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THAÏLANDE – FRANCE : Le candidat « patriote » Eric Miné répond aux questions de Gavroche

Date de publication : 14/05/2026
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Eric Miné

 

Gavroche l’a dit et répété : les élections consulaires font battre le cœur de la communauté française en Thaïlande et en Birmanie. Il est donc normal d’accueillir, dans nos colonnes, les points de vue des différents candidats. Eric Miné a accepté de répondre à nos questions. Plus que jamais, Gavroche s’affirme comme le poumon de la communauté française et francophone de Thaïlande.

 

Pourquoi êtes-vous candidat ?

 

Élu en 2014 sous les couleurs du Rassemblement Bleu Marine, puis réélu en 2021 sous celles du Rassemblement National, ma candidature à la tête de la liste que je mène aujourd’hui s’inscrit dans cette fidélité. Ce n’est pas parce que nous résidons à l’étranger que notre vote devrait avoir une portée moindre.

 

Il s’agit ici d’élire, pour six ans, des représentants qui désigneront eux-mêmes nos sénateurs, pourront siéger à l’AFE (Assemblée des Français de l’Étranger) et devront défendre les intérêts de nos compatriotes établis hors de France au sein des consulats où ils se réuniront.

 

Les attributions locales des conseillers des Français de l’étranger sont connues et ont été abondamment détaillées au cours de cette pré-campagne : domaine social, bourses scolaires, subventions… J’ai d’ailleurs souvent rappelé que nous n’y détenions qu’un pouvoir consultatif, donc non politique au sens décisionnaire du terme.

 

Au cours de mes précédents mandats, j’ai participé, comme chacun de mes collègues, aux réunions consacrées à ces sujets. Comme eux, j’y ai exprimé mon avis et ai parfois été entendu. Comme eux également, je suis régulièrement intervenu pour aider des compatriotes à résoudre une situation administrative ou à faire remonter un problème aux services consulaires.

 

Mais nous ne sommes pas élus au suffrage universel uniquement pour cela.

 

Les Français de l’étranger ne sont pas des citoyens de second ordre qu’il faudrait seulement assister à tout prix, même si leurs intérêts doivent évidemment être défendus avec équité. Français à part entière, ils peuvent nourrir, autant que ceux vivant sur le territoire national — et parfois davantage encore, loin d’une patrie qu’ils gardent profondément ancrée dans leur cœur — un véritable amour et une grande ambition pour la France.

 

Je suis candidat pour défendre cet amour et cette ambition. Je suis candidat pour porter une cause qui m’est chère, des convictions qui guident mon action, ainsi qu’une certaine idée de la France et de son rayonnement au-delà de ses frontières.

 

Je suis candidat pour offrir à mes compatriotes la possibilité de partager mes choix et d’exprimer, où qu’ils résident, leur volonté d’une grande alternance politique pour notre pays.

 

Engagé au Rassemblement National, je suis le candidat des patriotes.

 

Quelles sont vos priorités pour 2026 ?

 

Pour 2026, ma priorité sera déjà d’être réélu. Mais j’imagine bien que vous m’interrogez surtout sur les perspectives du mandat à venir et sur les priorités que je lui donnerai si les électeurs m’accordent de nouveau leur confiance. Je les ai présenté dans la circulaire qui sera mise en ligne par l’administration le 18 mai, à l’ouverture officielle de la campagne électorale :

 

  • Reconnaissance et soutien des entrepreneurs français établis selon le droit local de leur pays de résidence ;
  • Promotion d’une politique culturelle conforme aux exigences du rayonnement français ;
  • Fin du « deux poids, deux mesures » et recherche d’une véritable équité en matière d’enseignement et d’accès aux soins ;
  • Équité fiscale pour nos compatriotes de l’étranger disposant d’une résidence familiale ou de recours en France ;
  • Défense et pérennisation de notre réseau diplomatique et consulaire pour tous les Français, sans distinction d’âge ou de situation ;
  • Rétablissement de critères démocratiques dans l’attribution des subventions aux associations.

 

J’y précise également ce que j’entends par la fin du « deux poids, deux mesures » :

 

En matière d’accès aux soins, par le rétablissement de l’offre volontaire de service public de la CFE (Caisse des Français de l’Étranger), fragilisée par la réforme macroniste de 2018 ;
En matière d’enseignement français à l’étranger, afin de soutenir les familles confrontées à des frais de scolarité en constante augmentation, nous poserons la question du maintien de l’AEFE dans son statut actuel.

 

Ces sujets me paraissent à la fois prioritaires et spécifiques aux Français établis hors de France. J’accorde peut-être une attention particulière à la CFE, sujet d’inquiétude majeur pour nombre de nos compatriotes dans la circonscription depuis la dérive mercantile engagée sous les auspices de sa députée Renaissance, Mme Genetet.

 

Quant aux priorités politiques de mon mandat, je pense que chacun les aura comprises.

 

Quel bilan tirez-vous du mandat précédent ?

 

Je voudrais ici, pour Gavroche, apporter un éclairage plus personnel — et peut-être plus consensuel — sur ce mandat que j’exerce depuis maintenant douze ans à Bangkok.

 

Tout d’abord, quel bilan tirer de mes relations avec l’administration au cours de ces années ?

 

Depuis Thierry Viteau en 2014 jusqu’à Jean-Claude Poimboeuf aujourd’hui, cinq ambassadeurs se sont succédé à la Résidence. À leurs côtés, de nombreux diplomates, consuls et agents des services consulaires ont occupé différents postes à l’ambassade, au point qu’il me serait difficile d’en retracer aujourd’hui une chronologie parfaitement fidèle.

 

Je dois cependant dire qu’avec aucun d’entre eux — autant qu’il m’en souvienne — et malgré une étiquette politique pourtant réputée clivante, je n’ai jamais ressenti la moindre tension particulière. Je pourrais rapporter quelques traits d’humour de certains, amusés de la cordialité de nos échanges alors même que la vie politique française connaissait de vives polémiques autour de mon parti.

 

Enfin, j’aimerais dire un mot de mes rapports avec mes collègues du conseil consulaire.

 

Là encore, depuis 2014, les visages ont parfois changé, mais moins souvent que ceux du personnel de l’ambassade. Nous sommes quatre élus. Notre première mandature a duré sept ans en raison du Covid ; la seconde, qui s’achève aujourd’hui, a été ramenée à cinq ans. Certains collègues sont partis, ont quitté la Thaïlande, suspendu leur engagement ou choisi de ne pas se représenter. D’autres reviendront peut-être.

 

Mais avec tous, quelles qu’aient été leurs opinions politiques — parfois clairement situées à gauche — nous n’avons jamais connu la moindre querelle. Il y eut des divergences, bien sûr, toujours exprimées avec courtoisie ; quelques taquineries aussi sur nos positions respectives, car nous sommes Français. Mais jamais d’affrontements comparables à ceux que connaissent parfois certaines assemblées.

 

Au contraire, de véritables sympathies ont pu naître au fil des réunions consulaires, indépendamment de tout esprit partisan.

 

Peut-être que, compatriotes vivant loin de notre pays et confrontés aux mêmes joies comme aux mêmes préoccupations, sommes-nous davantage enclins à l’entente lorsqu’il s’agit, au fond, de défendre l’intérêt commun de nos semblables dans cet éloignement partagé. Peut-être aussi que la magie du « pays du sourire » contribue à cette atmosphère apaisée. Je ne sais.

 

Mais je formule le vœu que la prochaine mandature prolonge cet esprit.

 

Qu’est-ce qui distingue votre liste ?

 

J’ai dit en préambule que ma candidature s’inscrivait dans la fidélité. Ma liste se distingue par cette même fidélité.

 

Avec mes colistiers, nous sommes restés fidèles à nos électeurs puisque, à deux exceptions près — un départ du pays et un empêchement lié à un voyage — notre liste est identique à celle présentée lors du précédent scrutin.

 

Je retrouve ainsi à mes côtés Carole Bauduin, ma seconde de liste, aujourd’hui retraitée de la direction administrative de l’école française de Pattaya mais toujours aussi active et déterminée ; Axel Gauthier, professeur de français à Bangkok, qui rappelle que les enseignants ne sont pas tous de gauche ; Didier Treutenaere, énarque, ancien haut fonctionnaire, officier des Palmes académiques, diplômé de philosophie de la Sorbonne et auteur d’ouvrages de référence sur le bouddhisme ; enfin Alain Bois, militant historique de la cause nationale.

 

À eux s’ajoutent deux nouvelles colistières, sympathiques retraitées qui, sans être particulièrement engagées en politique, ont accepté de nous apporter leur concours afin de permettre notre candidature dans un scrutin imposant la parité. Un réflexe démocratique qui les honore et dont je leur suis particulièrement reconnaissant.

 

Mais ce qui nous distingue avant tout, c’est la clarté de notre positionnement.

 

En portant leur suffrage sur la liste « Rassemblement National Thaïlande-Birmanie » menée par Éric Miné, les électeurs savent pour qui ils votent.

 

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