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THAILANDE – OPERA: Stefan Sanchez : l’opéra avant tout

Journaliste : Laurence Brune
La source : Gavroche
Date de publication : 21/06/2018
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Fondateur de Grand Opera Thailand en 2012, Stefan P. Sanchez, chanteur d’opéra anglo-américain d’envergure internationale, producteur et enseignant de technique vocale, a de grandes ambitions pour le développement de l’opéra en Thaïlande et la formation de jeunes talents. Sa passion pour la musique et le travail de la voix l’entraîne aussi à donner de son temps et de son professionnalisme dans des lieux inattendus.

 

Un rire qui donne le ton en guise de salut, Stefan Sanchez ouvre la porte de son studio à Promg Pong où défileront bientôt ses élèves de tous âges et nationalités. Fantasque mais déterminé, il veut étendre « la magie de la musique et du chant » dans des lieux tels que les orphelinats et les écoles publiques. 

 

« La musique vous met dans un état d’extase incroyable et unique. Sur scène, le chanteur d’opéra est ailleurs. La musique modifie le cerveau et la perception du monde, elle en développe l’acuité, explique-t-il. Je veux travailler avec les enfants défavorisés qui, de par leur condition sociale, sont les moins à même d’être exposés à la musique classique occidentale, déjà plutôt exclusive en Thaïlande. »

 

Le fondateur de Grand Opera travaille actuellement sur un projet de spectacle LGTB dans le nord du royaume. Entre orphelinat et maison d’accueil, le lieu abrite une soixantaine d’adolescents LGTB qui ont fui leur famille et qui sont aussi pour beaucoup porteurs du sida.

 

Ensemble, ils ont monté un association, Be Health, et une comédie musicale, Mor Lum Night , avec 60 artistes sur scène pour soutenir l’association Health Is Countagious, qui intervient dans la prévention médicale dans les zones défavorisées du royaume. « Mon action est de leur enseigner des techniques vocales, mais aussi des techniques scéniques pour proposer un travail davantage professionnel et, par voie de conséquence, attirer davantage de sponsors, explique Stefan Sanchez. Je suis prêt à faire du bénévolat pour soutenir ce projet. »

 

Une à deux fois par an, Grand Opera Thailand  organise un opéra dans la maison royale Chom Dong villa et ses jardins, à Hua Hin. Les recettes sont destinées à des oeuvres caritatives.

 

Le prochain spectacle, Die Fledermaus de Strauss, aura lieu les 8 et 9 décembre 2018. « Pour nous, l’objectif est de proposer un spectacle de qualité internationale dont les recettes iront au bénéfice de l’enseignement de la musique dans les écoles publiques et les orphelinat, indique le fondateur de la troupe. Certes, j’aime travailler avec les enfants, continue-t-il, mais je veux aussi impliquer mes chanteurs dans l’éducation musicale de leur pays pour pérenniser et asseoir une véritable scène de musique lyrique ».

 

La vidéo de présentation du Grand Opera Thailand (par GOT) 

 

 

Quand cet Anglais de père américano-mexicain, soldat arrivé en Angleterre après-guerre, fonde Grand Opera Thailand en 2012, c’est dans le but d’ouvrir une compagnie d’opéra qui promeut la nouvelle génération de chanteurs et de musiciens thaïlandais,  et qui, pour la plupart, comme il le fait remarquer, « sont diplômés d’universités à l’étranger mais ne trouvent pas d’opportunités professionnelles intéressantes dans leur pays qui leur permettent d’exprimer leur talent et de vivre correctement ».

 

Fort de l’expérience de sa première compagnie fondée en 1992, European Chamber Opera, et de sa propre formation de soliste et de pianiste à la Royal Academy of Music de Londres, dont il sort avec de nombreuses distinctions, il enseigne à ses chanteurs les techniques vocales à la pointe du chant lyrique, en vue de les propulser sur la scène nationale et internationale.

 

Le public thaïlandais, peu exposé de par sa tradition culturelle, est plutôt très réactif et ses dizaines de spectacles privés ou publics attirent les foules. Les ambassades sont un bon relais ainsi que les centres culturels, et il n’est plus rare de pouvoir écouter La Tosca, Carmen ou Les Misérables à Bangkok.

 

Scènes nationales mais aussi scènes internationales, la compagnie se produit régulièrement à l’étranger, en particulier en Asie du Sud-Est où leur venue en Birmanie fut une première pour ce pays à accueillir de l’opéra lyrique.

 

D’autres pays tels que l’Inde, le Pakistan, la Corée du Sud ou encore Bahrain ont ouvert leur scène musicale, ce qui propulse la compagnie sur le devant de la scène internationale, un des buts de Stefan Sanchez. « Etre visibles à l’étranger présente un intérêt à divers niveaux. Outre la reconnaissance, c’est aussi une bonne opportunité d’enseigner dans des écoles de musique encore jeunes qui développent la musique classique occidentale et qui sont en demande de professionnels pour former aussi bien leurs chanteurs que leurs professeurs, dit-il. Le mélange des cultures et des publics est toujours intéressant, surtout lorsqu’il se regroupe autour d’une passion commune : l’opéra et la musique. »

 

Die Fledermaus, leur prochain opéra, pourrait ainsi, après Hua Hin, être joué en Inde, à Delhi. « L’Inde est depuis plus de dix ans très active dans la formation de chanteurs lyriques reconnus à l’étranger et la production d’opéras, grâce notamment à la Neemrana Foundation, fondée par un Français d’ailleurs, continue- t-il. Nous venons de nous associer avec Make My Show, une société française de création de spectacles, pour justement continuer à étendre notre présence à l’international, mais aussi gérer nos artistes dont la liste ne cesse de croître et qui ne sont pas que des chanteurs d’opéra, mais aussi des danseurs, des acrobates, des musiciens… »

 

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(crédits:GOT)
De nouveaux challenges en perspective pour Stefan Sanchez qui en parallèle s’est plongé dans l’écriture d’un livre. Son sujet n’est pas seulement centré sur les techniques vocales, mais aussi sur l’impact dans le corps et sur le cerveau que l’émission d’un son génère. 

Etudes scientifiques à la clé, expériences faites sur les chanteurs eux-mêmes bardés d’électrodes, l’homme ne recule devant rien et met à contribution ses amis scientifiques et docteurs.

 

Il consulte aussi des maîtres yogi et autres énergéticiens pour identifier la formation du son dans les différents chakras. « J’ai trouvé le son du premier chakra, déclare- t-il fièrement, c’est celui des moines tibétains. » Joignant le geste à la parole, ou plutôt le son, il émet un son grave et métallique qui remonte à la nuit des temps.

 

Derrière ce foisonnement apparent d’idées et de projets se dessine une véritable cohérence. « Un de mes amis chanteur m’a proposé de venir en Colombie pour monter une compagnie d’opéra, car ce pays veut investir dans la musique classique. J’ai failli partir et puis je me suis dit que non. Je partirai quand j’aurai donné à la Thaïlande un vrai opéra national qui tourne toute l’année avec des professeurs, des chanteurs et des directeurs d’opéra autonomes qui n’auront plus besoin de faire venir de l’étranger des solistes pour pouvoir jouer les rôles majeurs dans leurs productions. »

 

Laurence Brune (http://www.gavroche-thailande.com)

 

Article publié dans le dernier Gavroche, n°284, disponible ici

 

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