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THAÏLANDE – POLITIQUE : Jakrapob Penkair s’inquiète de l’image des élections thaïlandaises à l’étranger

Date de publication : 23/09/2026
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Jakrapob Penkair à la Chambre des représentants

 

La manière dont la Thaïlande organise ses élections ne concerne pas seulement les électeurs du royaume. Elle contribue aussi à la crédibilité du pays et de ses institutions à l’étranger, estime Jakrapob Penkair. Le député du Pheu Thai appelle la Commission électorale à mieux prendre en compte cette dimension internationale.

 

Comment les élections thaïlandaises sont-elles perçues à l’étranger ? Pour Jakrapob Penkair, la Commission électorale (ECT) ne s’interroge pas suffisamment sur cette question.

 

Le député du Pheu Thai, qui intervient régulièrement dans les colonnes de Gavroche sur les questions politiques et internationales, s’est exprimé le 16 septembre devant la Chambre des représentants, lors de l’examen des rapports d’activité 2024 et 2025 de la Commission électorale.

 

Autorité indépendante prévue par la Constitution, l’ECT joue un rôle central dans le système politique thaïlandais. Elle supervise notamment les élections nationales et locales ainsi que les référendums et dispose de prérogatives pour enquêter sur les irrégularités électorales.

 

L’intervention de Jakrapob Penkair intervient dans un contexte sensible pour l’institution. Deux jours auparavant, le 14 septembre, la Commission avait adopté une décision dans l’enquête sur la sélection des sénateurs de 2024. Elle a décidé de saisir la Cour suprême et d’engager des procédures pénales concernant 77 personnes, dont 26 sénateurs en fonction. Les détails de cette décision ont été rendus publics le 23 septembre.

 

Une réputation qui dépasse les frontières

 

Jakrapob Penkair a toutefois choisi d’interpeller la Commission sur un autre terrain : l’image des élections thaïlandaises hors du royaume. Selon lui, les critiques concernant l’administration et la transparence des scrutins sont relayées à l’étranger et influencent la perception de la Thaïlande.

 

Le député considère que la question dépasse le résultat d’une élection particulière. Les interrogations entourant un processus électoral peuvent, selon lui, affecter la crédibilité des institutions qui en sont issues, qu’il s’agisse de la Chambre des représentants, du Sénat ou du gouvernement.

 

Or cette dimension internationale serait insuffisamment prise en compte dans les rapports présentés par la Commission électorale. Jakrapob Penkair ne reproche pas à l’ECT de ne pas entretenir de relations avec l’étranger. La Commission participe à des rencontres et à des programmes de coopération internationaux. Il lui demande plutôt d’analyser la manière dont les élections thaïlandaises et son propre travail sont perçus hors du pays.

 

De la confiance politique à la confiance économique

 

Le député élargit ensuite son raisonnement à l’image générale de la Thaïlande. Dans la compétition internationale pour attirer les capitaux, les pays mettent en avant leurs infrastructures, leurs perspectives économiques et leur environnement réglementaire. Jakrapob Penkair estime que la crédibilité des institutions entre également dans cette équation.

 

Les investisseurs étrangers observent, selon lui, le fonctionnement politique d’un pays lorsqu’ils décident d’y investir ou d’y maintenir leurs activités. La confiance dans le processus électoral participe ainsi, dans son raisonnement, à la confiance plus générale accordée au royaume.

 

Il insiste toutefois sur la nature des capitaux que la Thaïlande souhaite attirer. Le pays doit rechercher les investissements légitimes tout en combattant le blanchiment et l’arrivée de fonds illicites, souvent qualifiés en Thaïlande de « capitaux gris ».

 

Pas d’ingérence étrangère

 

Jakrapob Penkair pose enfin une limite claire à son raisonnement. Prendre en compte le regard porté depuis l’étranger ne signifie pas, selon lui, permettre à d’autres pays d’intervenir dans les élections thaïlandaises. Leur organisation doit rester sous souveraineté thaïlandaise.

 

Son message à la Commission électorale est différent : à l’heure où l’image politique et économique d’un pays dépasse instantanément ses frontières, une institution électorale ne peut plus évaluer son action uniquement à l’échelle nationale. Pour Jakrapob Penkair, la crédibilité du processus électoral participe ainsi à une question beaucoup plus large : la confiance que la Thaïlande inspire à l’étranger.

 

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