
Les longues vacances du Nouvel An lunaire déclenchent cette année encore un vaste mouvement de population en Chine, à l’intérieur du pays comme à l’étranger. Selon les agences de voyage, les destinations les plus prisées par les touristes chinois sont la Russie, l’Australie, la Thaïlande et la Corée du Sud, tandis que le Japon enregistre un net recul.
Avec neuf jours de congés à partir du 15 février — un jour de plus que d’ordinaire — les Chinois profitent de l’Année du Cheval pour multiplier les déplacements, notamment vers l’étranger. Comme chaque année, des millions de personnes rentrent aussi dans leur ville natale pour les réunions familiales, alimentant la consommation dans les transports, le commerce, la restauration et les loisirs.
Un record historique de déplacements
Les autorités chinoises anticipent un record de 9,5 milliards de trajets sur la période de 40 jours correspondant au pic des déplacements du Nouvel An, contre 9,02 milliards l’an dernier. L’allongement des congés devrait encore renforcer la mobilité, tant sur les lignes intérieures que sur les liaisons internationales.
La Thaïlande s’impose à nouveau comme la première destination étrangère, notamment grâce à son climat estival alors qu’une grande partie de la Chine connaît l’hiver. Sur le marché intérieur, les voyageurs se répartissent entre les stations balnéaires comme Hainan et les destinations hivernales telles que la montagne de Changbai, dans le nord-est du pays.
La Russie et l’Australie en forte hausse
La Russie bénéficie pleinement de la suppression des visas pour les visiteurs chinois décidée en décembre : les réservations ont plus que doublé par rapport à l’an dernier. Les voyages vers l’Europe du Nord progressent également.
La reprise des vols long-courriers stimule aussi la demande pour l’Australie. Le principal site chinois de réservation de voyages indique une hausse de plus de 100 % du nombre de visiteurs par rapport à l’année précédente. Globalement, la capacité des vols internationaux durant les congés du Nouvel An lunaire a augmenté de 9 % sur un an et représente désormais environ la moitié de l’offre totale.
Le Japon perd du terrain
À l’inverse, le Japon subit les effets des tensions politiques persistantes avec Pékin. Les données pour 2026 montrent une chute marquée du trafic aérien : durant la semaine du 2 février, les vols entre la Chine et le Japon ont reculé de 49,2 % par rapport à l’an dernier.
Plusieurs liaisons mises en place pour le Nouvel An lunaire de 2025 n’ont pas été reconduites cette année, alors que le Japon figurait jusque-là parmi les destinations favorites des voyageurs chinois, aux côtés de la Thaïlande et d’autres pays d’Asie.
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