London Escorts sunderland escorts
Home Économie Asean CAMBODGE – ÉTATS-UNIS : Un accord aérien qui marque le retour de Washington

CAMBODGE – ÉTATS-UNIS : Un accord aérien qui marque le retour de Washington

Date de publication : 03/07/2026
0

 

Les États-Unis renforcent leur présence économique au Cambodge. Quelques mois après l’ouverture du nouvel aéroport international Techo, près de Phnom Penh, Washington et le gouvernement cambodgien ont signé leur premier accord bilatéral de transport aérien, une étape importante qui dépasse le seul secteur de l’aviation.

 

Signé à Washington par Mao Havanall, secrétaire d’État cambodgien à l’Aviation civile, et Christopher Landau, secrétaire d’État adjoint américain, cet accord dit « Open Skies » vise à faciliter les liaisons aériennes entre les deux pays tout en soutenant les échanges commerciaux, le tourisme et le fret.

 

Un ciel plus ouvert

 

Ce type d’accord libéralise le transport aérien en supprimant une grande partie des restrictions portant sur les itinéraires, les fréquences et les tarifs. Les compagnies aériennes bénéficient ainsi d’une plus grande liberté pour développer leurs réseaux, tandis que les transporteurs de fret disposent de droits élargis leur permettant d’opérer plus facilement entre les États-Unis et des pays tiers.

 

Pour Washington, ce partenariat doit favoriser la croissance du tourisme et du commerce bilatéral, tout en renforçant les liens avec un pays qui modernise rapidement ses infrastructures aéronautiques.

 

Un rapprochement économique

 

L’accord intervient quelques mois après l’ouverture de Techo International Airport, appelé à devenir la nouvelle porte d’entrée aérienne du Cambodge. Les États-Unis ont récemment approuvé un prêt de 100 millions de dollars destiné à accompagner le développement de cet aéroport.

 

Ce soutien financier revêt une portée symbolique. Si le nouvel aéroport a été développé avec une forte participation d’investisseurs chinois, le financement américain traduit la volonté de Washington de renforcer sa présence économique au Cambodge. L’accord aérien signé cette semaine s’inscrit dans cette même dynamique.

 

Longtemps marquées par la méfiance, les relations entre Washington et Phnom Penh connaissent un réchauffement depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre Hun Manet, qui cherche à diversifier les partenariats internationaux du royaume sans remettre en cause ses liens privilégiés avec la Chine.

 

Des échanges commerciaux en forte progression

 

Le tourisme américain reste modeste. Au cours des cinq premiers mois de 2026, le Cambodge a accueilli 91 000 visiteurs américains, soit une baisse de 12 % par rapport à la même période de l’année précédente.

 

En revanche, les échanges commerciaux connaissent une forte accélération. Ils ont atteint 5,96 milliards de dollars sur les cinq premiers mois de l’année, en hausse de 33,2 % sur un an. Les exportations cambodgiennes vers les États-Unis ont progressé de 31,5 %, tandis que les importations américaines ont bondi de 92,5 %.

 

Au-delà de l’aviation

 

Pour le gouvernement cambodgien, cet accord s’inscrit dans une stratégie visant à faire du royaume un carrefour régional du transport aérien et du commerce en Asie du Sud-Est. Phnom Penh a d’ailleurs annoncé son intention de conclure d’autres accords de transport aérien afin d’améliorer la connectivité internationale du pays.

 

Au-delà de ses aspects techniques, cet accord illustre surtout le retour des États-Unis dans un pays où l’influence chinoise demeure prépondérante. En renforçant leur coopération dans les transports, les infrastructures et le commerce, Washington et Phnom Penh envoient le signal d’un rapprochement économique appelé à s’intensifier dans les années à venir.

 

Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus