
Bonne nouvelle pour les ménages et les entreprises en Thaïlande : la hausse des prix continue de ralentir. En juin, l’inflation s’est établie à 2,42 % sur un an, contre 2,79 % en mai, grâce au recul des prix de l’énergie et de plusieurs produits alimentaires, selon l’analyse publiée par Kiatnakin Phatra Financial Group (KKP).
Cette évolution constitue un signal encourageant pour les expatriés, les investisseurs et les entreprises françaises implantées dans le royaume. Elle laisse entrevoir une stabilisation du coût de la vie et réduit la probabilité d’un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Banque de Thaïlande.
L’énergie fait redescendre la pression
Après plusieurs mois de tensions alimentées par la hausse des prix du pétrole, le reflux des cours de l’énergie commence à produire ses effets. Les carburants contribuent désormais à freiner l’inflation, tandis que les prix de la viande, de la volaille et du poisson reculent également.
En revanche, certains produits alimentaires restent orientés à la hausse, notamment les céréales, les produits laitiers, les œufs ainsi que les fruits et légumes.
Le quotidien reste plus coûteux
Cette baisse de l’inflation ne signifie toutefois pas que tous les prix diminuent.
Les repas préparés, qu’ils soient achetés à emporter ou consommés au restaurant, continuent d’augmenter. Les tarifs des services de livraison repartent également à la hausse, tout comme ceux des transports publics. Pour les économistes de KKP, ces évolutions montrent que certaines entreprises continuent de répercuter une partie de leurs coûts sur les consommateurs, même si ce phénomène reste limité à quelques secteurs.
Autrement dit, si la pression inflationniste s’atténue, les dépenses du quotidien demeurent élevées pour de nombreux ménages.
La Banque de Thaïlande peut attendre
Pour les marchés financiers, cette publication conforte l’idée que la Banque de Thaïlande ne devrait pas relever ses taux directeurs dans l’immédiat.
Les économistes de KKP anticipent une inflation proche de 3 % au second semestre 2026, un niveau qui resterait compatible avec une politique monétaire inchangée. Selon eux, une hausse des taux ne deviendrait probable qu’en cas de forte dépréciation du baht ou d’une nouvelle flambée des prix de l’énergie entraînant une hausse plus généralisée des prix.
Dans une économie où la consommation des ménages demeure fragile, ce ralentissement de l’inflation offre donc un répit bienvenu, même si le coût des repas, des transports et de certains services continue de peser sur le budget des Thaïlandais.
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