Home Thaïlande Société THAÏLANDE – SOCIÉTÉ : Vous aimez la K-Pop thaïlandaise ? Oui, mais pas couleur kakie…

THAÏLANDE – SOCIÉTÉ : Vous aimez la K-Pop thaïlandaise ? Oui, mais pas couleur kakie…

Journaliste : Rédaction
La source : Gavroche
Date de publication : 04/12/2021
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Sitala K-pop

 

 

Une chanteuse thaïlandaise fait l’objet d’une campagne de boycott en ligne alors qu’elle s’apprête à faire ses débuts au sein d’un groupe de K-Pop, après que des internautes ont découvert qu’elle est la fille d’une star, partisan du coup d’État, et qui a participé à des rassemblements en faveur du coup d’État.

 

Les internautes thaïlandais favorables à la démocratie ont été scandalisés par Sitala Wongkrachang depuis mardi, après avoir découvert que son père était la défunte star Saranyu Wongkrachang, défenseur convaincu et de premier plan des rassemblements politiques du Comité de réforme démocratique du peuple qui ont conduit au coup d’État de mai 2014.

 

Mercredi  1er décembre, les hashtags Twitter #BANSITALA et #SITALA sont en vogue depuis que les internautes ont appris que Sitala rejoindra un nouveau groupe de filles de K-Pop, H1-KEY, qui fera ses débuts le 5 janvier. Le hashtag #SITALA est passé à plus de 2 millions de mentions avant midi mercredi.

 

Des photos de Sitala se joignant à des rassemblements du PDRC sont également apparues et ont été largement partagées alors que les net-citoyens pro-démocratie déclarent qu’elle doit être punie en étant boycottée.

 

“On récolte ce que l’on sème !”, a écrit l’utilisateur de tweeter @SleepBlueMango tard mardi soir en anglais. “Vous et votre famille détruisez la vie et l’avenir d’autres personnes. Repensez aux débuts. Elle ne le mérite pas !”

 

Accompagnant le tweet, qui a été retweeté 753 fois mercredi matin, se trouvait une affiche avec une photo de Sitala et un appel à la boycotter. “Sa famille et elle sont des partisans du Thaïlandais Chun Doo-Hwan”, peut-on lire sur une affiche en ligne en anglais qui se répand, comparant le chef de la junte, le général Prayut Chan-ocha, au défunt dictateur sud-coréen.

 

Certains comparent Satila, 24 ans, au co-leader de la manifestation pour la réforme de la monarchie, Panassaya “Rung” Sitthijirawattanakun, libérée sous caution le même jour mais toujours accusé d’avoir commis un crime de lèse majesté

 

Aucune réaction de la part de Sitala ou de la société coréenne, GLG (Grandline Group), n’a été enregistrée.

 

Remerciements à Michel Prévot

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