London Escorts sunderland escorts
Home Opinions et débats THAÏLANDE – FRANCE : Les lecteurs de Gavroche l’avouent, ils préfèrent un pays moins réglementé

THAÏLANDE – FRANCE : Les lecteurs de Gavroche l’avouent, ils préfèrent un pays moins réglementé

Date de publication : 19/07/2026
0

 

Nos lecteurs aiment le débat. Et Gavroche est heureux de leur donner la parole à chaque fois que cela est possible. Notre éditorial du 13 juillet sur l’incendie d’un restaurant à Bangkok, et notre appel au respect plus scrupuleux des règles de sécurité, a provoqué de vives réactions. Motif ? Le laxisme « Made in Thailand » a aussi du bon. Qu’en pensez-vous ? Voici quelques messages.

 


 

Bonjour à tous, j’ai lu l’édito de cette semaine. Bien entendu nous sommes atterrés et attristés de l’incendie d’un pub, tout comme par le nombre d’accidents au cours de la construction de la voie rapide au dessus de Rama II, comme par l’effondrement de l’immeuble à Chatuchak, déjà aussi si je me souviens bien, lors du tremblement de terre en Birmanie, et pour tout dire une liste exhaustive serait sans fin. Ceci dit, faut-il des injonctions pour aller vers une normalisation systématique, mettre fin au laxisme ambiant? Quant à moi, je crois bien que j’ai choisi d’habiter dans ce royaume pour m’évader de cette mentalité rationnelle et sécuritaire. Il y a un coût, assurément… Non pas qu’il n’y ait pas des aménagements à mettre en place… Évitons peut-être l’inflation de règles.

 


 

Je me souviens quand j’ai conduit pour la première fois, en scooter, à Bangkok. J’étais atterré par le non-respect du code de la route. Pas de casque, téléphone à la main, contre-sens, la priorité était donnée à la voiture qui sortait du parking !!!

 

J’ai aussi réalisé que j’avais, à Paris, une vie aseptisée, le moindre mouvement était contrôlé par un radar ou un agent de la police. La peur de mal faire, de perdre des points et d’avoir des amendes.

 

Ici, c’est le Far East, chacun pour soi mais sans agressivité
Arrêtons de vouloir rechercher ou reproduire ce que l’on a quitté, aucun intérêt.
Si nous sommes en Thaïlande, c’est pour autres choses.

 


 

Je suis perturbé par ces messages, pour deux raisons.

D’abord, le ton : une vision du monde divisée entre un « premier monde » (la France, l’Union européenne et sa « mentalité rationnelle et sécuritaire ») et un « Far East » où l’on peut enfin échapper à une « vie aseptisée », « chacun pour soi, mais sans agressivité ».

 

Rouler en scooter sans casque, s’affranchir du code de la route, c’est un risque qu’on choisit de prendre pour soi-même. Mourir dans un incendie parce qu’il n’y avait pas d’issue de secours, c’est subir la négligence d’autrui. Ce ne sont pas des choses comparables, et les mélanger permet justement de transformer 28 morts en un simple « coût » de la liberté qu’on est venu chercher ici.

 

Et un coût pour qui, d’ailleurs ? Nous, expats, avons le choix : vivre ici ou repartir…

 


 

Je ne commente pour ainsi dire jamais sur les réseaux sociaux mais, puisqu’une question vient d’être posée, je me permets d’ajouter quelques réflexions car aussi bien la Thaïlande que Gavroche me tiennent à cœur. L’idée n’est pas, bien entendu, le conflit.

 

Comme beaucoup d’entre nous, je n’ai pas vécu de très nombreuses années, même si en pointillés, en Thaïlande (et ailleurs) pour retrouver exactement la France ou la Suisse. Il est aussi vrai aussi que l’excès de législation peut devenir une forme d’asphyxie.

 

Mais où se situe l’équilibre entre la liberté et la protection des personnes ? Où se situe l’équilibre entre obliger quelqu’un à mettre un casque pour éviter un traumatisme crânien vite arrivé, alors que ne pas le porter peut procurer…

 


 

Puisque l’heure est au partage, et dans la continuité… Le droit des uns et les abus des autres (ou de quelques-uns seulement).

 

Pour en revenir à l’incendie, assurément, dans ce pub, on aurait dû mieux faire, et ce sur bien d’autres sujets. Encore une fois, j’ai beaucoup de tristesse pour les nombreuses victimes d’accidents en Thaïlande, qui nous menacent d’ailleurs toutes et tous.

 

Une fois écrit cela, c’est une partie d’un tout. Depuis que je vis ici, je lis très souvent des attaques sévères du pays sur de multiples points tout à fait argumentés, que cela viennent des locaux ou des étrangers, à savoir la corruption, la sécurité, les inégalités, la pollution, la démocratie, l’éducation, etc. La liste des errances thaïlandaises est longue. Ce que je voulais essayer d’expliquer, c’est que le tout qui nous convient, et convient à un grand nombre de Thaïlandais, est la somme de tout cela.

 


 

Et vous, votre avis ?

 

Rejoignez les plus de 13 000 lecteurs qui reçoivent chaque semaine Gavroche Hebdo. Pour ne rien manquer de l’actualité de la Thaïlande et de l’Asie du Sud-Est, inscrivez-vous en cliquant ici

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Les plus lus