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CAMBODGE – POLITIQUE : L’appel de Sam Rainsy à ne pas oublier Kem Sokha

Journaliste : Gavroche Date de publication : 11/12/2023
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kem Sokha cambodge

 

Une tribune de Sam Rainsy, leader en exil de l’opposition Cambodgienne.

 

En cette journée internationale des droits de l’homme, j’appelle la communauté internationale à ne pas oublier le Cambodge. Le pays ne fait peut-être pas la une des journaux, mais le silence qui entoure un peuple qui souffre ne diminue pas sa douleur et n’annule pas l’aide dont il a besoin.

 

De 1975 à 1979, le peuple cambodgien a subi un génocide aux mains des Khmers rouges dirigés par Pol Pot. Près d’un tiers d’une population de 7 millions d’habitants a été massacré dans un silence total.

 

En ce XXIe siècle, cette nation oubliée continue de souffrir d’une autre tyrannie dirigée par d’anciens apparatchiks khmers rouges et leurs descendants. Cette continuité n’est pas sans rappeler la Corée du Nord, dirigée d’une main de fer par trois générations de la dynastie des Kim.

 

Au Cambodge, la dynastie Hun a été confirmée, Hun Sen, l’ancien premier ministre qui a dirigé le pays pendant 38 ans, étant remplacé par son fils Hun Manet en août 2023. Hun Sen a réussi à faire “mieux” que Kim Il-sung et Kim Jong-il. Hun Manet n’est pas le seul à avoir remplacé son père. Tous les anciens ministres et dignitaires du régime de Hun Sen ont été remplacés simultanément par leurs fils, gendres, neveux ou autres parents proches et plus jeunes. Ce mouvement de succession sans précédent sous un régime communiste ou néo-communiste ne peut avoir lieu que dans un contexte de détérioration des droits de l’homme.

 

Si les médias internationaux n’accordent pas au Cambodge la même attention qu’à la Corée du Nord, en raison du chantage nucléaire exercé par le régime de Pyongyang, sur le plan intérieur, le Cambodge n’est pas le seul pays à avoir connu une telle situation.

 

Le premier des droits de l’homme est le droit à la vie. Bien qu’il n’y ait plus de massacres à grande échelle au Cambodge, les exécutions extrajudiciaires persistent. Depuis que j’ai fondé le premier parti d’opposition de l’ère post-Khmer rouge en 1995, plus de quatre-vingts de mes collègues et sympathisants ont été assassinés sans que les autorités ne se donnent la peine de mener la moindre enquête. J’ai moi-même échappé à plusieurs tentatives d’assassinat. Malheureusement, de nombreux journalistes, syndicalistes, défenseurs des droits de l’homme, défenseurs de l’environnement et analystes politiques critiques n’ont pas eu la même chance d’éviter les morts préméditées qui leur étaient assignées.

 

En ce qui concerne d’autres droits de l’homme tels que la liberté d’expression, la situation au Cambodge n’est guère meilleure qu’en Corée du Nord. Dans les deux pays, le silence dicté par la peur est présenté comme la paix et la stabilité. Le mot “justice” est pratiquement banni du vocabulaire du gouvernement de Phnom Penh parce qu’il pourrait avoir une signification dangereuse pour l’élite politique et financière.

 

S’il est un nom symbolique pour évoquer l’injustice au Cambodge, c’est bien celui de Kem Sokha, le président du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP), le seul véritable parti d’opposition. Il a été condamné à 27 ans de prison en mars dernier pour “trahison”. La véritable raison de la condamnation de Kem Sokha est la peur que le CNRP inspire à Hun Sen. Le CNRP, cofondé par Kem Sokha et moi-même en 2012, a été le premier parti à unir toutes les forces démocratiques pour mettre fin à la dictature. Il a failli atteindre son objectif lors des élections nationales de 2013. Depuis, la répression n’a jamais cessé de s’abattre sur nous.

 

Sam Rainsy

 

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2 Commentaires

  1. Les khmers ont été gouvernés par la famille Norodom, et après, par la famille Hun Sen. Ils sont tous pareils. Nous les Français sont gouvernés par Mitterrand ou Macron, je ne vois pas la différence. Toujours high tax….

  2. Le monde d’aujourd’hui, même aux États-Unis, les elections étaient fraudées. En France, pareil, des anciens députés, les anciens sénateurs, les anciens ministres sont aussi remplacés par leurs descendants. Ne vous plaignez pas, c’est partout pareil.

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