
Le vice-Premier ministre et ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, s’est entretenu avec son homologue birman U Tin Maung Swe, en marge d’une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN. Sécurité aux frontières, commerce, environnement et relations entre la Birmanie et l’organisation régionale figuraient au cœur des discussions.
La Thaïlande continue de privilégier le dialogue avec la Birmanie sur les dossiers qui concernent directement les deux pays.
En marge de la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’ASEAN consacrée à la Birmanie, organisée en Thaïlande, le vice-Premier ministre et chef de la diplomatie thaïlandaise Sihasak Phuangketkeow a reçu son homologue birman, U Tin Maung Swe.
Une coopération centrée sur la frontière
Les deux ministres ont rappelé l’importance de la coopération entre la Thaïlande et la Birmanie, deux voisins dont les 2 400 kilomètres de frontière commune rendent le dialogue indispensable sur de nombreux dossiers.
Leurs échanges ont principalement porté sur le renforcement de la coopération en matière de sécurité frontalière, un sujet majeur pour les deux pays, ainsi que sur les moyens de faciliter le commerce transfrontalier et de développer les échanges économiques.
Les questions environnementales ont également occupé une place importante dans les discussions, notamment la lutte contre la pollution des cours d’eau qui traversent les deux territoires.
La Birmanie et l’ASEAN
Au-delà des questions bilatérales, les deux ministres ont échangé sur les relations entre la Birmanie et l’ASEAN.
Selon le communiqué publié à l’issue de la rencontre, leurs discussions ont notamment porté sur l’engagement de la Birmanie au sein de l’ASEAN, ainsi que sur les développements liés au processus de paix et aux efforts de réconciliation nationale dans le pays.
Aucun détail supplémentaire n’a toutefois été communiqué sur le contenu de ces échanges ni sur d’éventuelles initiatives nouvelles.
Une diplomatie de proximité
Pour Bangkok, le maintien d’un dialogue régulier avec Naypyidaw répond avant tout à des enjeux concrets. Les deux pays sont liés par une frontière commune, des échanges commerciaux importants et des défis partagés en matière de sécurité, de développement économique et de gestion des ressources naturelles.
Aucune annonce majeure n’a été faite à l’issue de cette rencontre. Elle confirme néanmoins la volonté des deux pays de poursuivre leurs échanges sur des dossiers très concrets, tels que la sécurité de la frontière commune, le développement du commerce transfrontalier et les questions environnementales.
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