
Une nouvelle vague de peste porcine africaine touche plusieurs provinces du Laos. Plus de 11 000 porcs sont déjà morts ou ont été abattus depuis l’apparition de nouveaux foyers en juin 2026. Les autorités renforcent les contrôles pour tenter d’endiguer une épidémie qui menace les revenus des éleveurs et pourrait perturber l’approvisionnement en viande de porc. Le virus ne se transmet pas à l’homme.
La peste porcine africaine (PPA) progresse de nouveau au Laos. Les autorités ont signalé des foyers dans plusieurs provinces, notamment à Xayabouly, Phongsaly, Houaphanh, Xaysomboun et Luang Prabang, ainsi qu’à Vientiane. Les bilans évoluent rapidement, mais plus de 11 000 porcs sont déjà morts ou ont dû être abattus.
La province de Xayabouly, dans le nord-ouest du pays, figure parmi les plus touchées. Au 15 septembre, le virus avait atteint six districts et provoqué la mort ou l’abattage de plus de 5 400 porcs. Les autorités évaluent les pertes à environ 14,9 milliards de kips, environ 570 000 euros.
À Luang Prabang, près de 1 000 porcs sont morts dans quatre districts, selon le dernier bilan rapporté par les médias locaux.
Des contrôles renforcés
Face à la progression de l’épidémie, les autorités tentent surtout d’empêcher le déplacement d’animaux contaminés. À Xayabouly, elles ont limité la circulation et la vente de porcs et installé 19 points de contrôle.
Les véhicules transportant des animaux ou des produits porcins doivent être désinfectés. Les éleveurs doivent également signaler immédiatement les animaux malades ou morts, isoler les porcs suspects et éliminer les carcasses selon les procédures sanitaires.
Les autorités mettent particulièrement en garde contre le transport clandestin de porcs et la vente de viande provenant d’animaux morts, susceptibles d’accélérer la propagation du virus.
Un risque économique plutôt que sanitaire
La peste porcine africaine touche les porcs domestiques et les sangliers et peut provoquer une mortalité extrêmement élevée. Elle ne se transmet toutefois pas à l’être humain.
Le danger est donc essentiellement économique. Une propagation plus importante pourrait provoquer de lourdes pertes pour les petits élevages, réduire l’offre de viande de porc et, à terme, exercer une pression sur les prix.
Le Laos connaît déjà cette maladie : le pays avait signalé ses premiers foyers de peste porcine africaine en 2019. Sept ans plus tard, les autorités cherchent désormais à contenir cette nouvelle vague avant qu’elle ne s’étende à davantage d’élevages.
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