Accueil Thaïlande Politique THAÏLANDE – POLITIQUE : Un ancien vice-ministre cité dans une offensive américaine contre les réseaux de scammers

THAÏLANDE – POLITIQUE : Un ancien vice-ministre cité dans une offensive américaine contre les réseaux de scammers

Date de publication : 17/09/2026
0

Vorapak Tanyawong

 

L’offensive américaine contre les réseaux de cyberescroquerie en Asie du Sud-Est trouve un prolongement politique en Thaïlande. Vorapak Tanyawong, ancien vice-ministre des Finances, figure parmi 26 personnes dont deux hauts responsables du Congrès américain demandent l’examen en vue d’éventuelles sanctions. Aucune sanction n’a été prononcée à ce stade.

 

Le 15 septembre, Brian Mast, président de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, et John Moolenaar, président de la commission spéciale sur la Chine, ont saisi le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

 

Ils demandent aux autorités américaines d’examiner 26 personnes et deux entités soupçonnées d’entretenir des liens avec les réseaux de centres d’arnaques opérant en Asie du Sud-Est. L’administration américaine doit déterminer, dans un délai de 180 jours, si ces personnes et entités remplissent les critères permettant d’imposer des sanctions.

 

Parmi les personnes citées figurent également l’homme d’affaires sud-africain Benjamin Mauerberger, également connu sous le nom de Ben Smith, et le Cambodgien Yim Leak, fils de l’ancien vice-Premier ministre Yim Chhay Ly.

 

Rangsiman Rome relance ses accusations

 

En Thaïlande, cette démarche a immédiatement été saisie par Rangsiman Rome, député d’opposition du People’s Party. Il affirme avoir déjà alerté le Parlement sur l’existence d’un réseau criminel transnational susceptible, selon lui, d’avoir noué des liens jusque dans les hautes sphères de l’État.

 

Le député reproche au gouvernement d’Anutin Charnvirakul de ne pas avoir suffisamment enquêté sur ce qu’il qualifie de « réseau criminel bleu », une référence à la couleur associée au parti Bhumjaithai. Il avait notamment tenté d’obtenir l’audition de Vorapak devant la commission parlementaire chargée de la sécurité.

 

Ces accusations sont celles de Rangsiman Rome : la lettre américaine ne conclut pas à une infiltration de l’État thaïlandais et ne déclare aucune des personnes citées coupable d’une infraction.

 

Vorapak dément toute implication

 

Vorapak Tanyawong, vice-ministre des Finances entre septembre et octobre 2025 dans le gouvernement Anutin, rejette les accusations.

 

Il affirme n’avoir jamais participé à des centres d’arnaques, au blanchiment d’argent, à la traite des êtres humains ou à des activités de cybercriminalité. L’ancien ministre indique avoir pris contact avec le Trésor américain afin de transmettre des documents pour défendre sa position.

 

Il insiste surtout sur la nature de la procédure : les parlementaires américains demandent une enquête ; il ne s’agit ni d’une sanction ni d’une conclusion de culpabilité.

 

Rejoignez les plus de 13 000 lecteurs qui reçoivent chaque semaine Gavroche Hebdo. Pour ne rien manquer de l’actualité de la Thaïlande et de l’Asie du Sud-Est, inscrivez-vous en cliquant ici

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus