
Les exploitants d’hôtels et d’établissements de divertissement opérant sans licence à Phuket n’ont plus que jusqu’au 2 juillet pour engager leur régularisation. Les autorités provinciales ont lancé un dernier appel aux professionnels concernés, les invitant à déposer leur dossier ou à solliciter l’accompagnement des services administratifs avant la clôture de cette campagne.
Le gouverneur de Phuket, Chotinarin Kerdsom, rappelle que le dépôt d’un dossier ne garantit pas l’obtention immédiate d’une licence. En revanche, il permet aux exploitants d’intégrer le processus officiel d’examen, de compléter les documents manquants et de bénéficier des conseils des services compétents tout au long de leurs démarches administratives.
Une échéance dans un contexte de reprise en main
Cette campagne concerne plusieurs milliers d’établissements dont la situation juridique reste incomplète, souvent en raison de procédures d’autorisation complexes ou de bâtiments ne répondant pas pleinement aux exigences de la réglementation. Pour les autorités, l’objectif est de favoriser la mise en conformité des professionnels avant un renforcement des contrôles.
Cette échéance s’inscrit dans la vaste opération de reprise en main engagée par Bangkok à Phuket. Comme Gavroche l’a rapporté ces dernières semaines, les autorités ont multiplié les mesures visant à assainir le secteur touristique : nomination d’un nouveau gouverneur, enquêtes sur les montages immobiliers impliquant des prête-noms étrangers, renforcement des contrôles administratifs et annonce de la démolition de plusieurs hôtels construits illégalement.
Le gouvernement thaïlandais souhaite ainsi relever les standards du secteur, renforcer la transparence des activités touristiques et garantir une concurrence plus équitable entre les professionnels. Cette stratégie vise également à conforter la confiance des visiteurs dans une destination qui demeure la première vitrine touristique du royaume.
À partir du 3 juillet, la période d’accompagnement laissera progressivement place à une phase de contrôles renforcés. Pour les exploitants qui n’auront entrepris aucune démarche, le risque de sanctions administratives ou de fermeture sera désormais plus élevé. Pour les autorités, ce dernier délai constitue donc une ultime occasion d’intégrer le cadre légal avant le durcissement annoncé de la politique de contrôle.
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