
Une fois n’est pas coutume, c’est à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, que cet éditorial est rédigé. Pourquoi parler, dans les colonnes de Gavroche, de la Nouvelle-Calédonie ? Pas seulement parce que nous y avons passé un moment. Mais parce que nombre de nos lecteurs, tentés par l’aventure Aircalin sur la liaison Paris-Bangkok-Paris, ont rencontré ces jours-ci de sérieuses difficultés. Pas mal s’escriment aujourd’hui à obtenir remboursements et indemnisations. Normal. Les défaillances techniques des avions doivent être assumées par la compagnie, et nous avons reçu l’assurance que le maximum sera fait en ce sens.
Reste une réalité : peut-on, à Bangkok, considérer aujourd’hui Aircalin et ses vols directs vers la France comme une alternative à Thai Airways ou à Air France ? Et surtout, pourquoi ne pas saisir l’occasion pour découvrir la Nouvelle-Calédonie, cette terre française du Pacifique sur laquelle nous aurons l’occasion de revenir, car Gavroche y compte un bon nombre de lecteurs ? Notre réponse : Aircalin doit convaincre ses passagers et les opérateurs touristiques de sa fiabilité. Idem pour attirer les visiteurs français, étrangers ou thaïlandais vers ces îles lointaines. Il manque au territoire et à sa compagnie aérienne une stratégie, une image, un narratif après les émeutes de mai 2024 et les incidents techniques récents sur les avions.
La balle est dans le camp du gouvernement calédonien et des responsables d’Aircalin. Gavroche attend. Comme des milliers de passagers et de touristes potentiels. Alors, quelles sont vos offres ? Que pouvez-vous nous proposer ?
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