Home Accueil THAÏLANDE – POLITIQUE : Le royaume n’est pas classé comme un pays libre selon Freedom House

THAÏLANDE – POLITIQUE : Le royaume n’est pas classé comme un pays libre selon Freedom House

Journaliste : Rédaction Date de publication : 20/03/2022
2

prison en Thaïlande

 

La Thaïlande reste classée “non libre” dans le rapport 2022 de Freedom House sur la liberté dans le monde, son score passant de 30 sur 100 l’année dernière à 29, alors que le rapport note une menace mondiale pour la liberté et la démocratie et l’expansion des régimes autoritaires.

 

Les scores sont basés sur 2 catégories. La Thaïlande obtient un score de 5 sur 40 pour les droits politiques et de 24 sur 60 pour les libertés civiles.

 

Bien que le rapport indique que la Thaïlande est passée d’une dictature militaire à un “gouvernement semi-élu dominé par l’armée” à la suite des élections générales de 2019, il attribue une note de 0 à la question de savoir si le chef de gouvernement actuel a été élu dans le cadre d’élections libres et équitables, notant que la constitution actuelle a été élaborée par un comité nommé par le Conseil national pour la paix et l’ordre (NCPO) et qu’elle exige que le Premier ministre soit sélectionné par un vote majoritaire de la Chambre des représentants et du Sénat, ce dernier étant entièrement nommé par le régime militaire. Il note également que, si le roi a un pouvoir formel limité, il est très influent, notamment sur les militaires.

 

Le rapport note également que les “restrictions constitutionnelles” empêchent les partis d’opposition de faire campagne ou d’acquérir un pouvoir politique par le biais d’élections. Si Pheu Thai et Future Forward, deux partis connus pour leur opposition au régime militaire, ont remporté un total de 245 sièges au Parlement, ils n’ont pas été en mesure de faire avancer la législation “en raison du contrôle continu de l’armée sur la chambre”. Future Forward a également été dissous en février 2020 après que la Cour constitutionnelle a jugé que le prêt qu’il avait reçu du chef du parti, Thanathorn Juangroongruangkit, était un don illégal. 16 dirigeants du parti ont également été interdits de participation politique pendant 10 ans. Les 55 députés restants de Future Forward ont formé le nouveau parti Move Forward.

 

Pendant ce temps, la majorité des membres du cabinet sont d’anciens officiers militaires et des membres du NCPO. L’élection de 2019 a également été “soumise à des interventions répétées de la monarchie”, comme la dissolution par la Cour constitutionnelle du parti Thai Raksa Chart, qui a tenté de désigner la sœur du roi, l’ancienne princesse Ubolratana Mahidol, comme leur candidat au poste de premier ministre. Après que le parti a annoncé sa candidate, le roi Vajiralongkorn a fait une annonce, diffusée à la télévision dans tout le pays, condamnant la décision de sa sœur de se présenter au poste de premier ministre comme “extrêmement inappropriée”. Il a également fait une autre annonce la nuit précédant l’élection, exhortant les citoyens à voter pour des “personnes de qualité”. Le rapport note également l’expansion des pouvoirs de la monarchie, notamment le transfert de deux unités de l’armée sous le commandement direct du roi Vajiralongkorn.

 

Le rapport note également la façon dont le gouvernement a répondu aux manifestations pro-démocratie en 2020 – 2021 avec la dispersion violente des manifestants, des arrestations, des intimidations, le harcèlement des militants et des poursuites, y compris l’utilisation de la loi royale sur la diffamation. Des militants ont été détenus dans l’attente d’un procès pendant des périodes prolongées, et se sont vu refuser la libération sous caution ou l’ont proposée dans des conditions strictes. Le nombre de personnes inculpées pour avoir participé aux manifestations est désormais supérieur à 1 000.

 

La liberté de la presse a également subi des contraintes pendant la pandémie de Covid-19. En 2020, un arrêté pris en vertu du décret d’urgence interdit la diffusion d’informations susceptibles de susciter la peur au sein de la population. Plusieurs reporters ont été arrêtés alors qu’ils couvraient des manifestations pro-démocratiques en 2020 et au moins 4 médias ont été menacés de fermeture. 

 

La Commission nationale de la radiodiffusion et des télécommunications (NBTC) a également mis en garde les médias contre le fait d’interviewer les leaders des manifestations, de diffuser en direct les manifestations ou de discuter des revendications des manifestants.

 

La Thaïlande fait partie des pays de la région Asie-Pacifique considérés comme non libres. Le rapport note le déclin des droits politiques et des libertés civiles dans toute la région, où la “répression de la dissidence politique” a affecté les journalistes et les mouvements populaires. En Birmanie, les dirigeants élus du gouvernement ont été chassés par un coup d’État militaire, tandis que des politiciens pro-démocratie ont été arrêtés début 2021 à Hong Kong.

 

Le rapport constate également un recul mondial de la liberté et de la démocratie, et indique que les régimes autoritaires “sont devenus plus efficaces pour coopter ou contourner les normes et les institutions censées soutenir les libertés fondamentales.” Au total, 60 pays ont vu leur score baisser, tandis que seuls 25 l’ont amélioré, et 38 % de la population mondiale vit désormais dans des pays classés comme non libres.

2 Commentaires

  1. C’est une manie traditionnelle chez les gens qui parlent anglais de classer tout et n’importe quoi, étant entendu que seuls les Anglo-Saxons sont “libres” parce qu’ils n’ont pas été romanisés par Charlemagne ; or, l’empire romain, c’est le fascisme, et justement, la Thaïlande est un pays de droit romain ; voyez comme c’est simple ? Oui, mais un peu court, jeune homme.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus