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THAÏLANDE – ÉCONOMIE : Le choc pétrolier, un dangereux air de déjà-vu

Date de publication : 22/03/2026
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La flambée des prix du pétrole ravive de vieux démons en Thaïlande. Très dépendante des importations d’énergie, l’économie du royaume se retrouve une nouvelle fois exposée à un choc externe dont les conséquences pourraient peser durablement sur les finances publiques et la consommation des ménages.

 

Une dépendance énergétique structurelle

 

Avec des importations nettes d’énergie représentant environ 6,5 % du PIB, la Thaïlande figure parmi les économies asiatiques les plus vulnérables aux fluctuations des prix mondiaux. Pour amortir le choc, les autorités s’appuient sur le Fonds pétrolier, qui permet de contenir les prix à la pompe. Mais ce mécanisme a un coût élevé : la seule subvention du diesel atteindrait désormais 1,5 milliard de bahts par jour.

 

Un mécanisme sous tension

 

Ce système de soutien montre aujourd’hui ses limites. Le diesel, qui représente près de 60 % de la consommation, reste plafonné autour de 30 bahts le litre, bien en deçà de son prix de marché. Résultat : le Fonds pétrolier, à peine remis des tensions de 2022, voit sa situation se dégrader rapidement, sans réelle marge de manœuvre face à la volatilité des cours.

 

Un risque budgétaire croissant

 

Le scénario rappelle fortement celui de 2022, mais à un rythme plus rapide. En quelques semaines, le Fonds est passé d’un léger excédent à un déficit de 12,6 milliards de bahts. À terme, l’État pourrait devoir intervenir via un décret pour garantir les emprunts du fonds, ce qui alourdirait officiellement la dette publique et rapprocherait le pays de sa limite légale de 70 % du PIB.

 

L’électricité bientôt sous pression

 

Si le risque de coupure d’électricité reste limité, une hausse des tarifs semble inévitable. Le système repose en effet à 60 % sur le gaz, dont une part croissante est importée sous forme de GNL à des prix volatils. La dépendance au Moyen-Orient accentue cette pression, laissant présager une augmentation du tarif d’ajustement du coût du carburant (Ft).

 

Un choc social plus qu’inflationniste

 

Contrairement aux craintes initiales, l’impact ne devrait pas se traduire par une flambée de l’inflation. La demande intérieure reste faible et l’endettement des ménages, proche de 87 % du PIB, limite la capacité des entreprises à répercuter la hausse des coûts. Le choc pétrolier agit ainsi davantage comme une taxe indirecte, pénalisant en priorité les ménages les plus modestes et freinant la consommation.

 

Une banque centrale prudente

 

Dans ce contexte, la banque de Thaïlande devrait maintenir une politique accommodante. Faute de tensions inflationnistes durables et avec une croissance attendue sous les 2 %, un relèvement des taux apparaît peu probable à court terme.

 

Gaston Baht

 

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