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Home Accueil FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, Black Friday, le « dévendeur » et les Français

FRANCE – POLITIQUE : Vue d’ailleurs, Black Friday, le « dévendeur » et les Français

Date de publication : 29/11/2023
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Black Friday France

 

Chaque semaine, notre ami Richard Werly, conseiller éditorial de la rédaction de Gavroche, nous livre sa vision de la France sur le site d’actualités helvétique Blick. Vous pouvez vous abonner. Ou consulter sa lettre d’information Republick.

 

En voici l’éditorial. L’intégralité de la newsletter disponible ici.

 

Le gouvernement français ne taxe pas seulement ses concitoyens à gogo, avec un niveau record de prélèvements obligatoires proche de 48% de la richesse annuelle produite. Voici qu’il entreprend de les faire déconsommer ! Vous avez peut-être vu cette pub, diffusée en pleine pandémie consumériste du « Black Friday ». Un commerçant se réjouit de faire une vente quand apparaît, tout sourire, un conseiller soucieux de votre portefeuille. Pourquoi acheter neuf puisque le même objet est disponible en occasion ? Et d’ailleurs, pourquoi acheter tout court? Fermez les écoutilles. Cessez de consommer et de dépenser. Le climat, vos finances et le traitement mondial des déchets vous remercieront.

 

L’histoire de cette publicité serait drôle si ce clip n’avait pas été payé sur le budget du Ministère de la transition énergétique. Résumons : le Ministère des finances est obsédé par la collecte des impôts, le Ministère de l’industrie rêve de nouvelles usines, le président de la République rêve du plein-emploi, le Ministère de l’Intérieur veut régulariser les migrants qui travaillent dans les métiers en tension… Et pour financer tout cela, l’administration ne vous propose rien d’autre que d’arrêter de dépenser en passant devant les panneaux de solde agressifs du « Black Friday » et les étals bondés des marchés de Noël.

 

Les Français, eux, continuent de déprimer. Normal. Dans son portrait social annuel de la France publié le 23 novembre, l’INSEE, l’Institut national de la statistique, confirme que l’inflation et le pouvoir d’achat en berne est la première préoccupation de la population. Il y a pile cinq ans, c’est l’étincelle du carburant qui avait provoqué l’incendie des « gilets jaunes ». Bis repetita sur le grand toboggan du déclassement ? « La nostalgie du passé est très socialement marquée » note l’Insee, selon lequel 31% des ménages modestes préféraient vive dans la décennie 80, celle des fameuses « années fric ».

 

Ouvrez le portefeuille des Français et vous comprendrez ce qui les accable. Être sans cesse sollicité, avoir de moins en moins d’argent à dépenser, et être culpabilisé parce que vous consommez. La France est prête pour le divan d’un psy. À condition qu’il baisse ses prix durant le « Black Friday ». Et que le « dévendeur » ne suggère pas de s’abstenir de consulter.

 

Bonne lecture, au pays de l’argent trop cher !

(Pour débattre: richard.werly@ringier.ch)

 

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2 Commentaires

  1. Notre éditorialiste évoque les marchés de Noël, peut-être devrait-il utiliser l’imparfait… Trois semaines avant son inauguration sur la Grand-Place de Bruges, la décision a été prise de renommer le traditionnel marché de Noël (kerstmarkt) en marché d’hiver (wintermarkt). Un glissement si ce n’est un remplacement sémantique (“cancel”) semblable à celui qui conduit à nommer un “fait politique” de “fait d’hiver”. La ville de Bruxelles a opté pour “Plaisirs d’hiver”. Gand, Hasselt et Anvers ont éradiqué le nom qui tue et ont opté pour des déclinaisons dites neutres comprenant le mot “hiver”. Une sorte de refroidissement linguistique est à l’œuvre. La raison, pavée de bonnes intentions vise à donner un contenu nouveau au concept de tolérance, la notion de laïcité n’ayant pas cours chez le Roi des Belges dont nous pouvons dire qu’il n’est pas en reste. L’éradication langagière n’a pas encore sévi dans l’hexagone mais elle couve sous des appellations renouvelées ou augmentées du genre : ” marché de Noël féministe” ou “marché de Noël éthique”. A quand un “marché de Noël gay” ? Ces innovations verbales ont pour objet de s’adosser à des niches consommatoires dans l’espoir d’étendre le marché en en créant de nouveaux. Nouveaux marchés adossées à des identités nouvelles multiples et diversifiées reliées dans le “vivre ensemble”. Le maintien du vocal Noël représente le verrou à une extension plus importante puisqu’il est suspecté de limiter l’accès du marché à une partie significative de la population pour des raisons présentées comme religieuses, Noël étant supposé fortement connoté. D’où les innovations bienvenues au nom de l’inclusion diversitaire et de l’extension marchande. Une extension marchande permettant ainsi d’élargir une offre d’objets éloignés de toute connotation, de près ou de loin, religieuse et pouvant démarrer sur une plus longue période, à la Saint Nicolas par exemple (Belgique, Alsace) mais qu’il aura sans doute fallu préalablement désacraliser. Les raisons, pavées de bonnes intentions diversitaires, visent à donner un contenu manifeste au concept de tolérance, concept auquel la notion de laïcité ferait obstacle parce que trop rigide. La Belgique sur ce point semble être pilote. La France n’est toutefois pas en reste. La guerre des crèches dans l’espace public fait rage depuis des lustres. Leur élimination, de moins en moins présentes dans les églises est-elle une question de temps ? Le Sapin de Noël, lui, fait l’objet d’une double attaque, pour les raisons qui ont été exposées mais aussi du côté écologiste dans ses variantes diverses et plus extrêmes : de sauvegarder les arbres pour des raisons climatiques jusqu’à l’interdiction de les “assassiner” puis qu’être vivants ayant droit à la vie comme tout être vivant. Là ne s’arrête la charge anti-Noël, le père Noël est lui aussi visé mais du côté féministe qui voit dans cette figure une apologie du patriarcat et du machisme, parfois qualifié de “blanc”. Comme naguère l’heure est à ne pas désespérer Billancourt, un Billancourt électoral aussi bien local que national. Le marché est aussi électoral. La population visée est à l’opposé de celle qui à conduit à pendre et brûler un père Noël sur le parvis de la cathédrale Saint Bénigne à Dijon le 24 décembre 1951. A cette époque, il s’agissait de ne pas désespérer les mêmes populations que celles d’aujourd’hui. Il s’agissait de lutter contre le paganisme au nom d’une religion… L’histoire se répéterait-elle mais comme farce ou comme tragédie ? Un conseil de lecture sur cet évènement dijonnais : l’article de Claude Levi-Strass dans le numéro des Temps Modernes n° 77, de 1952, p 1572-1590 :”Le père Noël” supplicié” (Internet site de l’université du Québec, UQAC). Sur ce, restons corrects et avec une anticipation audacieuse je souhaite à tous les lecteurs de “joyeuses fêtes d’hiver” ou de “joyeuses fêtes de fin d’année” ou mieux de… joyeuses fêtes. Je note toutefois que pour deux des trois religion du “Livre” ce n’est en rien la fin de l’année. Et pour la Thaïlande il faut attendre un peu… Et sur le Léman ?

  2. Le temps du divan est-il encore d’actualité ? Ce temps est celui du côte à côte. Nous en sommes au face à face. Face à face entre un ministre des finances et de l’industrie et un ministre de la transition énergétique, dans un narratif, irréconciliable, énonçant une exigence contradictoire ce qu’en psychologie on nomme “double bind”. Une situation qui conduit au délire schizophrénique et au déchainement de la violence. L'”exigence contradictoire” se distingue le l'”en-même-tempisme” qui permet des actions successives ou parallèles même opposées ce que que l’exigence contradictoire interdit. D’une part une apologie de la croissance, moteur de l’emploi et de la consommation, le mantra de l’économie, d’autre part une consommation réfléchie, “sobre” désormais érigée en vertu suprême, le mantra de l’écologie et du climat, de la décroissance Ce mantra s’est enrichi à l’occasion du dernier black Friday, il a pris une tournure radicale dans un appel à la renonciation à la consommation de l’inutile voire du superflu (ce qui pourrait se comprendre). Un appel à la vertu héroïque mais pas pour tous. A l’occasion d’une journée annuelle où les prix sont démarqués et rendus plus accessibles cette exhortation pris une allure cynique à l’endroit de ceux qui, faute de revenus suffisants, ne peuvent consommer. Le cynisme ministériel résumant l’état d’esprit de la “France d’en haut” s’est hissé à ses sommets en exhortant les “ploucs”, les “sans-dents” et autres “ceux qui ne sont rien” à s’élever à une vertu héroïque mais subie dans l’humiliation. Pour mieux enfoncer le clou, un nouveau “métier” apparut : “devendeur”, conseiller en déconsommation et coach en frustration et en humiliation, pourvoyeur des divans accessibles aux seuls “bobos”. Allo maman bobo… Notre éditorialiste se souvient de l’épisode des “gilets jaunes” et du rôle du mépris comme moteur de mobilisation sociale. Plus près il y a eu celui des émeutes de juin 2023 qui ont conduit à une autre expression de la “France d’en bas”, une autre “France d’en bas”. Il est intéressant de noter que les “temples” de la consommation furent parmi les cibles de choix, un autre “Black Friday”, anticipé, où il ne fût pas question d’achat. Dans une forme de dépassement de l’économie monétaire on se servit… L’évènement dura plusieurs jours… la France d’en bas pouvait jusqu’à maintenant encore se payer une entrée à 4 euros dans les bals populaires… avec R Werly et avec Sardou allons dans les “bals populaires, “on est là pour boire un coup, on est là pour faire les fous,… et pas payer nos verres, etc.”

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