks pour chiens, couvertures, produits à vaisselle, produits désinfectants (Dettol) sont plus que les bienvenus ainsi que du matériel de construction, qui sert à la rénovation des infrastructures.

 

Pour moi-même et Sombut, ce n’est pas seulement notre âme et notre cœur, mais notre vie entière qui est liée à la meute de Ban Oboun.

 

Une destinée commune entremêlée de joie, de larmes, de découragement parfois, mais aussi de détermination.

 

Nous ne pensons jamais en termes de sacrifice, c’est notre choix, notre raison de vivre et notre priorité.

 

Le choix de ne jamais avoir de vacances, la priorité de donner aux chiens de la meute de Ban Oboun une vie paisible, loin de la peur, de la faim, de la souffrance et de la détresse.

 

Vivre et mourir dans la dignité, ne pas agoniser, seul, sans traitement et sans soins, sans attention, loin des yeux des êtres humains, au fin fond d’une ruelle.

 

Une caresse suffit ! C’est notre slogan !

 

Pour devenir volontaire ou pour soutenir le refuge de Ban Oboun.

 

Email : info@banoboun.org; michele.bise9@gmail.com

 

Website : www.banoboun.org

 

Facebook page : https://www.facebook.com/associationbanoboun

 

Instagram : Ban_Oboun_dog_sanctuary

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