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THAÏLANDE – CHRONIQUE: A Sukhothai, les leçons du bananier

Journaliste : Redaction
La source : Gavroche
Date de publication : 13/01/2020
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Si dans le cochon « tout est bon », dans la banane « tout se mange », comme le relate la Chronique de Michel Hermann. Les photos ont été prises par l’auteur le dimanche 12 janvier au Lotus Village. Le tronc (qui n’est pas un arbre mais est formé par les pétioles des feuilles) est coupé avec son régime. Un autre tronc poussera à côté et donnera un nouveau régime dans six ou sept mois. Cela ne demande aucune intervention humaine, il faut laisser faire et ça pousse tout seul. Bonne lecture donc.

 

Banane, fruit des dieux, verte quand on la cueille,
Et jaune avec le temps. Une fois pelée,
Sa chair blanche, odorante et douce à sucer,
S’offre à notre langue avide qui l’accueille.

 

« Kluaï » en thaï, cette baie peut-être longue,
Courte, plus ou moins courbée, molle ou dure,
Tendre ou farineuse, ou de belle facture,
Sucrée, fade et sans saveur, trapue ou oblongue.

 

Généreux et prolifique, le bananier
Donne tout, ses feuilles, sa peau, son cœur, sa fleur,
Qui se laissent déguster au gré des humeurs,
Dans une abondance de plats accommodés.

 

Ainsi, en salade ou en curry épicé,
Grillée, en beignets caramélisés ou non,
Séchée, en chips, et bien d’autres déclinaisons,
La banane excite nos papilles alléchées.

 

Sa fleur violette qui pend au bout du régime,
Dégustée en galette au miel, ou cœur du tronc,
« Yuak », mangé avec du « nam prik » fait maison,
Nous séduit par son goût et ses saveurs intimes.

 

La variété la plus commune en Thaïlande,
« Kluaï nam wa », abonde dans notre jardin.
Cercle infini de reproduction ou, sans fin,
Chaque tige porteuse, comme une offrande,

 

Donne naissance à une nouvelle tige,
Qui produira à son tour un nouveau régime.
Les feuilles ne sont pas en reste, ultimes
Cadeaux, car elles enveloppent mets de prestige,

 

Poissons, riz gluant, et aliments délicats,
Pour une cuisson lente et aromatisée.
Pour le Loy Kratong, elles sont même utilisées
Pour confectionner « Kratong » et dessous de plats.

 

J’aime surtout goûter, en dessert ou nature,
La « Kluaï Kaï » de Kamphaeng Phet, si fameuse
Pour sa fine peau, sa chair tendre et crémeuse,
Qui fond dans la bouche sans bruit, dans un murmure.

 

Plante nourricière féconde et offerte
Qui ne finit jamais, elle nous offre en partage
Ses délices exotiques, ses senteurs sauvages,
Ses fruits, ses fleurs et ses grandes feuilles vertes.

 

Michel Hermann

 

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