
Les mariages entre Thaïlandaises et étrangers alimentent souvent les fantasmes. Cette fois, c’est une histoire beaucoup moins romantique qui fait parler d’elle en Thaïlande.
À Nakhon Ratchasima, une future mariée avait vu les choses en grand. Pas moins de 130 tables, une scène, un orchestre, des jeux de lumière et une sonorisation digne d’un concert : tous les ingrédients semblaient réunis pour célébrer un mariage de rêve avec son futur époux étranger.
Sauf qu’au moment de régler les comptes, le scénario a pris une tournure bien moins festive.
Selon le traiteur, le marié n’aurait jamais versé la dot convenue avec la famille de la mariée. Faute de cette somme, cette dernière n’a pas pu payer l’ensemble des prestataires, laissant près de 200 000 bahts (environ 5 000 euros) d’impayés.
Le restaurateur, qui affirme avoir rempli sa part du contrat, a finalement déposé plainte auprès de la police afin de tenter de récupérer son dû.
La dot, une tradition toujours bien vivante
Pour de nombreux Français, la notion de dot peut sembler appartenir au passé. En Thaïlande, celle ci reste pourtant une tradition bien ancrée, même si son montant et son application varient fortement selon les familles.
Cette somme est traditionnellement remise par le futur marié à la famille de la mariée en signe de respect et pour démontrer sa capacité à subvenir aux besoins du couple. Dans certains cas, elle est ensuite restituée aux jeunes mariés, en tout ou en partie. Dans d’autres, elle est conservée par la famille.
Les unions entre Thaïlandaises et étrangers donnent parfois lieu à des négociations particulièrement délicates, tant les attentes culturelles peuvent différer.
Une addition salée
L’affaire rappelle qu’un mariage ne se résume pas aux photos publiées sur les réseaux sociaux. Derrière les décorations, les costumes et les sourires, il y a aussi des contrats… et des factures.
Dans cette histoire, le conte de fées s’est transformé en dossier de police. Quant au traiteur, il espère désormais que la justice lui permettra de récupérer les quelque 200 000 bahts qui manquent encore à l’appel.
Une preuve supplémentaire qu’en Thaïlande, comme ailleurs, le plus difficile n’est parfois pas de trouver l’amour… mais de solder les comptes.
Rejoignez les plus de 13 000 lecteurs qui reçoivent chaque semaine Gavroche Hebdo. Pour ne rien manquer de l’actualité de la Thaïlande et de l’Asie du Sud-Est, inscrivez-vous en cliquant ici








