
Les hôpitaux en Thaïlande ont commencé à surveiller de près le risque d’une éventuelle pénurie d’hélium, un élément essentiel au fonctionnement des équipements médicaux, en particulier les appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM).
Ce gaz est utilisé pour refroidir les aimants des IRM à des températures extrêmement basses. Sans hélium, ces machines ne peuvent pas fonctionner, ce qui pourrait perturber les capacités de diagnostic des établissements de santé.
Le groupe hospitalier BDMS (Bangkok Dusit Medical Services) a mis en place une « cellule de crise » pour suivre la situation. Il a également augmenté ses stocks de médicaments et de fournitures médicales, passant d’un mois à trois mois de réserves, afin de faire face aux incertitudes liées aux tensions internationales.
Le Qatar, qui représente environ 40% de la production mondiale d’hélium, joue un rôle clé dans l’approvisionnement. Toute perturbation pourrait donc affecter le fonctionnement des hôpitaux.
Selon les professionnels du secteur, une hausse des coûts reste possible si les tensions persistent, ce qui incite les acteurs de la santé à redoubler de vigilance. La sécurisation des chaînes d’approvisionnement médicales s’impose ainsi comme un enjeu stratégique majeur.
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