
La police accuse plusieurs entreprises chinoises, opérant via des prête-noms thaïlandais, de contrôler illégalement la production de noix de coco aromatique dans la province de Ratchaburi. Selon les autorités, ces sociétés nuisent aux agriculteurs locaux en maintenant les prix à un niveau extrêmement bas, tout en réalisant d’énormes profits grâce aux exportations.
Lors d’une conférence de presse, des représentants du Bureau central d’enquête et du Département du développement des entreprises ont expliqué que les difficultés rencontrées par les producteurs de Ratchaburi et des provinces voisines avaient déclenché une enquête, face à la demande étrangère croissante pour les produits thaïlandais à base de noix de coco aromatique.
Le 7 mars, la police a perquisitionné huit entreprises de transformation et d’exportation de noix de coco à Ratchaburi. Les enquêteurs ont découvert que six d’entre elles achetaient illégalement des produits agricoles, une activité réservée aux Thaïlandais. Dix Thaïlandais et sept étrangers passent désormais devant la justice, accusés dans cette affaire de manipulation des prix de la noix de coco.
Officiellement, ces sociétés affichaient des actionnaires thaïlandais détenant 51 % des parts, mais en réalité, ces « partenaires » n’étaient que des employés d’investisseurs chinois.
« Les prix d’achat pour les producteurs thaïlandais étaient maintenus entre 2 et 5 bahts par noix de coco, tandis que les fruits transformés s’exportaient vers la Chine à 35–50 bahts chacun. Les bénéfices colossaux revenaient aux investisseurs étrangers », a déclaré le général de division Thatphum Jaruprat, commandant de la division de lutte contre la criminalité économique.
Les enquêteurs ont également découvert que ces entreprises avaient déclaré de fausses pertes pour échapper à l’impôt.
Au 9 mars, les autorités avaient identifié 15 sociétés qui utilisaient des Thaïlandais comme prête-noms, dont onze implantées à Ratchaburi et les autres à Samut Prakan, Pathum Thani, Samut Sakhon et Bangkok.
Certaines entreprises louaient des plantations, transformaient elles-mêmes les noix de coco et exportaient leurs produits. Cette intégration verticale leur permettait de fixer les prix d’achat aux producteurs à un niveau artificiellement bas, maximisant ainsi leurs profits.
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