London Escorts sunderland escorts
Home Opinions et débats Chroniques THAÏLANDE – FRANCE : Derrière le 14 juillet, les sourires francophones

THAÏLANDE – FRANCE : Derrière le 14 juillet, les sourires francophones

Date de publication : 15/07/2026
1

Une chronique siamoise et sociétale de Patrick Chesneau

 

Joyeux 14 Juillet aux Français de Thaïlande, toujours plus nombreux. Joie simultanément partagée par les Thaïlandais de France, eux aussi en nombre conséquent. En un mot comme en cent : Bonne Fête nationale !

 

Aujourd’hui, c’est Wan Chart Farangset (วันชาติฝรั่งเศส), Fête nationale française. Happy Bastille Day ! proclament également les Farang d’autres contrées, en particulier anglophones, n’hésitant pas à se joindre à nous dans cette célébration.

 

Une amitié franco-thaïlandaise précieuse

 

Que les Thaïlandais, volontiers francophiles, soient ici remerciés pour la qualité et le raffinement de leur accueil. Leur pays, tellement splendide, est gravé au plus profond de nos cœurs.

 

Nous tenons à faire vivre le meilleur de notre devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité. Observons que celle-ci entretient, depuis longtemps, une profonde correspondance avec les valeurs cardinales du Royaume.

 

Ajoutons-y, de concert, les merveilleux préceptes qui irriguent le quotidien en ce somptueux coin d’Asie : mai pen rai et sabai sabai.

 

Deux nations, des valeurs partagées

 

Quelques jours après la visite du Roi et de la Reine de Thaïlande en France, nous mesurons à quel point l’amitié entre la République française et le Royaume de Thaïlande nous est précieuse. Puisse-t-elle demeurer indéfectible.

 

Nous partageons également un même attachement aux couleurs de nos drapeaux respectifs : bleu, blanc, rouge.

 

Deux cultures, une même harmonie

 

Malgré les différences naturelles liées à l’histoire et à la géographie de nos peuples, nous aimons aussi bien le pain croustillant que le som tam pimenté. Nous manions avec la même dextérité fourchettes et baguettes.

 

Nous alternons avec entrain wai, poignées de main, accolades et sourires. Le choc des cultures a cédé la place au bloc des cultures. Un ensemble d’us et coutumes, de pratiques et de rituels désormais indissociables de notre philosophie de l’existence et de notre relation au monde.

 

En chacun de nous coexistent harmonieusement la francité et la Thainess. Deux traditions, deux identités devenues inséparables. Une véritable mise au diapason de nos âmes. Quel bonheur !

 

Rao mi khwam suk (เรา มี ความสุข). Nous en sommes infiniment heureux.

 

Patrick Chesneau

 

Chaque semaine, recevez notre lettre d’informations Gavroche Hebdo. Inscrivez-vous en cliquant ici.

1 COMMENTAIRE

  1. D’année en année, notre chroniqueur nous « rabâche » le « Bastille Day ». La fête nationale est celle du 14 juillet 1790, fête de la Fédération. Une date, certes anniversaire de la prise de la Bastille, mais s’en distinguant, puisqu’à l’opposé de 1789, 1790 exprime, dans une phase d’apaisement des passions sanglantes, en présence du Roi, l’unité de la Nation réunie sur le Champ-de-Mars.

    Il s’agit d’éclipser la symbolique trop sanguinaire, le cortège des piques portant la tête du gouverneur de Launay. La Bastille fut d’ailleurs presque immédiatement effacée, ne subsistant plus que dans quelques peintures célèbres ou estampes. Son souvenir vivace perdura dans l’esprit sans-culotte, dont une littérature et une historiographie s’emparèrent, et dont Mélenchon (et ses épigones tropicaux) prétend être un lointain descendant, mais avec des « sans-culottes islamistes » et « anti-sionistes ».

    À l’opposé, pour d’autres, la Bastille en flammes et le défilé des piques sanguinolentes stigmatisent la fureur et la barbarie révolutionnaires, devant culminer, dans les mois qui suivirent, avec les têtes tranchées du roi et de la reine.

    Ce n’est qu’en 1880 que la IIIe République, après que de nombreux symboles se furent succédé jusque-là, établit le « 14 Juillet » comme fête nationale, prenant bien soin, dans un certain flou mémoriel, de ne pas rattacher cette date à une année précise.

    Il est quelque peu surprenant d’imaginer que les sujets du royaume de Siam ignorent la signification du 14 Juillet, c’est-à-dire le début d’un processus inexorable qui conduisit à la mort du Roi. À quoi peut bien référer un tel événement pour un sujet du royaume ? À quelle symbolique peut-il communier ?

    Pour ce qui est de la devise réputée commune, il faut rappeler à notre chroniqueur que la devise de la Thaïlande est : « Nation, Religion, Monarchie ».

    Quant à deux des trois piliers de la devise française, ils semblent avoir subi quelques restrictions. Depuis déjà plusieurs années, le peuple de France n’est plus convié à l’ambassade, mais réduit à quelques « happy few » triés sur le volet. Et, cette année, pour accéder aux Champs-Élysées et assister au défilé, il fallait avoir obtenu un QR code.

    Égalité, fraternité… Un rétablissement de « l’esprit censitaire » ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus