
À Bangkok, les trottoirs sont réservés aux piétons. La municipalité le rappelle avec des panneaux particulièrement explicites : motos et voitures interdites, sous peine d’une amende pouvant atteindre 5 000 bahts. Lundi 7 septembre, à Thong Lo, Gavroche en a fait l’expérience. Entre la règle et la réalité, quelques mètres ont suffi.
Lundi 7 septembre, en début d’après-midi. Nous marchons sur Sukhumvit Road, à hauteur de Thong Lo. Soleil de plomb, circulation dense : un début de semaine comme Bangkok sait les faire.
Sur le trottoir, des barrières métalliques attirent notre attention. L’une d’elles porte une pancarte de l’administration de Bangkok. Le dessin est sans ambiguïté : une voiture, une moto, le tout barré d’un cercle rouge.
Le texte l’est encore moins : interdiction de stationner ou de circuler en voiture ou à moto sur le trottoir.
Et pour ceux qui hésiteraient encore sur la portée du message, le montant de l’amende est inscrit en gros caractères rouges : 5 000 BAHT.

Nous prenons la photo.
Puis nous continuons à pied.
Quelques dizaines de mètres plus loin, Bangkok se charge elle-même de la démonstration.
Face à nous, sur le trottoir, arrive… un motard.
Il ne pousse pas sa moto. Il ne cherche pas une place pour se garer. Il roule tranquillement dans notre direction, empruntant le trottoir comme une voie supplémentaire de Sukhumvit Road.
Il faut reconnaître à Bangkok un certain sens du timing.
Le règlement et la réalité
La scène prête à sourire. Elle illustre pourtant un problème très concret de la vie quotidienne dans la capitale : les motos qui empruntent les trottoirs pour contourner la circulation ou gagner quelques dizaines de mètres.
Pour les piétons, et plus encore pour les personnes âgées, les enfants ou les personnes à mobilité réduite, la situation est évidemment moins amusante.
La municipalité de Bangkok tente depuis plusieurs années de décourager cette pratique. À Thong Lo, panneaux et barrières rappellent en tout cas clairement que le trottoir appartient d’abord aux piétons.
Ce lundi, le message était parfaitement visible.
Le panneau annonçait 5 000 bahts.
Le motard, lui, est passé.
À Bangkok, entre la règle et son application, il suffit parfois de quelques mètres de trottoir.
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Il ne s’agit pas de « motos » mais de mobylettes ; il y a très peu de motos circulant à Bangkok ! La photo montrée pour étayer votre article ne reflète pas la réalité concernant la circulation. En effet, l’on y voit un motocycliste sur un trottoir, mais on voit aussi que l’avenue n’est, loin s’en faut, surchargée. Il s’agit plutôt de quelqu’un qui a quelque chose à faire non loin.
Mon propos n’est pas axé sur une critique de l’article, mais davantage pour vous exposer une réalité jamais dite : Bangkok est une ville qui a beaucoup de deux-roues et rien n’est fait pour eux. Ces motards paient un tribut scandaleux en accidents et en décès, suite aux nombreux accidents qui y ont lieu. Ne pensez-vous pas que vous devriez parler de l’insécurité rencontrée par ces gens qui sont souvent des travailleurs « express » pour aller d’un point à un autre, pressés (plus ils livrent, plus ils gagnent), sans que personne ne se soucie de mettre en place un moyen sécurisé, un espace, afin de leur éviter de slalomer entre les voitures, de prendre des risques, d’emprunter parfois les trottoirs…
Je vous affirme, pour être motocycliste moi-même, ne voir qu’exceptionnellement un motard sur un trottoir. Il faudrait qu’ils puissent travailler avec davantage de sécurité.
C’était ma contribution pour le bien-être de ces jeunes gens, si…
Bien cordialement à l’équipe Gavroche, que j’apprécie.
Timothée Gonzalez