
L’ancien Premier ministre cambodgien et actuel Président du sénat, Hun Sen a confirmé la réception, le 9 juin, de 40 chars de combat chinois T59D, tout en affirmant que cette acquisition résultait d’une commande passée « depuis longtemps » et n’avait aucun lien avec les tensions actuelles dans la région.
Selon plusieurs médias cambodgiens, le contrat porterait au total sur 93 blindés, dont cette première livraison constitue une partie.
Hun Sen a rejeté toute interprétation offensive de ce renforcement militaire. « Le Cambodge n’a pas pour habitude d’envahir d’autres pays », a-t-il déclaré, rappelant que chaque État est souverain pour moderniser ses forces armées afin d’assurer sa propre défense.
Cette livraison intervient toutefois dans un contexte de fortes tensions frontalières entre le Cambodge et la Thaïlande, qui s’accusent mutuellement depuis plusieurs semaines de violations de leur frontière commune. Sans établir de lien direct entre ces différends et l’achat des blindés, Phnom Penh insiste sur le caractère exclusivement défensif de son programme de modernisation militaire.
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