GAVROCHE HEBDO – ÉDITO : À Bangkok, on s’inquiète pour la France
Il ne fait pas bon, ces temps-ci, être citoyen français. Même à Bangkok, où est réunie cette semaine l’assemblée générale du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale, la réputation financière de la République est malmenée. « Attention, danger ! » ont répété en chœur, depuis leur arrivée dans la capitale thaïlandaise, les dirigeants des deux organisations, mais aussi la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, ou même le gouverneur de la Banque de France. Difficile, dans ces conditions, de faire le fier pour le ministre des Finances, Roland Lescure. La France est encore solvable. Mais elle inspire de moins en moins confiance.
Les Français de l’étranger, dans ce contexte, sont interpellés. Ils continuent de compter, pour partie d’entre eux et de façon légitime, sur les dispositifs financiers d’entraide, comme les bourses scolaires ou autres aides sociales. Les retraités français sous le soleil du Siam croisent les doigts pour que leurs pensions ne soient pas amputées. Bref, tout le monde est fébrile. Et il y a de quoi : regardons les choses en face, la France est en train de faire naufrage sur le plan budgétaire. Nos interlocuteurs asiatiques le savent et le voient.
Alors, on fait quoi pour redresser la barre ?





































