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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, Sarkozy-Villepin, au comptoir du boucher

Journaliste : Richard Werly Date de publication : 12/05/2026
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J’ai encore cette phrase en tête. Elle remonte à octobre 2009, attribuée par Dominique de Villepin à celui qui présidait la France: Nicolas Sarkozy. « Il a promis de me pendre à un croc de boucher », affirme alors l’ancien Premier ministre à propos de celui que les Français ont élu, deux ans plus tôt, chef de l’État avec 53,06% des voix face à la socialiste Ségolène Royal. Ambiance.

 

« Sarko » est à ce moment-là en position de faire régner la terreur politique. Il n’a pas supporté que les mensonges sur une possible implication dans des détournements de fonds et de blanchiment dans l’affaire Clearstream – distillés selon lui par de Villepin – menacent sa conquête de l’Élysée. Le boucher se nomme Sarkozy. Et le pendu sera l’ancien favori de Jacques Chirac, formidablement incarné à l’écran par Thierry Lhermitte dans « Quai d’Orsay », le film de Bertrand Tavernier consacré à un ministre des Affaires étrangères de fiction nommé Alexandre Taillard de Worms.

 

La France du croc de boucher n’a malheureusement pas disparu.

 

Elle vient même de ressurgir sous la forme d’un avertissement clair adressé par un personnage de l’ombre déjà impliqué dans les dénonciations des costumes de François Fillon en 2016 : l’intermédiaire corse Robert Bourgi. En balançant une info sur des statuettes africaines imprudemment acceptées par Dominique de Villepin (qui a finalement reconnu son « erreur »), l’entremetteur connu pour ses liens avec Sarkozy et ce qu’il reste de la Françafrique a sorti le carton rouge.

 

Message à l’intention de celui qui se rapproche de plus en plus de la présidentielle de mai 2027, avec l’intention de « rassembler » et d’y rejouer la partition de la France gaullienne face au reste du monde : d’autres révélations peuvent sortir. Lesquelles ? Motus. Le comptoir de la boucherie politique tricolore est rouvert. N’oublions pas que le Qatar, entre autres, a enrichi ces deux personnalités de droite à force de contrats publics ou privés depuis plus de vingt ans…

 

Le problème est que le « boucher » Sarko est mal en point. Son procès en appel dans l’affaire des présumés fonds secrets libyens de sa campagne de 2007 n’a pas dissipé l’impression d’une grave affaire d’État. Le réquisitoire était à nouveau terrible pour lui ce lundi 11 mai. Alors, qui finira pendu ? « Ce nain va nous faire une France à sa taille », répétait alors, paraît-il, Dominique de Villepin. Vous en reprendrez bien une tranche ?

 

Bonne lecture, sans couteau de boucher !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

 

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1 COMMENTAIRE

  1. Disparu en 1821, il a connu des renaissances, des triomphes et des victoires posthumes… Sommes-nous à la veille d’assister à un remake aussi populaire de la comédie musicale, à un succès public du chanteur de « Je suis malade »… complètement malade ?

    On connaît le jugement de Chateaubriand : « Vivant, il a manqué le monde ; mort, il le possède. »
    Surpassera-t-il tous ceux, innombrables, qui l’ont interprété ? Parmi eux : Sacha Guitry, Charles Vanel, Patrice Chéreau, Jean-Louis Barrault, Marlon Brando, Albert Dieudonné dans le Napoléon d’Abel Gance, Jean Yanne, Pierre Mondy ou encore Christian Clavier.

    Va-t-il marcher sur les traces de Michel Sardou (« La Marche en avant ») ou de Serge Lama, lui, le chanteur de « Femmes, femmes, femmes », plus enclin à s’intéresser à Casanova ?

    Certains voient chez Dominique Galouzeau de Villepin tous les attributs de l’empereur : la présence, la prestance, le flair, le panache, la passion, la folie. De Villepin franchissant le col du Grand-Saint-Bernard, à la bataille de Rivoli, sur le champ de bataille d’Eylau, haranguant l’armée avant la bataille des Pyramides, sans oublier le sacre et la couronne posée par lui-même sur sa tête devant un pape coi : Austerlitz surtout… autant de tableaux qui doivent orner les murs de son immense demeure parisienne, dont il est dit qu’elle est un musée.

    Peut-être hanté par la lecture de L’Oreille cassée, la statuaire semble surtout concentrer l’addiction impériale de D. de Villepin lorsque, les contemplant, il croit voir le portrait de lui-même.

    Aveuglé par l’épopée du Corse et les images d’Épinal qui l’accompagnent, de Villepin tente désespérément d’incarner la complexité du personnage, de croire à son rapport unique avec le destin… Et de là à l’imaginer, comme son devancier, dicter sur les champs de bataille trois lettres en même temps : au préfet, à sa mère, à sa maîtresse…

    Mais finir pendu à un croc de boucher fut réservé, piazzale Loreto à Milan en 1945, à un autre personnage qui crut incarner une autre forme d’empire… Pendre la crémaillère avec Nicolas Nagy-Bocsa Sarkozy après la victoire ? On lui souhaite au mieux « une île », celle que chanta, en 1969, Serge Lama.

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