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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, le premier veut l’Élysée, le second voulait Loana

Journaliste : Richard Werly Date de publication : 31/03/2026
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Édouard Philippe

 

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Ils étaient « onze célibataires ». Et parmi eux, dans le Loft qui transforma tous les Français en voyeurs impénitents, il y avait Jean-Édouard. Allez, ne faites pas comme si vous n’aviez pas regardé au moins un épisode de « Loft Story ». Peut-être même l’avez-vous fait, nostalgiques, après l’annonce de la disparition de Loana, retrouvée seule dans son studio niçois, parce que l’odeur de son cadavre et de celui de son chien, abandonnés depuis plusieurs jours, se répandait dans son immeuble.

 

Jean-Édouard et la piscine ! Le coup du siècle. Boum boum au Loft, devant les caméras. Sauf que l’histoire n’est pas si simple. Loana et son amant du Loft n’avaient pas conclu. « Fake news », comme dirait la star mondiale de la téléréalité qu’est Donald Trump. L’actuel président des Etats-Unis n’avait pas encore, en 2001, lancé son premier « You’re fired ! » à la fin de chaque épisode de « The Apprentice ». Le Loft, alias « Big Brother » dans sa version originale néerlandaise, régnait en maître sur le temps de cerveau disponible. Avec Loana en sirène médiatique. Jusqu’à finir noyée sous la vague de sa notoriété.

Il n’est pas, lui, célibataire. Édouard Philippe n’est pas dans la piscine du « Loft ». Il veut nager dans le grand bain de l’Élysée. Une réélection municipale au Havre, et le voici propulsé, par des sondages jusque-là timides à son égard, en meilleur adversaire de Marine Le Pen ou Jordan Bardella pour la présidentielle de 2027. Cela tombe bien : l’ancien Premier ministre a de l’humour et un talent de romancier. Il a d’ailleurs écrit deux polars politiques avec l’eurodéputé Gilles Boyer.

Parmi les citations favorites de celui qui, avec la hausse du prix du diesel, précipita les Gilets jaunes sur les ronds-points durant l’hiver 2018 : « Le découragement ne fait pas partie de la gamme d’émotions que je m’autorise. » Punaise. On dirait du Rambo révisé par Voltaire. Édouard Philippe pratique la boxe. Jean-Édouard préférait un autre sport. Au paradis, Loana présidente ?

Bonne lecture, sans être coupés du monde !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

 

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1 COMMENTAIRE

  1. La récente réélection aux municipales semble donner corps à de possibles chances d’accéder à une place enviable pour le maire du Havre dans la perspective du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2027. Le récent sondage du Journal du Dimanche révèle une hausse sensible de sa « cote d’adhésion » (soutien et sympathie), à 36 % (soit +8 points par rapport à février), doublant Marine Le Pen et n’étant plus devancé que par J. Bardella, crédité de 38 %. Il pourrait donc concurrencer un candidat du Rassemblement national. Il ne s’agit toutefois que d’une embellie sondagière, à laquelle un éventuel échec électoral aurait pu mettre fin. E. Philippe semble, pour le moment, sorti de sa condition de spectre, et certains le voient désormais auréolé.

    Le RN, lors de ces mêmes municipales, a confirmé sa poussée électorale, surtout dans les communes de 30 000 habitants, qui représentent 70 % du corps électoral. Les intentions de vote donnent une avance significative à ce parti, qui distance nettement tous les autres, notamment celui qui le suit. Le RN dispose, par conséquent, d’une base structurelle qui lui assure une place au deuxième tour, même si l’ampleur du résultat dépendra du maintien ou non de Marine Le Pen, sauf accident de parcours invalidant les deux candidats ou en cas de dissensions internes conduisant à une division des forces.

    Les chances d’E. Philippe de figurer au deuxième tour de la présidentielle dépendent de nombreux facteurs, dont l’évolution du « bloc central ». Bien que composé des LR non « ciottistes », d’Horizons, du MoDem et de Renaissance, le périmètre de ce « socle commun » n’est pas clairement déterminé, aussi bien sur sa gauche (G. Attal, jugé trop à gauche ?) que sur sa droite (B. Retailleau, jugé trop à droite ?). Personne ne s’impose de manière évidente, fonction pourtant traditionnellement assurée par les partis politiques, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui au vu de leur affaiblissement (réseaux sociaux, individualisme, etc.).

    L’absence d’unité sera nécessairement à l’origine de nombreuses candidatures, même si la mise en place de primaires — symptôme de l’incapacité des partis à désigner un leader « incontesté » et « naturel » — est de nature à les réduire, voire à les éliminer. L’exercice n’en produit pas moins des ressentiments chez les « perdants » et peut nuire à l’unité de la candidature.

    Au premier tour, nous aurons probablement une pluralité de candidatures, avec des scores avoisinant, pour chacun, les 10 % ou légèrement plus.

    Le sondage récent, favorable à E. Philippe, dépassant de 10 points celui de G. Attal, lui confère actuellement une certaine « crédibilité présidentielle ». La primaire fermée du 18 avril prochain tentera de l’entériner, mais rien n’est certain. En effet, contrairement au RN ou à LFI, où le candidat est identifié, il n’en va pas de même pour le bloc central. La multiplicité des candidatures possibles demeure, et rien ne garantit que certains ne se présenteront pas malgré la primaire, ou en dehors de celle-ci, à titre personnel ou en refusant de soutenir le candidat désigné.

    L’issue dépendra, entre autres, des sondages, qui influencent et cristallisent l’opinion jusqu’à un certain point (voir l’article de Jean-Yves Dormagen : « En rendant visible l’état de l’opinion, les sondages fonctionnent comme un discret contre-pouvoir », Le Monde, 31 mars 2026, p. 25). Ceux-ci évolueront en fonction des prestations télévisées, des campagnes électorales — sachant que de nombreux électeurs se décident dans les derniers jours — et des programmes.

    E. Philippe, ayant déjà annoncé sa candidature et bénéficiant d’une dynamique favorable à l’issue des municipales, peut espérer affronter au second tour le candidat du RN. Avec quelles chances de succès ? Une expérience gouvernementale de trois ans face à un candidat présenté comme inexpérimenté ? Un programme qu’il devra positionner comme une alternative à la politique « macroniste » qu’il a lui-même menée ? Un programme qu’il qualifie de « massif », mais dont le contenu reste pour l’instant largement inconnu, à l’exception d’une réforme repoussant l’âge de la retraite à 67 ans, à l’opposé des positions du RN ? Une politique migratoire également en décalage avec celle prônée par ce dernier ?

    La place des socialistes constitue une autre inconnue. À ce stade, les divisions internes dominent, notamment sur l’attitude à adopter vis-à-vis de LFI : alliance ou reconstruction d’une force autonome encore incertaine. Les figures susceptibles d’incarner cette recomposition ne se sont pas encore déclarées et pourraient, comme à droite, être nombreuses. Seul J.-L. Mélenchon semble aujourd’hui disposer d’une capacité de rassemblement suffisante pour permettre à une gauche « mélenchonisée », et donc divisée, d’espérer une qualification au second tour. L’issue, face à un candidat RN, semble pour l’heure incertaine… voire défavorable. Pour le moment…

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