
Alors que Songkran bat son plein à travers la Thaïlande, les autorités rappellent que cette fête populaire, symbole de joie et de partage, est encadrée par des règles strictes. Face à des débordements de plus en plus fréquents, notamment dans des zones touristiques comme Phuket, les comportements inappropriés peuvent entraîner de lourdes sanctions.
Parmi les infractions les plus courantes, le fait d’asperger des personnes sans leur consentement — en particulier celles qui ne participent pas aux festivités — est passible de jusqu’à un mois de prison ou une amende pouvant atteindre 10 000 bahts.
L’utilisation d’eau glacée ou de pistolets à eau à haute pression est également sanctionnée. Ces pratiques, jugées dangereuses, peuvent entraîner jusqu’à six mois de prison ou une amende allant jusqu’à 10 000 bahts.
Autre dérive fréquemment dénoncée : l’application de pâte (souvent du talc ou de l’argile) sans consentement. Là encore, la loi est claire : ce type de comportement peut conduire à un mois de prison ou une amende maximale de 10 000 bahts.
Mais les sanctions les plus sévères concernent les atteintes à l’intégrité physique et morale. Les gestes déplacés, attouchements ou tout acte de harcèlement sexuel sont considérés comme des crimes graves, passibles de jusqu’à 10 ans de prison et 200 000 bahts d’amende.
Par ailleurs, le port de tenues jugées indécentes ou trop révélatrices peut entraîner une amende pouvant aller jusqu’à 5 000 bahts, tandis que la diffusion de musique à volume excessif est sanctionnée par jusqu’à un mois de prison ou 2 000 bahts d’amende.
Enfin, dans les cas les plus graves de troubles à l’ordre public, certaines infractions peuvent être punies de jusqu’à trois ans de prison ou 60 000 bahts d’amende.
Préserver l’esprit de Songkran
Les autorités insistent : Songkran n’est pas une zone de non-droit. Si la fête est synonyme de convivialité, elle doit se dérouler dans le respect des autres et des règles.
Dans un contexte où certains comportements, notamment dans les zones touristiques, suscitent de plus en plus de critiques, ce rappel à la loi vise à préserver l’image de la Thaïlande et à garantir la sécurité de tous — locaux comme visiteurs.
Car au-delà des éclaboussures, Songkran reste avant tout une tradition culturelle, et non un prétexte aux excès.
Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici










