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THAÏLANDE – FRANCE : Tout savoir sur la fiscalité pour les résidents français

Date de publication : 31/05/2024
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Nos conseillers des français de l’étranger de l’ADFE, Claude Bauchet et Marc Laval ont reporté une audience sur les questions fiscales en Thaïlande organisé par l’ambassade de France avec des experts. En voici le compte rendu. Très complet. Bravo à eux.

 

Madame Carole Josse, Consule de France en Thaïlande, a rappelé qu’un nouvel article du Code général des Impôts thaïlandais, complété par les ordonnances du 15 septembre 2023, ont introduit une nouvelle règle fiscale applicable à certains revenus de sources étrangères à compter du 1er janvier 2024. C’est-à-dire, à partir de la déclaration d’impôts de 2025, sur les revenus de 2024.

 

Cette nouvelle réglementation fiscale stipule que les personnes résidant au moins 180 jours par an en Thaïlande pourraient, selon la législation nationale et dans certaines circonstances, être tenues de payer des impôts sur leurs revenus étrangers transférés dans le pays. Cependant, la France et la Thaïlande sont liées par une convention fiscale, signée le 27 décembre 1974, visant à éviter les doubles impositions.

 

Saisis par l’Ambassade de France, les services fiscaux français compétents, ainsi que la Mission des Conventions du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ont affirmé la primauté du droit conventionnel sur le droit interne des États. Cela permet donc de confirmer que la réglementation du Code des Impôts thaïlandais ne remet en aucun cas en cause l’application de la convention fiscale bilatérale entre la France et la Thaïlande. Malgré tout, des difficultés pratiques peuvent être constatées.

 

Ainsi, face aux interrogations et inquiétudes sur le sujet, plusieurs intervenants étaient présents ce jour pour répondre à certaines de vos questions. Parmi eux, trois juristes représentants du «Revenue Department Office » dont une juriste experte francophone, la directrice générale d’une société spécialisée dans la gestion patrimoniale à Bangkok, un avocat au barreau de Paris et co-directeur d’un cabinet d’avocat à Bangkok.

 

Monsieur PayamShahrjerdi, rédacteur auprès de la Mission des conventions et de l’entraide judiciaire au ministère de l’Europe et des affaires étrangères participait par visioconférence.

 

Pour introduire le débat, Maître Laurent Benoit et son confrère Maître Jakkarin Chatrungrueangchai présentent ladite réglementation en date du 23 septembre 2023 et qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2024.

 

Que se passait-il en matière fiscale avant et depuis l’adoption de cette réglementation et de son entrée en vigueur ?

 

Depuis l’adoption de cette nouvelle réglementation en date du 23 septembre 2023 et qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2024, tout transfert d’une somme d’argent vers la Thaïlande depuis le 1/01/2024, peu importe le moment et la source du revenu, doit être déclaré. Le simple fait que nos revenus aient été transférés à partir du 1er janvier 2024 fait qu’ils sont soumis à l’imposition. De fait, ceux transférés avant cette date ne sont donc pas concernés.

 

Qui est concerné par cette réglementation ?

 

Les personnes physiques sont tenues de respecter cette réglementation si :

– elles sont résidentes fiscales thaïlandaises

Selon le Code général des Impôts thaïlandais, est résident fiscal thaïlandais une personne qui a passé 180 jours ou plus, du 1er janvier au 31 décembre sur le territoire, de façon continue ou discontinue.
A savoir : Cette règle s’applique peu importe la nationalité de la personne.

– elles ont rapatrié des revenus étrangers en Thaïlande
– ces revenus rapatriés doivent être concernés par l’article 40 du Code général des Impôts thaïlandais.

Cela concerne les honoraires, les intérêts, les dividendes, les revenus locatifs, les revenus liés à l’emploi (salaires, bonus, pensions), la propriété intellectuelle…

 

Qui n’est pas concerné par cette réglementation ?

 

Certaines personnes physiques, résidentes fiscales thaïlandaises ne sont pas tenues de déclarer leurs revenus rapatriés en Thaïlande, si :

– elles sont titulaires d’un Visa LTR
Dans l’application de la loi sur le Visa LTR, un article précise que les titulaires de ce visa qui rapatrient leurs revenus en Thaïlande, ne feront pas l’objet d’une imposition. De fait, ils n’auront pas à déclarer leurs revenus
– leurs revenus ne font pas partie de l’article 40 du Code général des Impôts thaïlandais

 

Cela concerne les prêts, les successions, donations…

 

Mais, comme l’a rappelé Monsieur Payam Shahrjerdi, la France et la Thaïlande ont signé un accord de non double imposition. Son utilité est cruciale, puisqu’elle permet d’éviter que les revenus d’un contribuable soient doublement imposés c’est-à-dire dans chacun des deux États. En effet, cette convention permet aux Français résidant en Thaïlande de bénéficier d’un mécanisme appelé crédit d’impôt. Néanmoins, cela n’exclut pas la possibilité d’une imposition partagée dans certaines circonstances.

 

Comment faire sa déclaration ?

 

La déclaration d’imposition doit se faire en ligne avant le 31 mars. Ce délai est important, car tout retard entraînera des pénalités de 2 000 Baht, plus 1,5% d’intérêts par mois de retard. Les documents nécessaires prouvant les revenus et les impôts déjà payés ailleurs doivent être joints.

 

Pour cette seconde partie de la conférence les experts du « Revenue Department » tentent de répondre aux questions de nos compatriotes adressées à notre Consulat.

 

Question 1. La date de mise en place de la nouvelle réglementation du Revenu Office n°Por.161/2566 et 162/2566 est-elle bien confirmée au 1er janvier 2024 avec échéance au 31 mars 2025 pour la déclaration auprès des autorités thaïlandaises ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office :
Selon la nouvelle réglementation thaïlandaise, un revenu est désormais imposable lorsqu’il est transféré sur le territoire thaïlandais, même si celui-ci a lieu au cours d’une année fiscale ultérieure. Néanmoins, cette règle fiscale s’applique seulement aux revenus qui ont été perçus à partir du 1 janvier 2024. De plus, ces revenus doivent être inclus dans une déclaration de l’année fiscale au cours de laquelle ils ont été importés en Thaïlande.

 

Question 2. Confirmez-vous l’application de la convention bilatérale franco-thaïlandaise tendant à éviter les doubles impositions du 27 décembre 1974, notamment son article 18 qui prévoit que les revenus constitués par des pensions ou autres rémunérations au titre d’un emploi antérieur sont imposables dans l’État où cet emploi a été exercé uniquement dans cet État, même si une partie ou la totalité de ces revenus sont transférés sur le compte Thaïlandais du bénéficiaire de ces revenus français ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Chacun des contribuables résidents Français ou Thaïlandais peut bénéficier des avantages de la convention fiscale bilatérale signée entre la France et la Thaïlande. De fait, certains types de revenus pourront être imposés par les deux États tandis que d’autres seront exclusivement taxés par l’un ou l’autre des deux États. Par exemple pour l’article 18 de la convention relative aux pensions de retraite, il est prévu “qu’au titre d’un emploi antérieur provenant d’un État et dont la somme est versée à un résident de l’autre État, ce montant peut être imposé dans le premier État”. Par conséquent, cela signifie que les pensions de retraite peuvent être imposées par les autorités fiscales thaïlandaises ou françaises.

 

A savoir : Pour cette question, Monsieur Payam Shahrjerdi a demandé à la représentante francophone d’apporter des précisions sur la fin de sa réponse : “les pensions de retraite peuvent faire l’objet d’une imposition en France et en Thaïlande”. Pour lui, la traduction thaï/française de l’article 18 de la convention, sur l’imposition des pensions de retraite entraîne une discordance quant à la lecture et l’interprétation des règles applicables du côté français et thaïlandais.

 

En effet, comme le Revenue Department Office, Monsieur Payam Shahrjerdiestime que “les revenus sont imposables dans le premier État”. Néanmoins, pour lui, cela signifie que c’est la France qui est considérée comme le premier État. Alors, la question de l’imposition en Thaïlande ne devrait pas se poser. Il estime que chaque citoyen français qui a fait sa déclaration d’imposition de sa pension retraite, en France, et qui a payé ou qui est exonéré de l’impôt de sa pension retraite en France et qui décide de rapatrier ses revenus issus de cette pension en Thaïlande, ne devrait pas être imposable en Thaïlande.

 

Face au désaccord des deux parties, Monsieur Claude Bauchet, Conseiller des Français de l’Étranger a rappelé que ce texte conventionnel était signé en français et en thaï et qu’il y avait manifestement une interprétation différente. Dans ce cas, la convention prévoit “une concertation entre États pour régler le différend”, ce qu’il a préconisé afin que les deux États se mettent d’accord sur la règle applicable.

 

Question 3. En France, les déclarations d’impôts ne se font qu’au mois d’avril ou de mai, voire parfois en juin. Ce décalage calendaire ne permettrait pas aux déclarants de fournir un justificatif de déclaration aux impôts pour fin mars… Pourra-t-on faire une déclaration en Thaïlande en mars et ne fournir les justificatifs reçus qui permettent l’exonération que durant l’été qui suit ? Par exemple au 31 août ? Ou pourrait-on fournir l’avis d’imposition de l’année précédente ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Le système fiscal des deux pays est différent, ici en Thaïlande, la loi actuelle précise que la date limite de déclaration et de paiement des impôts est le 31 mars et il faut le respecter. Mais, dans le cas de pièces justificatives manquantes, en raison du décalage calendaire, celles-ci pourront être apportées ultérieurement sans soucis. Néanmoins, cela ne dispense pas les contribuables d’effectuer la déclaration d’imposition et le paiement de ceux-ci avant le 31 mars.

 

Question 4. Y aura-t-il obligation de déclaration fiscale pour tous les résidents français en Thaïlande ? Quels seront les justificatifs requis ? Y a-t-il une liste pré-établie et est-ce que la présentation de la déclaration d’impôt serait-elle suffisante ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Si vous êtes résident fiscal français et que vous séjournez en Thaïlande moins de 180 jours par année civile, l’impôt sur le revenu qui s’applique aux fonds extérieurs rapatriés en Thaïlande, visé par l’article 40 Code général des Impôts thaïlandais, ne vous est pas imputé. Néanmoins, dans ce même cas, si vous avez des revenus provenant de la Thaïlande, ceux-ci seront soumis à une imposition.

 

Question 5. Quels types de justificatifs sont acceptés par le Revenue Office, une traduction en anglais est-elle suffisante, et est-il nécessaire de présenter l’original avec la traduction ? Le formulaire de déclaration sera-t-il disponible en anglais et y aura-t-il un document officiel opposable en cas de litige concernant les conditions de non-imposition ou d’imposition ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Pour les contribuables dont le montant du revenu imposable est supérieur à 60 000 Baht par an, ils sont dans l’obligation de déclarer leurs revenus. Une version traduite en anglais est disponible sur le site officiel du Revenue Department Office. Pour les pièces justificatives, l’anglais et le thaï sont les deux langues acceptées et devront être accompagnées des documentations originales. Les documents officiels dans une autre langue devront donc être traduits en anglais ou en thaïlandais soit par un avocat ou une autre institution habilitée soit par vous-même. Dans ce dernier cas, toute fausse déclaration, c’est-à-dire non-conforme à la réalité, pourra déclencher des poursuites de la part du « Revenue Department Office».

 

Question 6. S’il s’avère que le déclarant, qui ne sera pas en mesure de fournir de justificatif de paiement avant le 31 mars, devra néanmoins payer l’impôt en Thaïlande sera-t-il ensuite remboursé lorsque les justificatifs seront fournis ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Les contribuables sont tenus de déclarer et de payer leurs impôts avant le 31 mars. Si vous n’êtes pas en mesure de produire l’ensemble de vos pièces justificatives prouvant vos sources de revenus ou le montant de l’impôt payé à l’étranger, cela ne vous exonère pas de faire votre déclaration et de payer vos impôts. Néanmoins, une fois que cela est possible, le contribuable pourra faire une demande de remboursement d’impôts, dans un délai de trois ans après la clôture de la fenêtre de déclaration de l’année fiscale en question.

 

Question 7. Si le remboursement n’est pas prévu dans ce cas, le montant des impôts qu’il aura payé en Thaïlande constituera-t-il un crédit d’impôts pour l’année suivante ? Dans ce cas, le montant de ce crédit sera-t-il bien déduit du montant a priori dû l’année suivante ? Que se passe-t-il lorsque le déclarant doit quitter définitivement la Thaïlande ? Sera-t-il remboursé du montant équivalent au crédit d’impôts ainsi constitué ? Dans quel délai ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office :
En Thaïlande, l’excédent d’impôt payé ne peut être reporté comme un crédit d’impôt sur l’année suivante. Mais le contribuable peut faire une demande de remboursement, comme expliqué précédemment.

 

Question 8. Qu’en est-il du déclarant qui ne paie pas d’impôts en France car le montant de ses ressources est en dessous du seuil d’imposition ou si les charges inhérentes font qu’on ne paie pas d’impôts sur cette source de revenus ? Sera-t-il néanmoins amené à payer des impôts en Thaïlande ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office :
Les conditions d’imposition en France et en Thaïlande sont différentes et n’impactent en rien la manière dont la Thaïlande prélève ses impôts sur les revenus. Pour le seuil d’imposition, le Code général des Impôts thaïlandais prévoit des exonérations selon le type de revenu, ainsi qu’un seuil de revenu minimum. Si le contribuable a un montant de revenus imposable inférieur à 150 000 Baht par an, après déduction des dépenses et des charges déductibles, aucun impôt ne lui sera imputé.

 

Question 9. Les montants transférés provenant de revenus français déjà imposés en France sont-ils totalement exonérés ou sont-ils taxés suivant le barème thaïlandais mais avec déduction de l’impôt payé au fisc français ? Comment sera effectué le calcul de cette déduction (total de l’impôt français ou au prorata de la somme transférée en Thaïlande) ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : En principe, les revenus de source française seront soumis à l’impôt en Thaïlande lors de leur transfert en Thaïlande. Cela sera au prorata de la somme qui sera transférée. Cependant, la convention fiscale bilatérale entre les deux États sera prise en considération afin de savoir quel pays a le droit d’imposer ces revenus. Mais, en cas de double imposition et si vous êtes résident fiscal en Thaïlande, il sera possible de demander l’application du mécanisme du crédit d’impôt, mentionné dans la convention.

 

Question 10. Que se passe-t-il pour les sommes d’argent perçues avant le 1er janvier 2024 si on les transfère en Thaïlande après le 1er janvier 2024 ? Si on a la preuve qu’elles sont arrivées sur un compte bancaire en France avant le 1er janvier 2024, confirmez-vous qu’elles ne seront pas taxées même si on n’est pas en mesure de produire de preuve de paiement d’impôts ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Pour les revenus perçus avant le 1er janvier 2024, mais transférés en Thaïlande après le 1er janvier 2024, ils ne seront pas soumis à l’impôt thaïlandais, puisqu’ils sont transférés sur le territoire au cours d’une année fiscale différente à laquelle ils ont été gagnés. Mais, le contribuable doit avoir la preuve que ces transferts, réalisés après le 1er janvier 2024, constituent des montants résiduels passés, c’est-à-dire qu’ils ont été perçus avant le 1er janvier 2024.

 

Question 11. Quelles sont les charges déductibles des impôts (enfants à charge, personnes de + de 65 ans…) ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Les charges déductibles des impôts sont mentionnées aux articles 47 du Code général des Impôts thaïlandais et dans le « Ministerial Regulations».
Parmi elles il existe notamment :
– les charges déductibles personnelles, à 60 000 Baht
– les charges déductibles d’époux, à 60 000 Baht
– les charges déductibles concernant les enfants :
Le premier enfant permet une charge déductible de 30 000 Baht. S’il y a d’autres d’enfants nés après 2018, les charges déductibles sont de 60 000 Baht par enfant.
– les charges déductibles concernant l’assurance maladie payée à une compagnie thaïlandaise qui peuvent aller jusqu’à 100 000 Baht
– pour des dons
Pour les contribuables retraités, de 65 ans ou plus, il est possible d’avoir le droit à une exonération additionnelle de 190 000 Baht de revenus imposable.

 

Question 12. Quels sont les revenus, en cas de transfert total ou partiel, qui ne seront pas taxés en Thaïlande ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Les revenus suivants ne seront pas imposés en Thaïlande :
– les revenus perçus avant le 1er janvier 2024, mais transférés en Thaïlande après le 1er janvier 2024
– les revenus perçus alors que le contribuable n’est pas un résident fiscal thaïlandais c’est-à-dire qu’il réside en Thaïlande moins de 180 jours
– les revenus qui sont exonérés (héritage, soutiens, supports, cadeaux issus des ascendants, descendants ou époux d’un montant de 20 millions de Baht ou moins pour toute l’année fiscale, dans le cas où ces cadeaux ne sont pas issus des ascendants, descendants ou époux cette partie est réduite à 10 millions de Baht).

 

Question 13. Dans le cas où une somme transférée cumule des revenus de types différents (par exemple une pension de retraite et un revenu immobilier), comment la déclaration doit-elle être faite ou sera-t-il impératif d’effectuer deux transferts distincts ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Il n’y a pas d’intervention du « Revenue Department Office » sur la manière dont les contribuables organisent leur transfert financier. Mais sur la déclaration d’imposition, il faut mentionner quel type et quel montant de revenu a été transféré en Thaïlande.

 

Question 14. Situation spécifique des résidents Français percevant également des revenus thaïlandais qui sont donc déjà imposés en Thaïlande. Comment et sur quelle base leur impôt sera-t-il calculé ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Quelle que soit la résidence, la citoyenneté et la nationalité des contribuables, chacun doit déclarer ses revenus dans une déclaration et effectuer un calcul fiscal en déduisant les dépenses et charges déductibles autorisées par la loi. Ainsi, un certain montant d’impôt peut être retenu sur les revenus perçus. Le montant retenu à la source peut être considéré comme un crédit d’impôt contre l’impôt à payer lors du calcul de l’impôt à payer cette même année. Les revenus d’origine thaïlandaise, déjà imposés en Thaïlande ne sont pas imposés à nouveau, bien qu’ils soient transférés en France puis ramenés en Thaïlande. Il ne faudra qu’une seule déclaration mentionnant à la fois, les revenus de source thaïlandaise et de source étrangère.

 

Question 15. Dans le cas où des français vivant en Thaïlande effectuent un transfert exceptionnel pour un achat d’un bien en Thaïlande comme un appartement ou un véhicule, la somme transférée sera-t-elle imposable ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Pour la législation thaïlandaise, peu importe le but du transfert des revenus de source étrangère à destination de la Thaïlande, celui-ci sera soumis à l’impôt thaïlandais s’il provient d’un revenu qui a été reçu au cours d’une année fiscale où le contribuable est un résident thaï, qu’il a été reçu au 1er janvier 2024 ou après et qu’il n’était pas un revenu exonéré d’impôt.

 

Question 16. Comment faire par exemple avec une Assurance Vie logée au Luxembourg, donc non assujettie à une fiscalité de par la neutralité du pays ? Est-ce que ces revenus seront taxés en Thaïlande ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Si les revenus de l’assurance vie contractée au Luxembourg sont perçus au cours d’une année pendant laquelle le contribuable est résident thaï, et que ce montant est transféré en Thaïlande, ces revenus seront imposables en Thaïlande.

 

Question 17. Si un expatrié français possède un compte titres géré en France et qu’il fait un virement en Thaïlande, comment sera interprété le montant des transferts virés de France en Thaïlande de l’année fiscale 2024 ? Comment ventiler le montant des dividendes, des coupons, des plus-values (qui seraient taxables) et celui du capital (qui ne le serait pas) ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Quelle que soit la nature des revenus, il est possible pour les contribuables de déclarer leurs revenus sur la base d’une auto-évaluation. Pour les cas particuliers, l’expatrié devra préparer des documents prouvant le montant de son capital présent sur son compte et le montant qu’il possédait avant le 1er janvier 2024, afin de ventiler les montants de chaque type de revenus de capital. Enfin, les types de revenus à déclarer dans la déclaration peuvent être sélectifs dans la mesure où les pièces et les faits justificatifs le suggèrent.

 

Question 18. Les banques thaïlandaises seront-elles impliquées dans le contrôle des fonds transférés ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Pour les revenus transférés sur un compte bancaire thaïlandais qui atteignent les seuils de 3 000 transactions par an ou de 2 millions de Baht par an, non cumulés, les banques sont tenues de communiquer les informations financières du compte aux autorités thaïes, mais il n’y a aucun autre contrôle.

 

Question 19. Les autorités thaïlandaises envisagent-elles de leur demander d’effectuer des retenues d’acomptes ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Aucune retenue ne sera effectuée par les banques thaïlandaises.

 

Question 20. Comment cela fonctionne pour les personnes qui ont des visas spéciaux (Thailand Elite et Long Termvisa) et qui ont une exonération de taxation ? Ces visas seront-ils toujours valables ? Ces personnes seront-elles concernées par cette nouvelle réglementation ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office: Si les expatriés français sont titulaires d’un visa de résidence longue durée (LTR), tous les revenus provenant de l’extérieur et transférés en Thaïlande sont exonérés d’impôts. Si les expatriés français sont titulaires d’un visa Thailand Elite, l’avantage fiscal se limite à la réduction d’un taux d’imposition sur les revenus thaïs.

 

Question 21. Qu’en est-il des personnes en possession d’un livret de résidence permanent ?

 

Réponse de la représentante francophone du Revenue Department Office : Il n’existe aucun régime fiscal préférentiel pour les personnes ayant un statut de résident permanent. Ils ont les mêmes obligations fiscales que les résidents/citoyens thaïlandais.

 

Autre question posée après l’audience : Comment sera appliquée la réglementation dans les divers bureaux fiscaux à travers la Thaïlande ? L’interprétation de celle-ci sera-t-elle différente selon les agents et la localisation des bureaux fiscaux ?

 

Les représentants du « Revenue Department Office » ont affirmé que la déclaration d’imposition peut aussi se faire en ligne, afin d’éviter toute interprétation et application différente de la réglementation par les divers agents et bureaux fiscaux.

 

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9 Commentaires

  1. Je ne ferai aucun virement car je vais vivre avec des fonds déjà déposés dans une banque thaïlandaise avec une assurance vie il y a 12 ans de cela. Puis je revendrai bien en Thaïlande. Serai je imposé si aucun transfert ?

  2. L’article 4A du Code Général des Impôts français indique que :
    “Les personnes qui ont en France leur domicile fiscal sont passibles de l’impôt sur le revenu en raison de l’ensemble de leurs revenus.
    Celles dont le domicile fiscal est situé hors de France sont passibles de cet impôt en raison de leurs seuls revenus de source française”.
    La convention entre la France et la Thaïlande pour éviter les doubles-impositions a été rédigée en 1974 (il y a 50 ans !) en langues française et thaïlandaise qui doivent être LES SEULES références. Que viendrait faire une traduction en langue anglaise là-dedans ? Pourquoi pas en chinois ? Des conventions pratiquement identiques ont été signées entre la Thaïlande et SOIXANTE autres pays.
    Les articles 18 et 19 de cette convention indiquent CLAIREMENT et SIMPLEMENT que les pensions et retraites privées et publiques perçues par les résidents français en Thaïlande sont imposables par l’état-source, en l’occurrence la France. Cette convention relève du droit international privé en France. Il s’agit là d’un conflit de lois. Dans ce cas, un juge français est saisi. Il détermine alors quelle loi s’applique.
    Les règles de droit international privées se présentent sous forme de traités (conventions) qui ont vocation à s’appliquer dès lors qu’une situation peut être qualifiée de situation internationale et qu’elle entre dans le champ d’application du traité (de la convention). L’intérêt d’une règle de droit international privé est qu’en raison de son caractère substantiel, elle donne directement la solution du litige. La convention signée en 1974 s’applique donc et ne peut souffrir d’une interprétation et donc d’une application différente ou contraire à ce qu’elle édicte. A ma connaissance, à ce jour, la convention de 1974 qui sert de référence n’a pas été dénoncée par la Thaïlande suivant son article 30. Les retraités français résidant en Thaïlande ne sont donc imposables que par le fisc français sur leurs revenus d’origine française, point.
    Quant à rédiger une déclaration des revenus “importés” en Thaïlande en langue thaïe me semble d’une incroyable complexité : l’acquisition d’un logiciel, d’un service numérique comme un anti-virus informatique, le stockage de données dans le “cloud”, ou d’une bibliothèque numérique “acquis” ailleurs qu’en Thaïlande à partir de mon compte bancaire français sur lequel sont versées mes pensions n’auraient pas à être déclarés au fisc thaï. Un bon stock de paracétamol sera indispensable ! Il serait souhaitable que nos représentants (députée, sénateurs) se saisissent de ce problème et interpellent le Ministre du Budget français afin que les dispositions de la convention signée entre la France et la Thaïlande il y a cinquante ans s’appliquent dans leur intégralité et ne soient pas remises en question par un fonctionnaire local zélé de l’administration fiscale thaïlandaise.

  3. J’ai vu cette audience, claire comme du jus de chique, à croire qu’elle a été supervisée par des énarques, un ramassis de fonctionnaires.

  4. Bonjour, n’ayant pu être présent lors de cette « audience publique », j’ai pris le temps de regarder en intégralité l’enregistrement vidéo mis à disposition. Très franchement bravo aux conseillers des français de l’étranger qui en ont fait la retranscription écrite qui est claire et détaillée alors que parfois à écouter les réponses ça ne paraissait pas si simple à comprendre et à retranscrire.

    Par contre c’est dommage que dans la retranscription il ne soit pas fait mention de 2 points abordés à la fin de l’audience :

    1) Le fait que les paiements par carte de crédit associée à un compte en France (ou ailleurs hors Thaïlande) doivent être considérés comme des « versements » de fonds en Thaïlande et à ce titre déclarés comme revenus au même titre qu’un virement. Le représentant thaï a bien clarifié que le terme anglais « remittance » doit être compris dans un sens large et pas simplement comme « versement/virement » et que de ce fait il n’y a pas de doute sur ce point, un retrait ou un paiement fait avec une carte de crédit française (ou autre, hors Thaïlande) doit être considéré comme des revenus de l’étranger importés en Thaïlande.
    Pour ma part, cette vision des choses ne me paraissait pas évidente du fait de la terminologie « remittance » = « versement » utilisée, et dans le doute depuis le 1er janvier je n’ai plus fait de virements d’Europe vers mon compte en Thaïlande et j’ai privilégié de payer directement tout le temps avec ma carte de crédit française en attendant de savoir comment les choses allaient se clarifier.
    Cette prise en compte de l’utilisation d’une carte de crédit semble toutefois logique (bien que je ne vois pas comment ils peuvent vérifier/contrôler cela), surtout pour les retraits d’espèces à un ATM. Mais il me semble que ça devient passablement compliqué dès lors qu’il s’agit de paiements fait en magasin ou surtout en ligne avec une carte française. Comment déterminer ce que l’on devra déclarer comme revenu ? Faut-il simplement déclarer l’ensemble des transactions sans différenciation ? Quid des paiements en ligne pour des biens et services en France/Europe ? Par exemple un achat sur l’Apple store français doit-il être déclaré ? L’achat d’un billet d’avion ou de train pour un trajet en France ? Un billet d’avion sur une compagnie européenne pour rentrer en Europe cet été ? Le paiement par carte de crédit d’une assurance santé internationale ? Le paiement de charges de copropriété d’un appartement en France ? etc… Ça demande un sacré tri sur le relevé de carte de crédit ! Comment s’y retrouver pour savoir ce qu’il faut ou pas déclarer des paiements faits par carte sachant qu’une « fausse déclaration » peut avoir des conséquences sérieuses.

    2) Quelles démarches faut-il faire pour obtenir un Tax ID Number (TIN), auprès de qui, quand… pour être en capacité de faire sa déclaration dans les temps ? Comment ensuite doit-on concrètement procéder pour faire la déclaration de revenus, faut-il s’enregistrer en ligne, comment ? Les formulaires pour l’obtention du TIN et pour faire sa déclaration sont ils en thaï ou en anglais, etc… ?
    La question a bien été posée par une dame dans la salle mais un peu vite évacuée (à mon sens) par la Consule de France Madame Josse en disant simplement qu’il suffisait d’aller sur le site du « Revenu Department ». J’ai été vérifier et ce qui est indiqué est très général (dans la version limitée en anglais en tout cas).
    Pour le TIN il est juste indiqué dans la partie « Tax Identification » Section 3 qu’il faut le demander (Form LP 10.1) « …at the area revenue office or area revenue branch office with jurisdiction over the area where he is domiciled. » avec une liste de document à fournir (copy du passeport et « house registration book », si j’ai bien compris). Je pensais que ça pouvait se demander en Ligne, mais apparement non.
    Et tel que c’est indiqué il faut le faire « Within 60 days from the date he derives assessable income », ce qui n’est absolument pas clair pour moi (dans les 60 jours suite à l’arrivée des fonds sur le compte thaï ? Quid du cas d’un paiement par carte de crédit ?).
    Par ailleurs, j’ai lu que les banques thaïlandaises n’ont que jusqu’au 30 juin 2024 pour réceptionner les TIN des résidents fiscaux thaïlandais, aucune idée de ce que cela veut dire et de l’implication dans notre cas, sachant que sur le site du tax Revenu Départment il est indiqué que dans certains cas les revenus reçus au cours des 6 premiers mois de l’année doivent faire l’objet d’une déclaration semi annuelle avant fin septembre…

    Dernier point, le cas particulier des personnes ayant déjà un visa spécial (Élite ou LTR) à été clarifié, mais qu’en est-il de quelqu’un qui changerait son visa pour ce type de visa en cours d’année, faudra-t-il faire une déclaration « normale » pour les revenus avant l’obtention du visa ou bien est-ce que les conditions d’exemption du visa spécial s’appliqueront sur toute l’année (donc pas besoin de déclaration pour les revenus de l’étranger reçu en Thaïlande en 2024 dans le cas du visa LTR par exemple si il est obtenu avant la fin 2024) ?

    Si des éléments de clarifications peuvent être apportés sur ces différents points, ils seront les bienvenus.

  5. Le problème peut se résumer ainsi (pour les français retraités et résidents fiscaux en Thaïlande) : la convention écrite en français, co-signée, empêche les retraites françaises d’être imposées en Thaïlande, elles ne sont imposées qu’en France. La convention écrite en thaï, co-signée, permet à la Thaïlande d’imposer les retraites françaises (Hors traduction anglaise de la version française déposée à l’ONU en 1975).
    Les conventions sont donc contradictoires sur l’imposition des retraites françaises. Or les thaïs ont aussi signé la convention écrite en français (cela devrait “permettre” voire “suffire” pour empêcher d’imposer les retraites françaises en Thaïlande).
    Conclusion : soit les gouvernements re-négocient et se mettent d’accord.
    Soit les français se soumettent à la législation française des non-résidents français, ils sont en principe libératoire de l’impôt sur les retraites en déclarant celles-ci et en payant l’impôt dû en France. Le gouvernement français a alors l’obligation de nous protéger et de s’affirmer pour nous qui respectons entièrement la Convention écrite en français et ne sommes pas responsables de l’inattention des rédacteurs de l’époque.
    Soit les français rentrent chez eux, s’ils ne veulent pas payer l’impôt thaï sur les sommes qu’ils transfèrent en Thaïlande.
    Soit, l’État français nous rend le montant d’impôt payé, afin de payer les impôts thaïlandais sur le montant des retraites transférées en Thaïlande à compter du 01/01/24.
    Il faut savoir que l’impôt thaï est plus élevé que l’impôt français, même si certains taux progressif sont moindres, du fait, notamment, qu’il n’y a pas de quotient familial.
    Enfin, sachez que les Conventions allemandes, italiennes, canadiennes (les autres n’étant pas encore analysées) n’ont pas d’équivoque rédactionnelle : les pensions ne peuvent pas être imposées en Thaïlande.

  6. Bonjour, j’ai assisté à la réunion publique du 14 Mai. Malheureusement je n’avais pas encore en main la version anglaise traduite de la version originelle en Thaïlandais de la Convention. Sinon j’aurais mis le nez des représentants thaïlandais du Revenu Department dans leur grossière erreur. Idem pour nos soit disant “experts” Français présents qui se sont faits plus ou moins mener en bateau par la partie thaïlandaise sur la question de la double imposition des pensions de retraite.
    Étant retraité de l’Armée française, j’ai décortiqué l’Article 19 en version anglaise, sur laquelle se repose le fisc Thaïlandais pour doublement nous imposer.
    “Remuneration, including pensions, paid by, or out of fund created by, a Contracting State or a local authority there of to any individual in respect of services rendered to that State or local authority thereof is the discharge of functional of a governmental nature may be taxed in that State.”
    Le Fisc Thaïlandais a sorti l’expression “may be taxed in that state” pour justifier leur prétention. Cependant cette expression doit être lue dans le contexte global de l’Article 19. Car sans être diplômé de Harvard, mais maitrisant un tant soi peu la langue Shakespeare, ma compréhension et traduction de cet article est la suivante:
    “Les rémunérations, y compris les pensions, payées par un État contractant ou l’une de ses autorités locales ou provenant d’un fonds créé par celui-ci à toute personne physique au titre de services rendus à cet État ou à cette autorité locale constituent l’exercice de fonctions de nature gouvernementale et peuvent être imposées dans cet État”.
    A priori j’ai servi la France, pas la Thaïlande ! C’est la France qui me verse une pension de retraite, pas la Thaïlande !
    Donc c’est la France qui me verse une pension de retraite, pour service rendu, qui a la possibilité de m’imposer sur ces revenus là. Pas la Thaïlande !
    C’est aussi simple que cela ! Et je n’y vois pas de tergiversation ou d’interprétation possible.
    Reste à savoir maintenant si le “Qua! d’Orsay” va avoir la volonté de faire respecter cette Convention correctement dans les termes, à leurs homologues Thaïlandais. Rien est moins sûr !!!

  7. Michel M ne répond pas exactement à la question posée. Les montants des virements de toute nature devraient être déclarés ce qui ne veut pas dire qu’ils seraient imposés. S’agissant des retraites et pensions faisant l’objet d’une imposition fiscale en France la réponse est, en principe, non, en vertu d’une convention relative à la double imposition et l’excluant. La question n’est pas aussi simple. Ayant assisté à la réunion dont vous faites le résumé, il est apparu qu’une différence de formulation existait entre la version française et la version thaïe de la convention sur ce point précis. Un représentant thaïlandais (?) du département du revenu, interrogé sur place a cru résoudre la question en se référant à une formulation anglaise résultant d’une traduction mais on ne sait de quelle version (peut-être à usage interne). Un représentant du ministère des affaires étrangères français, interrogé sur place par visio, fit justement remarquer qu’une version anglaise ne pouvait se substituer à une convention non rédigée dans cette langue. Élémentaire non ? Sur ce une réunion bi-partite devrait se réunir pour éclaircir cette question… Nous en saurons peut-être un peu plus sur l’application du régime fiscal thaïlandais aux revenus d’origine étrangère, ici française, transférés en Thaïlande.
    Un point de détail posant problème concerne la déclaration des revenus transférés (obligatoire pour l’intéressé mais pas pour la banque au dessous un certain montant par transfert, si j’ai bien compris) et la preuve de l’imposition en France. Celle-ci n’est officiellement attestée, en France, qu’au moment de la déclaration des revenus qui à lieu dans la première semaine ou quinzaine d’avril. Or, pour la déclaration en Thaïlande, la date limite limite est le 31 Mars (pour les revenus allant du 1er janvier au 3é décembre de l’année précédente). Si j’ai bien compris la déclaration est “déclarative” sous réserve de faux en écriture pouvant faire l’objet d’une poursuite pénale. Tant que les formulaires de déclaration ne sont pas connus, il est difficile de s’avancer… Des documents fiscaux français seront-ils requis ? Lesquels ? Ceux de l’année précédente dans l’attente de compléments ? Merci à tout esprit informé et éclairé de préciser, de compléter, de corriger…
    S’agissant du montant de l’imposition il me semble avoir compris que l’impôt sur les revenus en Thaïlande seront imposés selon les barèmes locaux et que l’on rapprochera la somme ainsi calculée de celle acquittée en France. Selon le résultat une imposition pourrait s’appliquer en Thaïlande. Dans le cas contraire, le différentiel ferait l’objet d’une restitution de “trop-perçu “… dans quel délai ? Mystère.
    S’agissant des montants transférés aux fins d’acquérir un bien immobilier, j’ai cru comprendre qu’un régime fiscal différent s’appliquait… Merci pour les précisions.

  8. Bonjour. Je vis en Thaïlande et possède un visa de famille thai wife que je fais renouveler chaque année. Je perçois une retraite payée en France ou je paie donc des impôts sur le revenu et je ne travaille pas en Thaïlande. Lorsque j’ai besoin d’argent la banque française me fait un virement international du montant désiré. Ces sommes sont-elles imposables en Thaïlande ?
    Merci de bien vouloir me répondre.

    • Bonjour, si vous résidez plus de 180 jours par an en Thaïlande, les virements en Thaïlande liés à vos revenus en 2024 devront être déclaré avant le 31 mars 2025 selon les réponses communiquées lors de cette audience.

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