
Les tensions au Moyen-Orient continuent de peser sur les marchés mondiaux, mais les investisseurs affichent un optimisme prudent. Dans ce contexte, les grandes prévisions sur les devises et les taux restent globalement inchangées, tandis que les perspectives sur les matières premières évoluent à la hausse, notamment pour le pétrole.
L’Asie entre stabilité monétaire et incertitudes géopolitiques
En Asie, l’attention se concentre sur la Chine. Malgré un environnement international incertain, les analystes maintiennent leur prévision d’un taux de change autour de 6,70 yuans pour un dollar d’ici fin 2026. Cette projection repose sur une hypothèse clé : Pékin devrait continuer à privilégier la stabilité de sa monnaie dans un contexte de tensions globales.
Cette stratégie vise à éviter toute volatilité excessive, alors que la région reste exposée aux effets indirects du conflit avec l’Iran, notamment via les prix de l’énergie et les flux commerciaux.
Le pétrole, facteur déterminant pour la région
C’est justement sur le front énergétique que les évolutions sont les plus marquées. Les prévisions ont été revues à la hausse, avec un prix moyen du Brent attendu autour de 92 dollars le baril. Cette hausse reflète un scénario de conflit prolongé au Moyen-Orient et des risques d’escalade persistants.
Pour les économies asiatiques, largement importatrices d’énergie — dont la Thaïlande — cette dynamique constitue un facteur de pression. Elle pourrait peser sur l’inflation et les balances commerciales dans les mois à venir.
Des marchés globalement résilients
Malgré ces tensions, les marchés de change des grandes économies restent relativement stables. Les analystes anticipent toujours un affaiblissement modéré du dollar à moyen terme, avec un euro attendu autour de 1,20 dollar d’ici fin 2026.
Du côté des taux d’intérêt, les ajustements restent limités. Les rendements américains à 10 ans devraient s’établir autour de 4,25 %, confirmant un environnement financier encore contraint.
Une région attentive aux signaux extérieurs
Au-delà de la Chine, l’ensemble de l’Asie émergente évolue dans un équilibre délicat. Entre dépendance énergétique, ralentissement du commerce mondial et tensions géopolitiques, la région reste sensible aux chocs extérieurs.
Dans ce contexte, la stabilité monétaire apparaît comme un objectif central pour les autorités asiatiques. Mais elle dépendra largement de l’évolution du conflit au Moyen-Orient — principal facteur d’incertitude à court terme pour les marchés.
Gaston Baht
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