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FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, à Bruxelles, Macron abandonné

Date de publication : 03/03/2026
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Emmanuel Macron - Ursula

 

Chaque semaine, notre ami Richard Werly, conseiller éditorial chez Gavroche, partage sa vision de la France et de l’Europe sur le site d’actualités suisse Blick. Vous pouvez vous abonner à sa lettre d’information, Republick, ou la consulter en ligne.

 

Voici son éditorial. La newsletter complète est disponible ici.

 

Qui prend encore soin, à Bruxelles, de demander l’avis d’Emmanuel Macron ? Sûrement pas celle qui lui doit largement sa fonction, à savoir Ursula von der Leyen. La présidente allemande de la Commission européenne, qui a signé lundi 2 mars le nouveau paquet d’accords bilatéraux Suisse-UE avec Guy Parmelin, est désormais plus qu’en roue libre. Peu lui importe qu’un pays fondateur de la Communauté européenne, comme la France, soit fracturé au sujet de l’accord commercial avec les pays du Mercosur, dont elle réclame l’entrée en vigueur immédiate. Peu lui importe, aussi, que personne ne lui ait accordé de mandat pour intervenir à sa guise, au nom des Européens, dans les grandes crises géopolitiques.

 

Ursula ne répond plus à Emmanuel. C’est un fait. Et la raison est bien connue: même à Bruxelles, au sein de ce cercle de 27 pays membres liés par une souveraineté partagée, un président de la République française en fin de mandat est démonétisé. Aussi proeuropéen soit-il, et même si son pays est prêt, moyennant conditions, à mettre son arme nucléaire au service de l’Europe.

Ursula von der Leyen est la caricature d’une Commission de moins en moins contrôlée par les pays qui composent l’Union. Forte du renouvellement de son mandat en juin 2024, à la suite de la victoire de son camp conservateur (merci aux électeurs allemands et au parti chrétien-démocrate du chancelier Friedrich Merz), l’ancienne ministre de la Défense d’Angela Merkel estime qu’elle peut passer en force.

 

Avantage pour Ursula : la Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, l’Estonienne Kaja Kallas, obsédée par la Russie, s’est automarginalisée. Autre avantage : servile à souhait quand il le faut devant Trump (on se souvient de l’accord sur les tarifs douaniers, sur le golf écossais du président américain), VDL (son acronyme) joue sur les deux tableaux. Pas question de vraiment fâcher le locataire de la Maison-Blanche.

Emmanuel Macron renâcle. Il râle. Il tempête parfois. Ah, s’il avait su pour Ursula…

Bonne lecture, avec James Bond et l’autre Ursula !

(Pour débattre : richard.werly@ringier.ch)

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