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Home Accueil THAÏLANDE – POLITIQUE : Que veut dire cette liste confidentielle des 183 « ennemis » de l’État thaïlandais ?

THAÏLANDE – POLITIQUE : Que veut dire cette liste confidentielle des 183 « ennemis » de l’État thaïlandais ?

Journaliste : Rédaction
La source : Gavroche
Date de publication : 20/08/2021
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Notre collaborateur Philippe Bergues est toujours attentif à la politique thaïlandaise. Il décrypte ici l’annonce de l’existence d’une liste confidentielle d’activistes et intellectuels présumés hostiles à l’État thaïlandais.

 

La Thaïlande aurait établi une liste noire de surveillance des ennemis politiques de l’État. Le journaliste Pravit Rojanaphruk, reconnu pour la pertinence de ses analyses a publié récemment cette information affirmant qu’une liste de 183 ennemis de l’État thaïlandais avait fuité dans la semaine et que lui-même s’y trouvait en 143ème position.

 

Politiciens de l’opposition

 

Sur cette liste en partie divulguée par Pravit figurent les noms de politiciens d’opposition, de dissidents et de militants célèbres comme Pita Limjaroenrat, chef du parti Move Forward, Thanathorn Juangroongruangkit, Piyabutr Saengkanokkul et Pannika Wanich, anciens leaders du Future Forward Party, Rangsiman Rome, député du parti Move Forward, les principaux leaders des manifestations contre la réforme de la monarchie dont Anon Nampa et Bunkueanun « Francis » Paothong (certains sont maintenant de retour en prison suite aux récentes manifestations), des dissidents en exil recherchés pour lèse-majesté dont Pavin Chachavalpongpun, Yaowalak Anuphan, chef du groupe des avocats thaïlandais pour les droits de l’homme. Mais aussi des musiciens, une actrice, deux jeunes adolescentes mineures de 15 ans et un moine bouddhiste exilé en Allemagne.

 

Photos d’identité

 

Pravit ajoute que « la liste par ordre alphabétique est accompagnée de photos d’identité de chaque personne figurant dans le document, ainsi que de nos numéros de carte d’identité et de passeport, du casier judiciaire. Cette liste indique également si les personnes figurant sur la liste se trouvent actuellement en Thaïlande ou à l’étranger. Pour ceux qui sont partis, elle comprend leur numéro de vol et leur destination ».

 

A ce jour, aucun membre du gouvernement n’a réagi officiellement sur l’authenticité ou non de cette liste mais il est troublant de constater qu’au même moment, la police thaïlandaise recherche un logiciel de type Pegasus qui l’aiderait à surveiller les applications de chat et les messages privés sur les réseaux sociaux. La raison en est qu’ils veulent espionner numériquement ceux qui utilisent des applications de chat populaires comme Line, WhatsApp et Telegram pour combattre les manifestants pro-démocratie et l’anti-monarchisme.

 

Une liste compatible avec l’État de droit ?

 

Pour finir, Pravit s’interroge de façon acerbe sur la constitutionnalité de cette liste : « une telle liste de dissidents dangereux ou d’ennemis de l’État est-elle constitutionnelle ? Est-ce l’œuvre d’un État profond ? La Thaïlande sous son vernis de sourire siamois ressemble-t-elle davantage à un regard stalinien ? »

 

Jusqu’à preuve du contraire, ni le journaliste Pravit Rojanaphruk ni les hommes politiques de l’opposition mentionnés sur cette liste n’ont de mandat d’arrêt à leur encontre et il est pertinent de questionner la compatibilité d’une telle liste noire de surveillance avec l’État de droit.

 

Philippe Bergues

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