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THAILANDE – SOCIETE: Bangkok, capitale de la charité au féminin

Journaliste : Orianne Bosson
La source : Gavroche
Date de publication : 18/12/2018
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Gavroche est très heureux de vous présenter notre nouvelle chronique. Chaque mois, sur le web et dans notre magazine, notre collaboratrice Oriane Bosson nous racontera des aspects inédits et méconnus du Royaume. Ce mois-ci, à l’approche des fêtes de Noël et alors que la générosité doit être une valeur internationale, Oriane nous convie à découvrir ces grandes dames thaïlandaises si charitables. Voyage dans la Thaïlande du cœur.

 

Bangkok, Capitale du pays du sourire, la ville s’active, une effervescence particulière gagne la grande citée royale.

 

Du monde mais pas de bousculade.

 

Des milliers de voitures mais pas de klaxon.

 

Des téléphones partout mais des conversations silencieuses.

 

A Bangkok, les femmes trouvent leur place dans toutes les couches de la société, petites employées, femmes de la nuit, artistes, professeurs, médecins, militaires, policières et même moto taxi ou maçonnes.

 

Elles jouent à égalité avec l’homme dans le monde du travail.

 

Toutefois, en vous promenant dans les endroits luxueux, dans les salons de thés des grands hôtels, autours des brunchs réputés, vous remarquerez les femmes de la haute société de la capitale.

 

Les tenues sont ajustées à la perfection, les matières sont luxueuses et essentiellement typiquement thaïlandaises, les tissages des soies sont rares, les bijoux se montrent, les maquillages sont sans bavure et pas un cheveu ne dépasse, elles se tiennent droite, marchent sans précipitation, et tous autour d’elles sont aux petits soins.

 

Des princesses ?

 

Pas toujours, mais les femmes des grandes familles de Bangkok.

 

Elles se doivent de représenter leur rang, le pouvoir et le succès de leur nom.

 

Outre leur rôle d’épouse et de mère, elles doivent transmettre les règles essentielles et quasi fondamentales de la société thaïlandaise.

 

Elles travaillent d’ arrache pied à maintenir un équilibre illusoire dans le système économique thaïlandais.

 

Fortement influencées par la religion bouddhiste, Les femmes riches donnent.

 

Dans cette religion le don est la première des perfections par ce qu’il est directement opposé à la saisie.

 

Ces dames s’occupent activement des bonnes œuvres du pays.

 

La charité est une vertu inspirée par l’amour du prochain, la reine des vertus.

 

Elles collent aux modèles institués par les femmes célèbres de la famille royale.

 

Ainsi la princesse Galyani Vadhana, respectée et adulée, gérait de nombreuses fondations, comme la Cardiac children fondation, la Princess Mother fondation, l’Autistic of Thailand et quelques aides aux musiciens ou artistes.

 

La religion bouddhiste a scrupuleusement organisé le principe du don.

 

A qui donner ?

 

Ce qui doit être donné ?

 

Comment le donner ?

 

Pourquoi le donner ?

 

On donne, aux pauvres, aux malades aux affligés, aux sans défense.

 

La tradition inclue tous les animaux.

 

On donne aussi à ceux qui mènent une vie spirituelle à plein temps comme les moines ou les artistes.

 

On donne tout ce qui peut se posséder et par ordre de priorité : la nourriture, la boisson, les vêtement, les abris et les médicaments.

 

Puis on fait don de protection, pour soigner les maux physiques et mentaux.

 

Enfin on fait le grand don du Dharma qui consiste à partager ses connaissances en diffusant l’enseignement du chemin spirituel.

 

C’est un devoir de la société de soutenir tous les nécessiteux.

 

Il faut donner tous les jours, sans attente de gain personnel pour ne pas tomber dans l’avidité.

 

Le Bodhisattva dit « Tu peux ne pas être très scrupuleux, tu peux ne pas être capable de méditer même cinq minutes. Les années peuvent passer sans que tu parcoures les Écritures. Mais si ton aspiration est de mener N’importe quelle sorte de vie élevée, alors, au moins, Tu donneras ».

 

Bien sur la collecte des « mérites » par le biais des donations est la seule compensation envisageable.

 

Les femmes des grandes familles sont plus disponibles que leurs businessmen de maris, le caractère rédempteur de leur charité bénéficiera à toute la famille.

 

Les voici donc en scène, micro à la main, dans les galas de bienfaisance, organisant des Quizz, des spectacles, des diners, des bingos et des lotos pour récolter et transmettre.

 

Mais l’argent s’accumule, les tentations s’aiguisent, il est indispensable de maitriser les business de la charité d’une main de fer pour échapper aux dérapages.

 

Les associations, fondations et autres formes de captation de fond de doivent d’être une intégrité sans faille.

 

Elles s’organisent sous des entités légales assujetties au contrôle de l’État.

 

Voici donc nos grandes dames aux rênes d’entreprises complexes.

 

Elles se doivent de gérer les relations entre les donateurs et le pays.

 

Elles suppléent bien souvent à la pauvreté de l’état dans l’éducation, la médecine, et la vie des familles.

 

Ici pas d’allocation, peu de subvention, pas de prise en charge de toute la misère du monde.

 

Alors il faut aider, les temples, les écoles, les enfants handicapés, les orphelins, les vieux, les malades, les sans abris, les femmes meurtries, les temples et les animaux.

 

Il faut prendre des précautions avec la législation thaïlandaise qui interdit les jeux d’argent comme le loto ou les bingos.

 

Ne pas se mettre en porte a faux avec les susceptibilités locales.

 

Enfin pour être en conformité, il faudra parfaitement gérer l’état d’esprit du pays.

 

Ne donne pas qui veut et comme il veut.

 

Sans oublier qu’il faut aussi être là quand s’annoncent les pires catastrophes.

 

Pour le terrible tsunami ou les inondations, la réactivité de la société charitable de Bangkok a été instantanée et surprenante.

 

Le 27 décembre 2004, les grandes dames de Bangkok prenaient les avions pour descendre dans l’horreur du drame de Phuket, les sacs chargés de bahts et toujours sans un cheveu qui dépasse.

 

Calfeutrant leurs émotions dans une retenue impressionnante mais dans une efficacité implacable.

 

Il reste à noter que ces événements de bienfaisance sont encore très peu médiatisées mais s’appuient plutôt sur des réseaux d’influence liés à l’organisation des grandes familles et du système économique thaïlandais.

 

Les femmes thaïlandaises restent de toutes façons très solidaires entre elles et très concernées par le bonheur de leur peuple.

 

Elles aiment être fières de leur pays et fières de leur famille.

 

Outre les sociétés d’œuvres de bienfaisance elles créent des associations et des compagnies qui aident les femmes à promouvoir leurs capacités dans les domaines de la recherche, de l’économie et de la législation.

 

La charité ne se pose pas en termes de jeu face aux situations périlleuses que le pays rencontre.

 

En Thaïlande on se plaint peu, la souffrance, la misère, la maladie, sont des fatalités que seule une main tendue peut sauver.

 

Donner fait partie du quotidien, un peu de riz tous les jours dans le bol d’un moine, une piécette dans la main d’un miséreux, des bonbons, de petits cadeaux pour le jour des enfants le Wan Dek tout cela contre une bénédiction, un sourire, un spectacle de danse, une chanson d’enfants.

 

Tout cela pour quelques mérites gagnés et l’espoir d’un Karma préservé.

 

Réagissez, commentez, corrigez sur redaction@gavroche-thailande.com

 

Oriane Bosson

 

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