
Le Cambodge affirme avoir déjà mobilisé près de 500 millions de dollars pour limiter la hausse du carburant et de l’électricité. Un chiffre qui donne une traduction très concrète de la vulnérabilité énergétique de l’Asie du Sud-Est évoquée hier par Gavroche.
Le gouvernement cambodgien affirme avoir consacré près de 500 millions de dollars à des mesures destinées à freiner la hausse des prix de l’énergie. Le Premier ministre Hun Manet l’a indiqué le 7 octobre à Phnom Penh. Selon lui, sans l’intervention de l’État, les prix des carburants auraient pu être 9 à 10 % plus élevés qu’ils ne le sont actuellement.
Comme Gavroche l’expliquait hier dans son article consacré au « talon d’Achille » énergétique de l’Asie du Sud-Est, les économies de la région restent très exposées aux chocs sur les hydrocarbures et aux tensions affectant les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient. Le Cambodge en offre désormais une illustration très concrète.
Une lourde facture pour Phnom Penh
Une partie des sommes mobilisées provient des recettes douanières. Le gouvernement cherche ainsi à éviter que la hausse des coûts internationaux ne soit entièrement répercutée sur les ménages et les entreprises. L’enjeu est particulièrement sensible au Cambodge, où toute augmentation des carburants se transmet rapidement aux transports, à la logistique et au coût de la vie.
Hun Manet a également insisté sur la nécessité de préserver une marge de manœuvre budgétaire pour 2027, au cas où les tensions internationales ou de nouvelles perturbations viendraient de nouveau faire monter les prix.
Le coût d’une dépendance
Le chiffre de près de 500 millions de dollars donne surtout la mesure de l’effort consenti par Phnom Penh pour amortir le choc énergétique. Le Cambodge paie ainsi, très concrètement, le prix d’une dépendance extérieure que l’ensemble de l’Asie du Sud-Est cherche désormais à réduire.
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