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VIETNAM – POLITIQUE : Qui est To Lam, réélu chef du parti communiste ?

Date de publication : 26/01/2026
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Nous reproduisons ici en Français un article de la BBC.

 

To Lam a été désigné pour diriger le Vietnam pour les cinq prochaines années. Le Congrès du Parti communiste vietnamien l’a élu secrétaire général, la plus haute fonction politique du pays, à la tête de l’État à parti unique.

 

Arrivé à la tête du Parti communiste vietnamien après la mort de son dirigeant historique Nguyen Phu Trong en juillet 2024, To Lam a brigué un nouveau mandat à l’issue d’une première période relativement courte, marquée par le lancement de réformes administratives et économiques d’envergure.

 

Âgé de 68 ans, il ambitionne de faire sortir le Vietnam du « piège des revenus intermédiaires » afin de transformer le pays, déjà grande puissance manufacturière, en une économie pleinement développée. Ses détracteurs lui reprochent toutefois un style de gouvernance jugé trop autoritaire dans sa volonté d’accélérer la croissance.

 

À peine huit mois après son entrée en fonction, en avril, il a dévoilé sa feuille de route pour engager le Vietnam sur une nouvelle trajectoire de prospérité. Devant plusieurs centaines de milliers de personnes réunies à Hô-Chi-Minh-Ville le 30 avril, à l’occasion du 50ᵉ anniversaire de la fin de la guerre du Vietnam — célébrée localement comme le « Jour de la Libération » —, il a promis de « s’appuyer sur l’esprit de la grande victoire du printemps 1975, ainsi que sur les valeurs et les acquis des quarante dernières années de réformes sous le Doi Moi ».

 

Le « Đổi Mới » désigne l’ensemble des réformes économiques et politiques engagées par le Parti communiste vietnamien à partir de 1986, avec pour objectif de transformer le pays en une « économie de marché à orientation socialiste ». En libéralisant progressivement l’économie, en ouvrant le pays aux investissements étrangers et en s’appuyant sur une main-d’œuvre abondante et bon marché, ces réformes ont permis au Vietnam de passer, en quelques décennies, du statut de l’un des pays les plus pauvres du monde à celui d’une réussite économique majeure en Asie du Sud-Est.

 

Debout devant des responsables politiques, des vétérans de guerre et des dignitaires étrangers, il a affirmé : « Nous obtiendrons de nouveaux succès majeurs et forgerons de nouveaux miracles dans cette nouvelle ère de richesse, de civilisation, de prospérité et de progrès national. »

 

To Lam s’est imposé sur la scène politique vietnamienne en menant la vaste campagne anticorruption baptisée « fournaise brûlante ». Lorsqu’il a accède au poste de secrétaire général du Parti communiste le 3 août 2024, il consolide son statut d’homme le plus puissant du Vietnam.

 

Mais l’autorité n’était pas nouvelle pour lui. Dans le sillage de son père, To Quyen, ancien colonel de l’armée et chef de la police, To Lam a passé l’essentiel de sa carrière au sein des forces de police et des services de sécurité.

 

Après plus de quarante ans passés au sein des forces de sécurité publique, il s’est imposé comme l’une des figures centrales de la campagne anticorruption dite de la « fournaise brûlante », destinée à éradiquer les pratiques corruptives au sein de l’appareil d’État et du secteur public.

 

Cette campagne a visé de hauts fonctionnaires, des membres du politburo ainsi que des figures emblématiques de la corruption, à l’image de Truong My Lan, qui avait secrètement pris le contrôle de la Saigon Commercial Bank et détourné, pendant plus de dix ans, des prêts et des fonds pour un montant estimé à 44 milliards de dollars. Elle a été condamnée à mort en avril de l’an dernier, dans l’une des plus grandes affaires financières de l’histoire du pays.

 

Lancée en 2016, la campagne anti-corruption a entraîné des sanctions disciplinaires, des licenciements ou des exclusions touchant des dizaines de milliers de fonctionnaires vietnamiens. Héritier de la ligne politique de Nguyen Phu Trong, To Lam s’est engagé à poursuivre cette offensive, qui a permis au Vietnam de progresser dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, de la 113e place en 2016 à la 88e en 2024.

 

Il a également mis à profit cette campagne pour rationaliser en profondeur la bureaucratie, en licenciant au moins 100 000 fonctionnaires, en réduisant de moitié le nombre de provinces et en supprimant plusieurs ministères.

 

La carrière de To Lam n’est pas exempte de controverses. Sous son autorité, les agences de sécurité vietnamiennes ont intensifié la répression contre les militants et les journalistes, procédant à l’arrestation de membres d’organisations de défense des droits humains et multipliant les atteintes à la liberté de la presse. Depuis 2016, plus de 70 journalistes ont été emprisonnés, dont 38 sont toujours détenus, selon Reporters sans frontières.

 

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