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GAVROCHE – ROMAN : « L’impératrice rouge », épisode 17 : « Jouir à en mourir »

Journaliste : Rédaction
La source : Gavroche
Date de publication : 19/07/2021
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Les passions charnelles sont mères de toutes les faiblesses. Y compris pour les agents très spéciaux en mission pour la DGSE ou pour les trafiquants de drogue du Triangle d’Or. Patrice Montagu-Williams, expert en intrigues exotiques, sait nouer un suspense torride pour ses personnages. « L’impératrice Rouge » est encore loin d’avoir livré tous ses secrets…

 

Un roman inédit de Patrice Montagu-Williams

 

L’intrigue:
Les saisies de drogue atteignent un niveau record dans le 13ème arrondissement de Paris. Cette drogue proviendrait du fameux Triangle d’or, cette zone frontalière située entre la Thaïlande, la Birmanie et le Laos.

 

Quel est le rôle exact de la Chine et de ses services secrets dans cette affaire ? Et qui est exactement cette Impératrice Rouge, somptueuse et tragique femme vampire, qui serait le chef d’orchestre occulte de ce trafic ?

 

L’agent très spécial Ly, de la DGSE, est envoyé en Thaïlande pour régler le problème, par tous les moyens. Persuadé, comme le dit Sartre, qu’on ne peut vaincre le mal que par un autre mal, il vivra une histoire de passion, de folie et de trahison.

 

Rappel de l’épisode précédent : Ly prend le bain avec l’Impératrice Rouge. Ils deviennent amants. Elle lui explique ce qu’elle attend de lui et ne lui cache rien de sa maladie.

 

Épisode 17 : Jouir à en mourir.

 

Le Mongol ne connaît que son prénom : Phonchai. Il sait, cependant, que l’homme, qui est assis face à lui, est officier au « Narcotics Suppression Bureau » et qu’il a rédigé, il y a plusieurs semaines, à partir des éléments que lui-même lui avait fourni, un rapport qui était remonté jusqu’à l’état-major du « Central Investigation Bureau ». Ce rapport mentionnait l’existence d’une Impératrice Rouge qui contrôlerait une partie du trafic de stupéfiants et se cacherait du côté de Chieng Kong ou de Mae Sai.

 

Une fausse piste
Pour avoir branché la police sur une fausse piste, Phonchai a reçu une récompense. Le problème, c’est qu’il a rapidement fait comprendre au Mongol qu’à son humble avis, c’était ici, à Bangkok, et sans doute pas très loin de là où il travaillait, que la dame se trouvait. Le sous-entendu était transparent : si on ne voulait pas qu’il parle et éviter que les flics ne débarquent, en fanfare, à « The Empire of Temptations », il fallait continuer à lui « donner à manger », comme on dit.

 

Tous les mois et toujours plus.
Le ver est dans le fruit- Ils se sont donné rendez-vous tard dans un bar de Soi Cowboy : le « Five Star ».

 

Sur la table, est posée une grande bouteille de Singha, la plus ancienne et la plus connue des bières locales qu’ils boivent à la Thaïlandaise, c’est-à-dire en y ajoutant des glaçons.

 

— Rien à signaler, demande Phonchai au Mongol ?

 

Le flic sait d’expérience que chaque nouveau problème qui se présente peut être générateur de cash.

 

— J’ai recruté quelqu’un, un Hmong.

 

— Tu as fait faire une enquête au préalable, je suppose ?

 

— Il était associé dans un bar de Pattaya.

 

— Comment s’appelle ce bar ?

 

— Le « Big Bar ».

 

Le Mongol voit l’autre faire la grimace : quelque chose ne va pas.

 

— Les gars qui tiennent ce bar ont toujours bossé pour nous. Donne-moi le nom du type : je vais voir s’il est clean.

 

— Il s’appelle Fu Tho.

 

Trois jours plus tard, le flic recontacte Le Mongol.

 

— C’est grave. Nos services ont fourni à ton gars de faux papiers, il y a quelques temps. C’est bien un Hmong mais il est Français et travaille pour leurs services secrets : la DGSE, ou quelque chose comme ça.

 

Le plaisir est aveugle

 

Quand il a vu Ly s’installer au bar, comme chaque jour, à l’heure du déjeuner, Le Mongol est aussitôt monté voir l’Impératrice et il lui a tout révélé. Sans ménagement : il n’aimait pas l’intimité qui s’était installée entre elle et le Hmong. En plus, depuis qu’il était là, il ne l’avait plus touchée une seule fois.

 

Il a eu alors l’impression très nette qu’elle n’écoutait pas.

 

— Tu as entendu ce que je viens de dire ? Ce type travaille pour les services secrets français !

 

Elle met un certain temps à redescendre sur terre.

 

— Ce n’est pas si grave : je vais le faire changer de camp.

 

— Et comment vas-tu t’y prendre ?

 

— C’est très simple : je vais lui donner du plaisir.

 

— Cette histoire ne me plaît pas, Mei. Pas du tout.

 

— C’est que tu n’as jamais désiré quelqu’un, Le Mongol. Désiré comme je désire cet homme, désiré comme il me désire…Tu es comme les reptiles : tu as le sang froid.

 

Comme elle voit qu’il n’a pas l’air de comprendre, elle lui explique. Elle sait qu’elle est condamnée et veut profiter totalement du temps qui lui reste à vivre. Et elle a eu la chance de trouver, pour ça, le partenaire idéal.

 

— Je veux jouir à en mourir, Le Mongol. Je crois que tu peux être d’accord avec moi… Tu sais, quand je lui ai avoué, pour l’exciter, comment nous nous procurions le sang nécessaire à mes transfusions, il a répondu que la vie de pauvres filles sans importance, qui auraient, de toute façon, finies assassinées et dont personne ne serait venu même réclamer le cadavre, ne comptait pas par rapport à mon désir de préserver mon corps de la vieillesse et il a eu l’envie de me faire l’amour sur le champ !

 

— Tu te rends compte du danger que tu nous fais courir ? Il sait maintenant que nous sommes des assassins. Il nous tient, Mei…

 

— Je ne te demande qu’une chose : laisse-le en vie encore quelques semaines. Quand je ne serai plus là, tu pourras faire ce que tu voudras…

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